Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /Juil /2006 18:07

Dimanche 2 juillet 2006

Je suis allé voir Meurtrières parce que le cinéma est climatisé et pour voir une comédienne avec qui je vais jouer dans le film de Philippe Ramos. Malaise. Je ne comprends pas ce qui préside à un tel film. Quelle nécessité de tourner cette histoire ? Deux nanas à la dérive avec des dialogues qui les ramènent au degré zéro de l’humanité. Et puis une musique Rock pour donner une fausse profondeur, une gravité factice. Des séquences d’impro qui ressemblent à de l’impro, histoire de tenter de capter une once de « vérité ».

Deux poupées poussées au meurtre par la connerie des gens qu’elles rencontrent. Je ne comprends pas. Qu’est-ce qu’il veut nous raconter, Grand-Perret ? Si elles sont « normales », l’explication du meurtre pourrait se résumer à la séquence en question (3 minutes de film). Aucune séquence qui précède ne peut justifier qu’elles en arrivent à commettre ce geste. Si elles sont malades (elles se rencontrent en HP), cette histoire ne m’intéresse absolument pas parce que je ne peux m’identifier à aucun personnage. La psychologie au cinéma m’ennuie profondément. Quant à la gravité, elle est trop souvent une simple posture narcissique de réalisateur.

Sinon, elles sont jolies, ces filles, et il prend plaisir à les filmer… Mouais. Ça ne me suffit pas ! Comment je casse, moi… Je ne suis qu’un spectateur. Mon avis ne vaut pas grand-chose. Et je suis sans doute mal luné. Vive le cinéma !

 

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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