Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 22:35
Dimanche 14 janvier 2007
Une journée de répétition supplémentaire. Dans six jours il faut qu’on soit prêts. Jeudi, on fait une répétition publique. Pour l’instant on a semble-t-il la matière d’une heure de spectacle. Nous sommes à un moment où tout est là. Il ne manque plus qu'à l’âme du spectacle d'entrer en scène. On n'y est pas encore. C’est la phase la plus fragile. Comme ce n’est pas vraiment investi dans le jeu, seule la structure apparaît. Et ça n’est pas chaud, une structure, pas vivant. Mercredi, il me semble qu’on saura comment « enfin disponible » tient le route.

Demain, on tourne deux séquences vidéo (dont une pour laquelle je dois finaliser l’écriture ce soir). Une des scènes que j’avais écrites s’avère loin d’être parfaite. Mais je me la garde pour demain soir ! On peut pas bosser jour et nuit, non plus !

A part ça, je fume trop. Beaucoup trop.

Ce soir, j’ai bouffé dans un restau où j’avais déjà mangé une autre fois (pas celui dont j’avais parlé). J’avais été déçu par le dessert. Un des ingrédients annoncé, une quenelle de mange, avait été remplacé par une boule de glace citron qui ne convenait pas du tout à l’ananas déjà acide qui constituait la base. Je n’avais pas osé me plaindre. Cette fois, je me suis tenu à un plat classique pas fameux, ma foi.

Quand la serveuse est venue me demander si j’étais content, avec son sourire le plus commercial, j’ai dit oui.

Ça n’a pas été le cas de mon voisin quand elle lui a posé la même question. Non, je ne suis pas du tout content. Il faudra que j’explique à votre cuisinier comment faire cuire le foie gras ! Je vais lui dire de ce pas, répond la serveuse gênée.

Le chef se pointe et dit au monsieur que son foie gras et très apprécié du patron et du gérant et que, s’il l’envoie en salle, c’est qu’il est parfaitement cuit. Excusez-moi Monsieur et merci pour la leçon, répond le client pas content mais qui reste d’un calme olympien. Le chef parti, notre client courageux demande à la serveuse s’il peut parler au patron. Il n’est pas là. C’est le gérant qui vient.

Écoutez Monsieur, pour la cuisson, je peux comprendre mais que votre chef vienne me faire la leçon, je trouve que c’est beaucoup trop. Ne dites rien, je ne demande qu’un chose : l’addition, immédiatement !

Moi, je dis que c’est beau ! Avec une belle veulerie, je suis parti sans laisser de pourboire.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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