Mercredi 9 mai 2007
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Mercredi 9 mai 2007
Allez, on ne va pas faire de ce blog, un blog politique ! Pourtant, le petit Nicolas, le briseur de tabou fait tout pour éveiller notre conscience politique.
En faisant les choix symboliques dont je parlais hier, on peut voir dans le faste de pacotille affiché par les vacances de Nicolas une nouvelle affirmation de sa volonté de briser les tabous. Pourquoi serait-il honteux de profiter du luxe ? Ne vient-il pas nous signifier qu’il faut en finir avec ces culpabilisations qui nous pourrissent la vie ? Ne doit-on pas voir un message d’espoir ? Et si les pauvres rêvaient aussi à ce luxe ? N’est-il pas important, justement de faire naître les rêves ?
À en juger par le succès de la presse pipole, ne peut-on pas imaginer qu’il est dans le vrai ? Les voyagistes discount ne travaillent-ils pas à proposer des imitations de palaces en bord de mer dans lesquels les gens vont prendre 5 kg en se battant dans les buffets à volonté ?
Hé oui, Sarkosy bouscule les préjugés et nous met face à des réalités pas toujours nobles mais indéniables.
Le seule donnée qui semble négligée par le petit homme, c’est qu’il est en France. On se souvient du faste décomplexé d’anciennes monarchies. Le Clergé lui-même se logeait dans des lieux plus apparentés à des châteaux luxueux qu’à d’austères monastères. Mais dès qu’il y a eu un décalage trop important entre ces images de la richesse matérielle et la misère du peuple, quand la bourgeoisie rêvait d’accéder au pouvoir sans avoir les moyens de s’en offrir les signes extérieurs de richesse, la révolution a éclaté. Avec elle, tous ces symboles ont été mis à sac, souvent détruits. Quel gâchis, cette belle architecture saccagée. Les signes extérieurs de richesse sont les premières cibles de la révolte (à la place du Fouquet’s, j’aurais évité cette invitation…).
Bon, vous me direz… moi-même, dans le cinoche, je me suis retrouvé au Fouquet’s, logé au Martinez, trimballé en limousine, j’ai bouffé du homard sur un yacht de milliardaire au large de la baie de San-Francisco. Mais tout ce luxe, je ne me le suis pas payé. Je l’ai toujours vécu comme une parenthèse (toute petite), dans le cadre d’un rituel dont j’étais moi-même un objet. Mes goûts personnels, même si j’accédais à la richesse, ne me précipiteraient pas dans ce luxe-là. Je le trouve vulgaire. On s’ennuie dans les palaces si l’on n’est pas fan de fitness, hammam, piscine, apéros avec des personnalités de magazines.
Allez, en attendant, j’ai mes papiers à ranger et rendez-vous pour une pos-synchro des premiers épisodes de Mystère. La vie continue.
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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