Mercredi 19 avril 2006 3 19 /04 /Avr /2006 09:35
Mercredi 19 avril 2006
Je faisais part, les jours passés d’une « affaire » de conflit de tournage sur laquelle j’avais reçu des mails. Plus exactement des newsletters.

J’avoue que cette histoire m’ennuyait un peu. On n’avait que le point de vue des contestataires, les noms et prénoms des accusés étaient donnés et ces « infos » envoyées à des gens qui n’avaient rien demandé. Ça peut très vite s’apparenter à de la délation ou au moins de la diffamation.

Il m’est arrivé de relater, dans les colonnes de ce journal, certains comportements dont j’étais victime, de dénoncer des pratiques mais avec quelques règles déontologiques :
- je ne mets pas les noms,
- je dis ce que j’ai à dire à la personne avant de faire un article et puis…
 - vient sur mon site qui veut. Il ne me viendrait pas à l’idée d’envoyer ça à qui que ce soit.

Donc, pas content de recevoir ce genre de truc, même s’il pose des questions intéressantes. Et puis, ce matin, voilà que Mr Newsletter m’envoie la réponse du réalisateur mis en accusation. Et là, ça fait très mal. J’ai rarement lu quelque chose d’aussi violent, méchant et méprisant… je vous laisse juge :

« Monsieur, J’ai sincèrement été désolé d’apprendre que vous renonciez à votre rôle sur mon film. Mais je respecte votre choix.

Je vais vous faire un aveu : votre décision m’a mis dans l’embarras pendant un certain temps. En effet, le temps d’ouvrir mon dossier « figuration » d’y trouver quelqu’un de votre niveau, avec le même talent, de vérifier s’il était libre, j’ai bien perdu, allez, je ne veux pas vous culpabiliser, trois minutes en tout et pour tout.

Comme nous n’allons pas nous revoir, je vous prie de bien noter pour votre CV que vous avez occupé sur mon film, le rôle du «Journaliste 3-Marches Palais Bordeaux-2 ». C’est ainsi que vous êtes classé dans mon dépouillement, parmi les 50 autres silhouettes parlantes. Je sais, dans un CV, ce n’est pas terrible, mais je ne peux pas vous offrir mieux. (…/…)

Le Lundi 10 Avril, je vous ai senti tendu, inquiet. (…/…)Toujours est-il que votre tension a quand même un peu affecté votre prestation.(…/…) Mais je pense que cela ne devrait pas trop vous nuire car vous passez très vite, et à moins d’être extrêmement vigilant, il est pratiquement impossible de vous voir, donc de vous reconnaître. Ouf ! J’en suis content pour vous. Cela m’aurait vraiment gêné que pour une fois que vous aviez une phrase à dire, on puisse imaginer que votre talent était inversement proportionnel à votre ego, et que toute votre vie, vous ne seriez qu’un tout petit figurant anonyme. »
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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