Mardi 11 mars 2008
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Mardi 11 mars 2008
Les héritiers d’Auguste Le Breton ont remercié Jean Nainchrik, le producteur, d’avoir été fidèle à l’œuvre de l’auteur. Les Hauts Murs est remarquablement interprété par la bande de grands gamins.
Emile Berling est parfait de simplicité dans Yves Tréguier et Antony Decadi excelle dans son impressionnante composition de Molina.
Mais on ne va pas distribuer de bons points : ils sont tous magistraux. Quand un casting complet fonctionne, le premier responsable en est le réalisateur car il ne suffit pas d’aligner des noms ou
des gueules pour que les acteurs soient bons. Christian Faure les aime et ça se voit. Mais si on parle de regard, je ne peux omettre l’œilleton de Jean-Claude Larrieu qui parvient à capter et
mettre en valeur.
Je vais arrêter là les louanges. Pour ma part, le salopard que je joue (le mari de la magnifique Carole Bouquet - in the film…) m’a surpris. J’aurais presque la classe sous mon chapeau.
Le seul bémol (je ne veux pas jouer le fayot intégral), c’est la bande son. Je la trouve trop léchée, trop à l’américaine. Quand la qualité est trop visible, ça m’agace un brin. À décharge, mes
goûts en la matière sont trop orientés (y compris en terme de musique puisque j’en fais désormais) pour que je sois objectif. Je ne serais pas étonné que cette bande son soit un élément justement
très apprécié.
Évidemment, j’ai regardé l’acteur qui joue le rôle que j’aurais dû jouer (il est parfait en enfoiré de surveillant). Et j’ai pensé que j’aurais fait différemment hé hé hé !
Quant à J2L, il débarquait sur le film comme figurant (maton). Il s’est vu multiplier ses jours de tournage et trimballe sa présence tout au long du film aux côtés de Joël Pyrène, l’acteur local
(maton à la grosse moustache) qui, depuis, a trouvé un agent à Paris et commence une belle carrière tardive.
Par Bernard Blancan
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Publié dans : blancan
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