Jeudi 3 avril 2008
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Jeudi 3 avril 2008
La journée a commencé à l’envers. Vous savez, ce genre de micros événements négatifs anodins dont l’enchaînement vous rend irascible. Enfin, vous, je sais pas mais moi, oui. Aujourd’hui, en tout
cas.
Ça a commencé par un jeune régisseur qui, avec vraisemblablement les meilleures raisons au monde, arrive avec un quart d’heure de retard. Je suis alors très agacé qu’il n’ait pas un mot pour
s’excuser de nous avoir fait poireauter. Le temps individuel est sacré. Et j’ai pour ma part cette maladie qui fait de moi le mec qui arrive avec dix minutes d’avance. À la fois pour ne pas faire
perdre son temps à celui ou celle qui m’attend et pour avoir le loisir d’occuper mon temps d’avance à la flânerie. C’est indispensable, la flânerie !
J’arrête sur le sujet que j’aborde souvent mais j’étais triplement agacé par le fait qu’il arrivait en retard, ne s’excusait pas et par mon renoncement à lui demander s’il était conscient que nous
avions été trois à l’attendre, de même que le staff habillage et maquillage allait aussi subir les effets de ce retard. Bref.
Ensuite, arrivé sur place, plus le temps de boire un petit café. C’est pas sacré, le petit café ? Et là, un nouvel assistant m’interpelle en me disant « Monsieur, vous n’êtes pas encore passé au
maquillage ! ». Il me prend pour un figurant. Sans déconner. J’ai rien contre les figurants mais on ne va pas m’expliquer quand il faut que j’aille me maquiller, merde !
Une fois maquillé, direction la machine à café. Enfin ! « Veuillez vider le tiroir ». C’est tout ce qu’elle trouve à me dire, la garce ! Je me retourne vers le jeune homme, grand blond à
barbichette qui monte la garde de la table régie et lui montre l’indication éinscrite sur la machine qui refuse de faire quoi que ce soit tant qu’on ne lui aura pas obéi. Il s’arme de son sourire
le plus candide et me répond que c’est son premier jour et qu’il ne sait pas comment ça marche. Bien. Je me livre personnellement aux quelques manipulations qui me permettent d’aboutir à
l’extraction et au vidage du tiroir.
Putain, que cette journée commence mal ! Que des emmerdeurs et moi qui deviens con.
Finalement, le tournage lui-même aura été très plaisant avec de jolies scènes de jeu. J’ai même pris le temps d’initier des comédiens à la baguette de sourcier. Nous tournions dans un fort. Et nous
l’étions !
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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