Samedi 20 mai 2006
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Samedi 20 mai 2006
Force est de constater que la perspective d’être à Cannes, en compétition, avec un film comme Indigènes, très attendu, tant par son sujet que par son casting et sa réalisation, avec le second rôle principal (d’un point de vue de la notoriété) ou l’un des rôles principaux si l’on se réfère strictement au film, hé bien, on a beau faire comme si ça n’était pas grand chose, c’est une source de stress incroyable. Je n’imaginais même pas. Mon fils aîné qui vient de passer trois jours ici a eu tout le loisir de s’en rendre compte.
Ce stress-là, je l’avais déjà connu, peut-être dans une moindre mesure, juste avant le tournage d’Indigènes, justement. La responsabilité d’endosser ce rôle, dans ce projet, me semblait tellement énorme !
« T’es tout bronzé, tu étais en vacances ? » C’est ce qu’on me demande souvent. Non, non, si je suis bronzé, c’est qu’à la moindre occasion, je marche pour me détendre !
Une fois là-bas, ça sera différent. A peine arrivé, je serai avec l’équipe des stressés et, dès les lendemain, ça sera fait. On n’aura plus qu’à se laisser aller, se détendre, s’amuser, profiter des fêtes, hôtel de luxe, rencontrer, voir. L’autre côté de la médaille. Mais en attendant…
Hier, je suis allé faire des photos autour du Bassin de La Villette. J’ai photographié les joueurs de pétanque, la vieille dame et son chien, les vieux asiatiques qui jouent au tennis de table, d’autres, occupés à un jeu inconnu, sur un banc, autour d’une sorte d’échiquier… Des gens qui passent leur temps, quoi ! Et aujourd’hui, il pleut. Je vais aller à la piscine ?
Je vous vois venir. « Hé, l’aut’, il va à Cannes et il trouve encore le moyen de pleurnicher ! » Allez, faites un effort, vous comprenez, quand même !?
Il faut re – la – ti – vi – ser ! Tout ça, le mois prochain, tout le monde l’aura oublié. Je serai dans mon Scopitone, il y aura Roland Garros et la Coupe du Monde.
Heureusement que je ne joue pas au foot !