Vendredi 27 mars 2009
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Vendredi 27 mars 2009
Ce fût le dernier jour de Sister Welsh. Ou plutôt de Henry dans Sister Welsh. Il y a des films où l’on fait une toute petite participation qui vous ravit. D’autres que l’on refuse sur des critères
qui n’ont rien à voir avec le nombre potentiel d’entrées…
Attention, je vais me la péter un peu : tout à l’heure, au Monoprix, une cliente m’aborde. Vous êtes bien l’acteur Bernard Blancan ? Oh putain. C’est la première fois qu’on me la fait, celle-là.
Elle connaît mon nom et visiblement ne bosse pas dans le cinéma.
Je rentre chez moi en essayant de calmer ma joie. Mais, manque de bol, j’ouvre mon courrier et je tombe sur une lettre d’un fan allemand qui me demande de lui renvoyer deux photos signées. Mes
chevilles se mettent à enfler. Ma tête s’est tellement élargie qu’il me faut forcer pour franchir la porte. Je fais immédiatement couler un bain d’eau froide et y plonge tout habillé. Rien n’y
fait, tête et chevilles continuent leur inquiétante expansion.
C’est au moment où tout semble désespéré, que me tête touche déjà les deux murs qui se font face, que j’ai une idée de génie : je pense au tournage. À la fête de début de tournage, j’avais croisé
une tête que je connaissais (je n’arrive jamais à coller les prénoms). Bonjour, on se connaît, on a déjà tourné ensemble. Elle me dit que non. Elle est maquilleuse et n’a aucun souvenir d’avoir
bossé avec moi. Pour ma part, je suis sûr de l’avoir croisée sur un plateau de tournage. Ce n’est qu’au deuxième jour qu’on a retrouvé dans quoi on avait travaillé ensemble :
Indigènes…
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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