Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 01:44
Vendredi 9 févier 2007
Pas de réseau ! C’est pour ça que Renaud n’a pas pu me prévenir que le spectacle allait commencer. C’est quand j’ai entendu la première bande son du spectacle que j’ai bondi de la loge pour me jeter sur le plateau. Drôle d’impression de commencer le spectacle bizarrement concentré, sans la relation avec les spectateurs. Il a fallu un second incident (oubli d’un accessoire) pour que je rentre réellement en communion avec le public. Et après, ça a été du bonheur.

Encore l’occasion de croiser de vieilles connaissances qui me plongeaient dans mon passé : des collègues de quand je bossais dans la mutuelle (de 20 à 24 ans) qui n’avaient pas changé alors qu’elles sont aujourd’hui à la retraite, Jean-Pierre avec qui nous avions fondé Radio Sauvagine (la belle époque des radios libres), Samuel (un de nos commentateurs du blog) et bien d’autres encore.

Hier après-midi, j’ai reçu un coup de fil d’une dame qui a longtemps été attachée de presse. Elle a beaucoup aimé le spectacle mais voulait me parler du traitement de la presse. Selon elle, il faut que j’arrête de me laisser positionner ou de me positionner moi-même, en loser sans contrat à qui il arrive un truc extraordinaire. C’est une communication négative. Pas tout à fait fausse, cette analyse ! C’est une partie de mon spectacle que cette dame exprime dans sa remarque.

Se définir loser, c'est vouloir le rester. Mais ne nous perdons pas dans le personnage qu'on a inventé, inspiré de soi.

« Enfin disponible » aurait-il des vertus thérapeutiques ?
La schizophrénie du dispositif scénique, accentuée par le regard de Renaud qui m'a poussé à puiser encore plus loin dans l'écriture, ont réussi à ébranler en moi quelques certitudes. En tout cas, ce spectacle m'interroge. Et j'espère qu'il questionne autant les spectateurs.

Oui, alors là, j'ai taillé, taillé dans le texte. Quand on écrit tard, le soir, il faut remettre la publication au lendemain...

Mais revenons au concret ! A propos de Cendrillon, je n'irai pas au grand bal d'Hollywood. La production me paye le billet mais je n'aurai pas d'accréditation pour entrer dans la salle, pas plus pour accéder au tapis rouge avec les copains. Tout juste une petite place de remplaçant sur le plateau de Canal + qui y sera. Dans ces conditions, ma place n'est pas là-bas et je n'irai pas (ceux qui ont vu le spectacle comprendront bien).

Pour les César, si j'ai une invitation officielle, même n'étant pas nominé personnellement, j'irai avec plaisir. Sinon, je n'aurai aucun regret de ne pas y assiter. On n'est jamais plus mal que quand on s'impose sans être invité.

Le 15, par exemple, je suis invité avec l'équipe d'Indigènes à un déjeuner au Ministère de la Culture. Là, j'irai. Sûr.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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