Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 00:49
Vendredi 6 juillet 2007
Une heure du mat. Désolé Jacques, mais je vais devoir donner une mauvaise image de moi. Mea Culpa ! Mais comme je veux témoigner du boulot, il faut que je raconte.

Tous les acteurs, je dis bien Tous, vivent ce qu’on appelle "un grand moment de solitude". Une de ces situations qui vous collent la honte. Ça m’est arrivé aujourd’hui. J’avais deux répliques à dire, un peu longues, certes mais deux malheureuses répliques. Il m’a fallu 14 prises pour en obtenir une de valable. Si, si.

Pour le réalisateur qui a fait preuve d’une grande patience et n’a cessé de me témoigner son amitié, c’est parce que je n’avais pas appris mon texte. Pfff mais je l’ai appris, mon texte! J’ai dû y passer 300 fois plus de temps que sur les tartines de PJ que j’avais ingurgitées au pied levé. Et pour deux répliques, là !

Les acteurs et leur texte... D’où viennent ces blocages soudains et irrépressibles ? Je n’en sais rien. En tout cas, j’ai eu très vite la bouche sèche, j’étais à deux doigts d’être pris de tremblements. La panique, quoi.


Bon, à décharge, j’avais été convoqué à 16 heures et on a commencé à envisager de tourner ma scène à 20h45 alors que la journée se terminait officiellement à 20h30. L’attente, la peur de retarder encore davantage…

En tout cas, j'avais eu le temps de me refaire le texte dans tous les sens, à vitesse variable, neutre, interprété, toutataché... la méthode n'était visiblement pas top.

Mais je veux terminer sur une note grave : je ne me drogue pas. Parce que la came isole de force. Hé hé hé hé
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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