Mardi 19 septembre 2006 2 19 /09 /Sep /2006 17:26

Sympathie : Penchant naturel, spontané, qui porte deux personnes l’une vers l’autre. Sentiment de bienveillance.

Avec les journalistes ou dans les débats, en spectacle, en tournage, je parviens à m’exprimer si je ressens ce sentiment réciproque. Hé oui, j’aimerais pouvoir être indépendant de critères affectifs, savoir imposer mes points de vue ou mes silences, quelques soient les personnes qui me font face, en toutes circonstances. Mais j’en suis tellement loin… Et puis je n’aime pas imposer. C’est pas sympa d’imposer !

 

Où je veux en venir ? Hé bien, Daphné Roulier m’a manifesté une telle sympathie immédiate, que j’ai pris toute la place qu’elle me donnait dans son émission, aux côtés de mes camarades. Je parlais correctement, intelligiblement, avec humour et fermeté. Le mec à l’aise, quoi !

Autant vous dire que ça n’a pas été vraiment le cas dans « Jour de fête » ou chez Ardisson hier soir. D’un naturel parano, si je ne sens pas un faible capital de sympathie, j’ai l’impression de déranger, d’être en trop, que chacun de mes mots tombe à plat, qu’on me regarde comme un extraterrestre. Et je suis mauvais, absent.

Avec l’expérience fascinante de cette sortie d’Indigènes, je réalise que, comme mes camarades acteurs, je suis victime et complice de la dictature du sympathique…

Au bout du compte, je ne suis pas sûr que la sympathie soit si naturelle. Pas certain qu’elle résiste au temps. Vous n’avez pas remarqué que vous ne faites que les croiser les gens hyper sympas ? Ce sont les moins disponibles qui soient ! Ils savent bien qu’ils ont intérêt de ne faire que passer.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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