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Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal. Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Lundi 24 juillet 2006
Quand on est dans le tourbillon, dans les activités qui s’enchaînent, on n’a que le loisirs de se conformer aux emplois du temps. Pas de questions. Juste organiser sa disponibilité aux autres.
Quand surviennent les périodes inactives, les premiers temps génèrent une espèce de panique générale, une angoisse sourde. Votre être qui s’était donné tout entier au désir des autres se trouve abandonné à lui-même. Un lui-même oublié, qui ne s’exprimait qu’à travers l’action, les déplacements, dans l’ajustement et la confrontation à des règles fixées par d’autres. Dès lors, survient l’impérieuse nécessité de se fixer des emplois du temps qui ne dépendent plus que de soi, trouver des occupations.
Une fois passé ce temps d’adaptation anxiogène, vient le temps où l’on se retrouve et où l’on (se) reconstruit. Je crois avoir décrit ce phénomène dans les débuts du journal, en 2004. Au moment où je n’avais plus rien, où j’avais toutes les raisons de m’inquiéter, j’avais repris sereinement, tranquillement, ma vie en main. Ça avait commencé à l’époque par la reprise du sport et la mise en route d’un régime alimentaire destiné à me remettre en forme, dans tous les sens du terme.
Objectivement, j’étais pourtant dans une situation catastrophique. Du coup, aux yeux des autres, ma sérénité passait pour du mal-être. Parce que quand « tout va mal », il faut être mal. Hé bé non ! Il faut être bien pour que tout aille bien !
Hé bien là, toute proportion gardée, c’est un peu la même chose. Je retrouve une relation tranquille avec le temps qui passe. Je fais ce que j’ai à faire en temps et en heure (sans repousser comme on a tendance à le faire quand on a un emploi du temps chargé ou par incapacité quand on est dans la peur de l’inactivité), je m’accorde du temps pour lire, flâner, m’instruire, rencontrer, selon mes envies. Cela donne une grisante sensation de liberté. C’est ce qu’on appelle je crois des vacances. Sauf que pour ma part, je ne décide pas de mes vacances… Les artistes disent qu’ils « se ressourcent » ! Bon mais, tout ça ne va pas durer. Profitons-en !
Tiens, ce matin, je suis donc allé saluer Guy Gauthier qui tournait un bout de la Grande Vadrouille gare de Lyon. On ne se connaissait qu'à travers le blog. Le tournage avait quelque chose de bricolé mais de très sympathique. Comme G.G!
Ce soir, apéro avec un copain qui réalise du Louis La Brocante et veut me proposer un rôle dans le prochain. Demain, casting. Le 2 août, départ pour trois jours à Locarno pour Indigènes. Les Autres reviennent au galop !