Jeudi 2 mars 2006 4 02 /03 /Mars /2006 09:12
Jeudi 2 mars 2006
Hier, rencontre très sympa à Antony. Beaucoup d’enfants posant des questions très pertinentes. Parfois même assez osées : « Vous vous trouvez bon comédien ? ». Bonne question ! J’ai répondu que les comédiens étaient souvent les spectateurs les plus sévères de leur propre jeu mais qu’il ne fallait pas compter sur moi pour que je livre mes critiques. Non mais !

Souvent, quand je pars loin faire des présentations, je pars en ignorant absolument tout de mon emploi du temps. Je sais que je vais à tel endroit, je devine que je vais dîner pendant la projection et répondre après aux questions des spectateurs. Ça ne sera pas le cas à Issoudun et Vierzon. J’ai reçu hier une feuille de route très détaillée. Hé bien, je peux vous dire que c’est très agréable. On a beau faire un boulot dans lequel l’incertitude règne à tous les étages, l’inconnu n’en reste pas moins déstabilisant. Avoir des horaires, des lieux, des noms et numéros de téléphone, rassure.

Si ça vous semble être la moindre des choses, sachez que c’est une pratique peu courante. Pour certains, un comédien (de surcroît inconnu), se limite souvent à un nom que l’on met dans un programme et, quand il est là (comme l’avait annoncé le dit programme), un objet encombrant que l’on doit trimballer avec étonnement. Pour autant, on est bien d’accord que les programmes sont faits pour ne pas être respectés à la lettre et qu’il reste toujours une dose d’inconnu qui donne un peu de piquant. Question d’équilibre.

Depuis quelques temps, en partie à cause de mon travail sur Scopitone, je m’interroge (comme tout un chacun à certains moments) sur l’existence. Je cherche des réponses sur… Google. Deux constats : le terrain est occupé par le religieux ou les croyances en tous genres. Quand on se met à lire un peu les conneries qui sont écrites on finit par penser que les églises, quelles qu’elles soient, sont les tombeaux de la croyance. J’ai rencontré par exemple une connaissance qui est tombée dans les bras d’Ashtar Sheran (un extraterrestre, être d’Amour, qui attend le chaos pour embarquer les survivants), Hé bien, comme je suis curieux, j’ai fouillé sur la toile et j’ai trouvé le témoignage halluciné (pas allociné) d’un monsieur qui reçoit des messages de Daniel Balavoine : en fait, il a été assassiné et il prévient les coupables qu’il les attend de pied ferme. On y lit que l’humanité est gouvernée par des êtres ignobles, assoiffés de pouvoir et d’argent mais que, dans l’autre dimension, ceux-là deviendront esclaves. C’est tout ce qu’ils ont à proposer ? L’esclavage ? La vengeance ? C’est ça, l’Amour ? Que va devenir cet ami au cerveau pollué par ces conneries ?

Non, sérieusement, pour réfléchir, il reste la philosophie. Hé bien il semblerait que ces questions-là n’intéressent que les élèves de terminale. Après, on ne se pose plus de question. On bosse, on fonde des familles, on regarde la télé, on se badigeonne de crèmes pour éviter les effets du vieillissement mais on ne pense plus. C’est en tout cas ce qui ressort dans les propositions de Google. La pensée est peu googlisable. Dès lors qu’on s’interroge, on se sent un extraterrestre. A moins de rejoindre la joyeuse communauté des bobos bouddhisés ? Merci.

Non mais rassurez-vous, tout va bien. Je vous vois déjà : Oh la la, qu’est-ce qui lui arrive à l’autre ?! Un petit Prozac ? Non, moi, c’est la vitamine C et la marche à pied ! Et pour l’heure, le classement de mes papiers dans mes nouveaux classeurs. Non parce que sans ça, on ne s’y retrouve plus !
Par blancan - Publié dans : blancan
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