Mercredi 30 avril 2008
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Mercredi 30 avril 2008
J’avais renoncé, très tôt dans la journée, au projet d’imiter l’équipe le soir. Trop importante. Et puis le soir venu, John a pris le micro pour dire quelques mots pleins d’humour et très
touchants. C’est là que j’ai pas pu m’empêcher. Des gamins, ces acteurs, des gamins !
Alors voilà que je me suis lancé à l’arrach, poussivement au départ et puis j’ai fait un condensé. Juste le plateau. Comédiens (à peine), mise en scène, son et image. Tiens, ça me rappelle que
j’avais voulu le faire sur Indigènes et que je m’étais dégonflé. Tu parles, avec Jamel dans la bande, je faisais moins le malin !
Rasé la moustache. Je sais qu’il faudra que je la laisse immédiatement pousser pour un autre film mais je me suis accordé un jour d’imberbitude.
Alors, les Hauts Murs. J’attends vos critiques. Oui, je sais, et moi, qu’est-ce que j’en pense ? Je crois en avoir déjà parlé à l’issue de la projection. Le film vaut vraiment le coup pour le jeu
des jeunes et l’histoire d’Auguste Lebreton.
Après, à titre très personnel, je ferais partie de ceux qui n’aiment pas trop les effets sonores de montage (musique, gros son…). Surtout qu’au moment où je l’ai vu, j’étais en train de travailler
sur la musique du film de Camille B. dans une démarche à peu près opposée. Donc je ne ferai pas le fayot en vous y envoyant à tout prix. J’ai juste constaté que certains restent un peu distants
quand d’autres adorent. Le spectateur sera juge. Quant aux critiques, elle reflètent assez bien ce partage.
Il est de toute façon difficile de parler d'un film auquel on a participé. On a beaucoup de mal à avoir le recul nécessaire. Soit on adorait le scénar et on est fan d'emblée, soit on n'arrive pas à
entrer dans le film parce qu'on le connait trop à l'avance. Notre avis a toujours de mauvaises raisons. Lisez donc le commentaire ci-dessous du "coin du cinéphage" !
J’ai appris que le Maire d’une petite ville du Lot-et-Garonne avait convoqué le directeur du théâtre après mon passage. Il n’a pas eu l’humour que j’escomptais. Il va falloir que je me fende d’une
bafouille en m’asseyant sur ce qu’il me reste de rébellion.
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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