Lundi 25 août 2008
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Lundi 25 août 2008
Qui nous transporte ? Géraldine ou Éva ? C’est Éva ! Merde, elle conduit super mal. Elle est speed comme c’est pas permis.
Je prends le commentaire comme une vision de macho et embarque dans la voiture d’Éva, en prenant soin, néanmoins de monter à l’arrière, côté chauffeur. Dès la première manœuvre, je comprends de
quoi il voulait parler en disant qu’elle était speed.
La route qui conduit au décors et une petite route de montagne, pleine de lacets. De ma place, je peux voir le compteur. Ce qu’il affiche ne me rassure pas mais la jeune femme semble sûre d’elle.
Après tout, elle a le droit d’avoir une conduite nerveuse ! Mais mon amusement laisse place à une réelle inquiétude quand un virage en épingle à cheveux voit notre voiture froler le bord dans
un désordre évident. Visiblement, elle ne maîtrise pas vraiment. Pourquoi ne pas ralentir si elle n’est pas sûre d’elle ? Je n’en sais rien. Un peu plus loin, dans la traversée d’un village qui
interdit tout croisement, elle s’engage fermement et rapidement alors qu’un véhicule nous fait face en montée. Heu… dans le code de la route il est précisé que ceux qui montent ont la priorité…
Bien obligée de s’arrêter devant la voiture qui ne lâchera rien de son bon droit, voilà notre Éva lancée dans une marche arrière. Et là, force est de constater qu’elle n’est pas foutue de retrouver
la droite de la route. Heureusement, la conductrice d’en face est une habituée du coin et nous parvenons à nous extirper de cette difficulté.
Ouf, nous regagnions une départementale, bien droite ! Mais tout danger ne semble pas être définitivement écarté car Éva se lance dans un dépassement. Allez Titine ! La voiture a du mal a être plus
rapide que celle que nous tentons de dépasse. Face à nous, une voiture et un camion qui se rapprochent inexorablement. Au point limite, Éva n’a d’autre choix que de faire une queue-de-poisson à la
golf qu’elle dépassait avec peine.
Je ne conduis jamais à Paris. Que sur les tournages. Là, ça faisait huit ans que je n’avais pas pris le volant mais, rassurez-vous, j’ai pris dix heures de cours de conduite avant de partir… Mais
je n’ai jamais eu d’accident, nous dit-elle, toute fière.
Ce n’est pas une légende. Éva conduit comme un pied. Elle est dangereuse, même.
Ce matin, j’ai tourné. Je ponce en gros plan. Je ponce, donc j’essuie.
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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