Partager l'article ! Leçon de cinéma: Mardi 11 juillet 2006 Enfin, je devrais dire lundi soir tard… J’ai compris pourquoi je tardais à faire les ...

Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal. Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Mardi 11 juillet 2006
Enfin, je devrais dire lundi soir tard…
J’ai compris pourquoi je tardais à faire les cartons : c’est pénible.
Ce matin, coup de fil d’un figurant avec qui j’avais sympathisé. Il jouait la doublure de Berry dans Mesrine et je l’avais recroisé sur PJ. Là, il allait passer un casting pour une pub et me demandait conseil pour jouer les deux phrases qu’il avait à dire. Il est vrai que je l’avais encouragé à faire l’acteur. Il a une gueule incroyable. Mais là, quand même… comme si le fait d’avoir un prix d’interprétation…
Pour ma part, je viens de prendre un cours de cinéma et d’interprétation avec Les deux orphelines (1921) de Griffith (qui se joue actuellement au MK2 quai de Seine). Parler de modernité peut sembler pompeux et pourtant… Du souffle, une incroyable liberté, du suspense, de l’humour, de la légèreté, de l’intelligence et des acteurs qui nous ressemblent, qui bougent comme nous, quatre-vingts ans plus tôt. C’est troublant. Et que dire de l’écriture et de la mise en scène qui, bien que datées en plein d’endroits, n’ont rien à envier à notre jeune cinéma. J’avais eu la même impression avec Lubitsch ou Keaton. Mais je suis un piètre cinéphile…
Après deux heures en noir et blanc, les couleurs du MK2 d’en face semblent exagérées. La tête, elle, est joyeuse et la pénibilité des cartons s’est envolée au moins jusqu’à demain.