Mode d'emploi : J'écris au jour-le-jour, à la première personne, depuis 2004, pour témoigner d'une vie d'acteur sur le long terme, m'obliger à ne pas oublier, le parcours, l'écriture, tisser un
lien avec des lecteurs grâce aux commentaires. C'est imparfait, parfois inutile, souvent à côté. On verra bien.
Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal.
Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Vendredi 9 mai 2008
Au gré de mes tournages, j’envisage chaque région comme possible lieu de villégiature ou même de résidence. Celle qui a mes faveurs est celle de mes racines : le Sud-Ouest. Mais je dois avouer que
la Bourgogne… C’est comme pour le vin. Bordelais d’adoption, je ne connaissais que la grande famille des Bordeaux, Saint-Émilion, Médoc, Pessac-Léognan, Pommerol… Et puis un jour, on vous fait
goûter du Bourgogne. Belle région, en tout cas !
J’allais en repérage pour mon documentaire. Il s’agissait de trouver un personnage possible, tester différents types de plans, essayer une forme de prise de son, mettre en scène des situations. Hé
bien, ça a été une réussite.
J’allais à la rencontre d’un jeune sourcier. Ses parents étaient là pour veiller au grain (« on sait jamais, par Internet… »). Et justement, je me retrouve avec un personnage très en accord avec
son temps, fils de polytechnicien, très éloigné du cliché du sourcier paysan. Mon intuition avait été bonne. Il fera partie du film !
Pour revenir à des considérations plus bloguiennes, le film des Frères Larrieu sera aussi à Cannes, à la Quinzaine. Je pense que je vais me fendre du voyage, en profitant pour aller rencontrer deux
sourciers professionnels dans le Var.