Mercredi 8 août 2007
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Mercredi 8 août 2007
Onze heures, me voilà arrivé au château de Moulineaux. Tiens, je n’avais pas vu qu’il s’appelait « le château de Robert le Diable ». Sur le parking, un camping-car et une voiture dans laquelle le chauffeur fume, fenêtre ouverte. Je m’avance vers le château. Une grosse chaîne au portail, des grillages partout et une végétation qui ne laisse voir que le sommet d’un rempart et une tour. Sur google Earth, ils ne précisent pas si c’est ouvert.
Je reprends la voiture, m’engageant sur la route forestière qui me conduira peut-être à une autre entrée. Mais en vain. Je reviens donc sur le parking. Toujours le même bonhomme dans sa voiture et ce camping-car. C’est-y pas un lieu de rendez-vous pour chais po qui ?
Téméraire, je m’avance au plus près du château (non visible du parking) et trouve un passage dans la barrière. A en juger par le petit sentier formé dans les herbes folles, je ne suis pas le seul curieux à l’emprunter. En dépassant un roncier, je découvre ce qu’il reste d’une caisse et d’un bâtiment qui a dû accueillir une buvette et un marchand de souvenirs. Tiens, les traces d’un ancien mini golf. Voilà un site qui a dû en brasser, du touriste !
Le petit pont qui conduit à l’entrée du château du diable, en enjambant de profondes douves a des manques de planches. Un petit ruban de rubalise en barre mollement le passage. Je me lance. Je vois bien d’ici que l’entrée et fermée d’une grille verrouillée mais je veux voir au moins dedans. Je n’aurai quand même pas fait 70 kms pour rien !
Pour être franc, je n’en mène pas large sur le pont, prenant soin d’aligner mon pas sur la poutrelle métallique servant d’assise aux planches un brin pourries. Arrivé à la grille, je reconnais bien tous les éléments que j’avais vus sur Google Earth. Allez, demi-tour!
Avant de repartir, je décide de suivre un sentier qui longe les douves et semble même y descendre. La végétation a repris ses aises. Il règne dans ce château de Robert le Diable une drôle d’atmosphère. Contrairement à la plupart de ses frères qui dominent, lui, semble caché, entouré de forêt. J’imagine qu’à l’époque, ils avaient coupé les arbres.
Finalement, à l’arrière du château, un passage semble possible vers un escalier de bois qui grimpe vers un rempart accessible. En effet, non sans glisser un peu, j’arrive à un trou dont les parpaings de rebouchage ont été défoncés. Me voilà dans le château !
Je sors mes baguettes et commence à sonder les profondeurs. Les rivières souterraines que j’avais trouvées sont bien à leur place. Je vérifie quand même avec la photocopie de l’image travaillée et marquée de mes travaux à distance. C’est bien ça !
Manque de pot, la zone que j’avais le plus explorée et dans laquelle j’avais trouvé des souterrains n’est pas accessible. Mais j’avais repéré des cavités ailleurs. Et voilà ! L’entrée d’un souterrain. Je ne vais descendre que quelques marches. Je n’ai pas de lumière et je ne me sens pas très à l’aise, tout seul dans ce lieu dans lequel, vu le nom, la jeunesse percée de noir a dû venir quelques fois venir pratiquer quelques cultes sataniques sponsorisés par Heinekhen.
Je profite néanmoins de l’aubaine pour m’entraîner à mesure la profondeur. Après tout, c’est pour ça que je viens, en vue de la future ouverture des souterrains du château lyonnais (pour ceux qui ont suivi). Je voulais m’entraîner en présence physique de vrais souterrains. Le fait qu’ils soient en plus accessibles permet les vérifications.
J’avoue que, cette petite gymnastique réalisée, je n’ai pas demandé mon reste. J’ai juste pris le temps de vérifier dans les douves si je retrouvais la présence des souterrains que j’avais trouvé sur plan. A priori, oui, mais je n’ai pas pu creuser pour vous en donner la preuve.
J’avais aussi repéré un château du côté de Dieppe, à Arques-la-Bataille. Sur G-E, l’image n’était pas nette sur ce lieu. J’avais donc renoncé à y faire une recherche mais j’avais pu voir que le site était imposant et accessible. J’y vais !
Arrivé là-bas, je suis impressionné par la ruine. Bel édifice ! Hélas, comme beaucoup de vieux châteaux, la commune n’ayant pas les moyens d’entretenir une restauration répondant aux normes de sécurité (pfff, la sécurité !), il est fermé et laissé à l’abandon. Mais le site est suffisamment grand et majestueux pour que je me promène autour, parmi quelques touristes frustrés. Discrètement, je joue de la baguette.
Mon tenseur (baguette horizontale) m’indique que la zone herbeuse qui dévale des remparts aux douves et un véritable gruyère. Il y a plein de cavités. Et me voilà descendant, grimpant, fouinant, jusqu’à ce que je tombe sur un petit accès bien caché. Il s’agit bien d’un souterrain. J’ai tout juste la place de m’y glisser en accrochant ma veste aux grilles sciées.
Et me voilà parti dans un labyrinthe de galerie taillées dans le roc à la lueur de mon téléphone portable (photo au-dessus). L’une d’elles se termine par un escalier que j’emprunte jusqu’à ce que je me casse le nez sur une porte qui a dû être rebouchée il y a plusieurs siècles. C’est de grosses pierres qui ont été jetées là. Pas de trace de ciment.
Bon mais je n’allais pas risquer non plus me perdre dans ces couloirs que mon portable éclairait à coups de 4 secondes de flash. Je repartais, déjà bien heureux de mon « aventure ». Comme un gamin. Sauf que, gamin, on a jamais le courage de s’aventurer seul. Enfin, moi.
En achevant mon tour du propriétaire, après avoir conversé avec un vieux monsieur qui m’expliqua que les normands n’étaient que des vikings (j’ai fait celui qui l’apprenait), j’ai rencontré un autre monsieur qui était radiesthésiste magnétiseur. On a papoté. Il m’a proposé de l’accompagner un de ces quatre sur un site archéologique en cours de fouilles. Hé bé, d’accord !
Bon mais c’est pas tout, il faut que je bosse mon texte pour demain !
En prime, une petite vidéo "d'explications façon tournesol"
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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