Mercredi 5 novembre 2008
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Mercredi 5 novembre 2008
Je vais enfoncer des portes ouvertes, balancer des lieux communs mais je ne peux m’en empêcher.
Se réveiller en apprenant la victoire d’Obama, ça me met plus qu’en joie. J’ai bien fait de croire en l’humanité, de garder espoir. Cette victoire, c’est la confirmation de tout ce que j’avais pu
percevoir dans les avant-premières d’Indigènes (que mes amis blancs ne sont pas allés voir). Cet élan d’espoir. Cette soif d’en finir avec ces réflexes communautaires.
Hier, en buvant un café avant ma prospection sourcière, j’observais des ouvriers en combinaisons vertes qui refaisaient le parking de la gare. Huit sur dix étaient avaient la peau noire. Je ne vous
raconte pas la fierté qui se lisait dans ceux que je croisais ce matin dans les rues de Paris (même les contractuels avec leurs papillons à la main).
Hé bien, cette fierté, je la partage.
Au-delà de ça, l’Amérique a préféré un mec jeune et intelligent avec un regard sur le monde à un papi du vieux capitalisme. Et dans les circonstances, c’était pas évident…
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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