Mercredi 1 octobre 2008
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Mercredi 1er octobre 2008
Demain, j’essaie un costume pour le Chabrol et j’ai un rendez-vous pour un téléfilm.
Pour ce qui est du téléfilm, j’ai déjà tourné avec son réalisateur (je ne parle pas de Chabrol). Et ça s’est hyper mal passé. Pas avec lui, non, mais avec l’acteur qui devait jouer avec moi. Je ne
suis pas certain d’avoir raconté l’histoire ici. À chaud, ça fait un peu délation. Mais la voici :
Je venais pour un tout petit rôle. C’était avant Indigènes. J’étais donc encore moins connu que maintenant. Considéré d’entrée de jeu comme un acteur qui vient faire un cacheton (je parle du regard
des autres). Dans la scène que j’avais à jouer, un acteur connu entrait dans le bar et j’avais un bout de dialogue avec lui. Pas grand-chose. Juste une petite inquiétude sur sa santé ou son air
inquiet. J’étais sensé être le patron du bistrot que le personnage interprété par l’acteur connu fréquentait régulièrement. Ce qui impliquait un minimum de connivence.
Mon acteur connu qui est assez joueur (j’ai retourné avec lui depuis) a décidé de me pourrir la scène. Il entrait et passait à côté de moi à toute vitesse, sans jeter un seul regard sur ma petite
personne. De sorte que je n’avais aucun appui de jeu possible. J’étais transformé en diseur de réplique parce qu’elle est écrite.
La politesse de l’acteur connu aurait consisté à venir me voir avant le prise et me dire qu’il pensait que c’était mieux qu’il joue comme ça. J’aurais pu alors avoir un semblant d’appui et jouer la
situation. Mais non. Ça m’a juste rendu malade. Je veux dire, physiquement malade. Je suis rentré chez moi en titubant, pris de vertiges et d’angoisse.
C’est la première chose que je vais raconter demain au réalisateur avant de commencer à parler du film.
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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