Mode d'emploi : J'écris au jour-le-jour, à la première personne, depuis 2004, pour témoigner d'une vie d'acteur sur le long terme, m'obliger à ne pas oublier, le parcours, l'écriture, tisser un
lien avec des lecteurs grâce aux commentaires. C'est imparfait, parfois inutile, souvent à côté. On verra bien.
Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal.
Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
J’ai mis trois jours à répondre à ce mail. Pourtant, il me proposait de participer à une action médiatique pour Reporters sans
Frontières, destinée à délivrer un message en faveur des droits de l’homme en Chine.
Ne suis-je pas de ceux qui la ramènent ? Si. Ne suis-je pas descendu dans la rue ? Souvent. Mais là, l’effet mode, l’espèce de fourre-tout médiatique dans lequel on retrouve le bien pensant, le
bobo, le baba, le bouddhiste, le capitaliste, le ministre et le maire, je ne sais trop ce que viendrait faire ma gueule là-dedans.
C’est mon côté communiste qui refuse de prendre position contre un pays frère ? Communiste, moi ? Tout juste baguettiste irrité par les hypocrisies idéologiques de tous bords dans un monde où le
fric a gommé tous les idéaux. Depuis bien longtemps, la Chine est le plus gros pays capitaliste qui est désormais en mesure d’inquiéter l’équilibre économique occidental. Ne demeure que la couleur
des drapeaux.
Non, décidément, il ne suffit pas qu’on me demande de montrer ma gueule pour que je me précipite.