Mode d'emploi : J'écris au jour-le-jour, à la première personne, depuis 2004, pour témoigner d'une vie d'acteur sur le long terme, m'obliger à ne pas oublier, le parcours, l'écriture, tisser un
lien avec des lecteurs grâce aux commentaires. C'est imparfait, parfois inutile, souvent à côté. On verra bien.
Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal.
Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Lundi 29 septembre 2008
Aujourd’hui, avec mon 4X4, j’ai écrasé un cochon à pois rose et un ours brun. Il n’y a pas à dire, le pare-buffle, c’est utile !
Bon, je préviens les lecteurs belges que c’est dans la fiction que ça m’est arrivé ( !).
Demain, nous serons au match de rugby. Hé oui, le Sud-Ouest, c’est ça aussi…
J’ai terminé mes scènes les plus bavardes. Ce qui reste est dans les situations et ça ne me fait pas peur. Je suis très très content de mon Bouzigue. Hé oui, il peut m’arriver être content de
moi, de temps en temps ! En tout cas, qu’il vous plaise ou non, j’assume tout (ce qui au fond est assez rare) !
Cela me conduit à glisser deux mots à propos du blog, comme je le fais de temps à autres. Non, je ne dis pas tout. Oui, parfois je suis malheureux, je me rends compte que je tourne une merde (ce
qui ne se devine pas toujours au scénario). Et dans ce cas, évidemment, je ne peux pas le dire. Pas question de cracher dans la soupe.
Mais je sais que les lecteurs les plus malins savent lire entre les lignes et interprètent les silences à la perfection. Donc, là, No Pasaran, pas de réserve. Un régal. Ok, dans un registre de
comédie rurale qui ne se prend pas au sérieux. Et alors ? Comme acteur, je peux me régaler sur des projets presque conceptuels, « sérieux », graves, historiques autant que sur des choses plus
légères. Ces dernières, reléguées au rang du divertissement populaire (gros mot chez certains) racontent souvent bien plus de choses que des œuvres se voulant profondes.
Je ne dis pas ça pour opposer les genres, pour faire mon populiste démago, pour m’excuser de me fendre la gueule en tournant une comédie populaire. Non. Le chiant n’a pas de frontière
intellectuelle. Le plaisir non plus.