Mode d'emploi : J'écris au jour-le-jour, à la première personne, depuis 2004, pour témoigner d'une vie d'acteur sur le long terme, m'obliger à ne pas oublier, le parcours, l'écriture, tisser un
lien avec des lecteurs grâce aux commentaires. C'est imparfait, parfois inutile, souvent à côté. On verra bien.
Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal.
Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Dimanche 3 août 2008
Me voici reconnecté à la civilisation !
Comment vous faire un résumé de la semaine passée et pourquoi, puisque j’étais en vacances ? Hé bien, même en vacances, c’est boulot. Hé oui, coup de fil lundi au gîte : t’es dispo demain pour
tourner ? Mais bien sûr. Au moins, ça sera terminé, cette histoire.
Et puis il y a eu d’autres coups de fil. L’un pour m’annoncer que Suerte serait repoussé au printemps. Il va falloir jongler avec le prochain film de Rachid Bouchareb. Et comme la vie n’aime pas le
vide, Monsieur Jourd’hui m’a proposé un scénario qui devrait me permettre de tourner avec Monsieur Chabrol en octobre. Un tout petit truc. Un mari éperdument amoureux et trompé. J’adore jouer les
victimes dont on se moque.
Hier, je déposait tout le monde à la gare de Nîmes, me trouvais un hôtel en attendant mon départ aujourd’hui pour le film de Nassim Amaouche. Je tourne demain. Il me restait une soirée en solo dans
la ville des arênes. Que faire ? Aller à la fête de fin de tournage du film de Catherine Corsini ? Je n’y ai pas été invité. Retrouver les potes de Beaucaire qui faisaient une projection Claude
Miller au jardin de la Fontaine ? Je n’ai qu’à appeler.
Pour la fête, je n’aime pas jouer l’incruste. Alors j’appelle Ludo. On va bouffer ensemble avant la projo. Mais évidemment, en sortant de l’hôtel, je tombe sur le producteur du film. Tu viens ce
soir ? Heu, oui, évidemment ! Résultat, apéro avec Ludo (ça rime) et fête à la Casa Blanca.
Comme les fêtes de fin de tournage sont souvent tristes et qu’elles regroupent des gens qui ont passé six semaines ensemble, je me sens assez vite en trop. Je suis parti à l’anglaise avant le
dessert.
Me voilà donc dans l’hébergement du film de Nassim. Un centre de vacances. Je ne mets pas de photo car vous seriez capables de laisser des commentaires désobligeants.
(je répondrai aux commentaires plus tard car connexion courte...)