Mardi 10 juin 2008
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Mardi 10 juin 2008
J’ai fait deux musiques, hier. Dont une. Ce qui est drôle, c’est que je croyais m’inspirer de la musique de western à connotation irlandaise et qu’en fait, ça fait musique chinoise. C’est dingue
!
Bon mais, avec pareil temps, comment voulez-vous vous concentrer ?!
Changement de dates de tournage à tous les étages. Ça me stresse. Pas moyen de caser des vacances. Impossible d’envisager une location ou un billet de train (ou d’avion). Pfff, lui et son boulot !
On a vite fait de se sentir en second plan quand on partage la vie d’un acteur bringuebalé par les aléas.
Tiens, hier, je me suis fait harceler téléphoniquement par un pauvre mec qui m’appelait Marat, tout en déversant un flot de grossièretés qu’il devait trouver érotiques. Dès que j’ai un peu
d’actualité, les amis se manifestent (et les autres aussi, hélas !). J’ai reçu pas mal d’appels et de textos de gens qui m’avaient vu sur l’affiche des Insoumis.
A propos. Le film sort demain et je n’ai aucune nouvelle d’avant-premières, ni de rien, d’ailleurs. Il va encore falloir que je dégaine le portable.
Je ne peux pas vous parler vraiment du film. Je ne l’ai vu qu’une fois en projection réduite. Ce sont les pires projections où l’on passe son temps à se regarder jouer ou à se souvenir du tournage
des scènes. Difficile de se laisser embarquer comme un spectateur. C’est beaucoup plus facile quand vous êtes d’entrée de jeu hyper emballé par le tournage (ce qui fût le cas du Maupassant,
Indigènes (quoi que, je ne savais pas trop) ou encore Le retour de la Veuve (les tranchées du Nord)). Les Insoumis, c’est un point d’interrogation sans a priori. Et pas question ici, ni de cracher
dans la soupe, ni de faire le commercial.
Je vous laisse juges.
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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