Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 17:02
Jeudi 2 avril 2009
Premier jour de tournage dans un château, par beau temps, avec une séquence sans texte. C’est ce qui s’appelle commencer en douceur. Le grande question était de savoir ce que produisait ma gueule cassée en costume. Ça marche à fond. Vraiment un allier de jeu. Tu n’as plus qu’à travailler à l’intérieur car le masque travaille pour toi. Il suffit d’un port de tête un peu coincé, une mâchoire pas bien en place et le personnage est là, avec sa souffrance. Pas la peine d’en rajouter.

C’était la fin du film. Mais rassurez-vous, la prochaine fois, on fait le début et, les fois d’après, le milieu, le plus gros.

C’est toujours un grand plaisir de travailler sous la direction d’Olivier. Il met en scène, prend parti, ose et, pompom sur la cerise (comme dirait une copine), il travaille des plans séquences. Ça veut dire, pas de découpage, un seul plan en mouvement où tout s’organise pour que les actions soient visibles quand il le faut. Un régal pour le jeu d’acteur qui reste collectif, avec les autres et la situation. Tout le monde est forcément à fond. On en connaît tellement qui attendent leur gros plan pour jouer. Et quand tu es en face, tu regrettes que ton partenaire n’ait pas donné autant quand c’était sur toi.

Bref, il fait toujours beau et avec ma gueule, je n'ai jamais été autant pris en photo. De quoi repenser la chirurgie esthétique...

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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