Samedi 4 août 2007
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Samedi 4 août 2007
Première semaine terminée. En dehors des sabots qui sont chiants à porter, tout se passe au mieux sur le Maupassant. C’est un univers qui me convient parfaitement. Quand j’ai vu que la première série passait, je m’étais dit que j’aurais bien aimé tourner là-dedans. Voilà que ça se réalise. Cette année 2007 aura été au-delà de mes espérances.
En 2006, j’avais été comblé par Indigènes. Pris sur casting sans que le réalisateur me connaisse, couronné par un jury professionnel international, j’ai acquis une légitimité inespérée. Mais ça a été aussi la confrontation avec le monde du cinéma dans ce qu’il a de plus dur, avec les médias, la presse, la « profession ». J’ai pris conscience, en constatant que mes collègues n’avaient pas vu le film (90% d’entre eux), devant la fulgurance de l’oubli des médias, en découvrant les jalousies malveillantes, que rien n’était acquis et que, sur l’échelle française qui mène à l’assurance tranquille du travail et des choix, je n’avais gravi qu’un ou deux barreaux. Pour être franc, je craignais même d’avoir un trou d’activité. Mais finalement, tout s’est passé au mieux malgré un effet « Indigènes » beaucoup plus restreint qu’on aurait pu le penser.
Il faut maintenant continuer à travailler, y compris hors des plateaux, tracer ma route, pas à pas, avec l’énergie du coureur de fond. C’est ce qui me convient le mieux. Je ne crois pas aux vertus d’un catapultage brutal dans des sphères trop élevées.
Paris au mois d’août n’est pas un mythe. Il fait beau, c’est animé mais il n’y a personne. On trouve des places en terrasse dans une atmosphère balnéaire. Pourquoi se ruer sur les plages surpeuplées ?
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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