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Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal. Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Jeudi 12 janvier 2006
Petit compte-rendu. Arrivé à Sao Polo, bagage perdu, Sur la route qui nous conduit à Atibaia, je suis étonné de voir la mondialisation s’afficher en 4 par 3. Je n’avais en tête du Brésil que des clichés vieillots faits de vagues films pas souvent brésiliens, de musiques, pas loin de m’imaginer que les brésiliens étaient habillés en jaune et vert et courraient derrière un ballon. J’avais aussi l’information que Lula du Parti des Travailleurs était Président. Je n’imaginait pas la place de la consommation dans ce pays. Mais oui, je sais, la Chine, l’Inde…
Arrivé à Atibaia, je retrouve très vite Betty et Rainer du festival de Contis dans le Grande Hotel de Atibaia qui sera désormais mon refuge. Charme désuet d’un vieil hôtel thermal avec sa piscine trônant au centre d’un petit parc arboré, comme doivent dire les dépliants touristiques. Atibaia est une toute petite ville à l’intérieur des terres, très paisible.
Dès le lendemain, j’ai passé ma journée à filmer la rencontre de congadas. Il s’agit d’une procession, entre deux églises d’Atibaia, de groupes folkloriques (pour faire vite) qui mélangent des particularismes culturels, ethniques et religieux, chaque groupe défilant derrière la bannière d’un Saint de l’Eglise Catholique qui peut lui-même être la « mise aux normes » d’un dieu d’origine Africaine. Le Brésil est, on le sait, très métissé de part son histoire (Indiens, anciens esclaves Africains et descendants de colons portugais…).
Avant-hier, Adriano (un des co-organisateurs brésiliens) nous a amené assister à une répétition de batteria d’une école de Samba pour le carnaval. Grand moment.
Beaucoup de temps passé à essayer de faire un montage qui ne soit pas documentaire. Toujours trouver la décalage-touch ! On verra si ça a marché tout-à-l’heure puisque mon premier journal de huit minutes sera projeté.
Petite promenade hier sur un site en dehors de la ville.
Hier soir, inauguration en grande pompe du premier festidal internacional do audiovisual de Atibaia. Discours et petits-fours, consulat, télévision et prefectura.
Les brésiliens sont très accueillants et sympathiques mais, tant que le festival n’était pas commencé, on peut dire qu’on a quand même passé beaucoup de temps entre français. L’échange culturel souhaité est lent à se mettre en place.
Sinon, il faut beau et chaud, je suis bronzé, le festival de Contis vient d’avoir le label de l’Unnesco, François, Séverine, Blade, Antoinette et Bernard constituent avec Betty et Rainer ma famille française à laquelle se sont joints Adriano, Joana et Kayo… à suivre.