Partager l'article ! Ogres Niais, vide grenier...: Bonjour Madame, je voudrais, un machino portant béret, une maquilleuse, un premier assistant opérateur et quatre ...

Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal. Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Bonjour Madame, je voudrais, un machino portant béret, une maquilleuse, un premier assistant opérateur et quatre acteurs de qualité ! Ça ressemblait un peu à ça, ces repérages en Béarn. Les parigots qui déboulent et viennent compléter l’équipe pour satisfaire à la politesse due aux subventionneurs. Je n’ai pas l’habitude de me trouver à cette place qui, par endroits, peut créer un certain malaise.
Les repérages, c’était aussi trouver les décors de chaque plan du film. De ce point de vue, ça a été remarquable. Il faut dire que nous avions un repéreur hors pair qui avait fait le plus gros du boulot. C’est assez magique de voir se dessiner un à un les plans. Comme s’ils commençaient à prendre corps. Les choses imaginées dans ma petite tête d’oiseau ont commencé à naître dans la réalité des ruelles des villages d’Ossau. Souvent, les images du réel se collent comme un calque à celles rêvées. D’autres imposent leur réalité enrichissante. Certaines viennent carrément modifier l’imaginaire, le nourrir, l’obligent à inventer encore. C’est une part très enthousiasmante du boulot. La chair qui vient se coller à la géométrie. Le film sera mieux que je l’avais rêvé.
Petit texto de Marie Rivière, ce matin (qui était au jury de Contis) : « tu as une critique de Retour aux sources sur le magazine 3 couleurs de MK2 ! ». C’est à lire ICI . Comme l’auteur met le film parmi ceux que j’ai aimés, je m’en trouve très honoré.
La semaine qui vient s’annonce très chargée. Il y sera question des suites de la préparation d’Ogres Niais, d’une visite de sourcier, d’une rencontre avec une réalisatrice pour une participation à une saga télévisuelle et de mes deux premiers jours de tournage dans les habits du commissaire Beaudrillard.