Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /Déc /2005 22:19
Mercredi 14 décembre 2005
Petit café avec acteur césarisé.

Retour à Leroy Merlin des matériaux inutilisés puis direction Vanves pour séance voix off. La journée se passera loin de la fin du chantier. Comme toujours, j’arrive à l’heure au studio (avec 25 minutes d’avance). Et là, c’est le drame ! Il y a un gamin qui doit aussi enregistrer des bruits de respiration. Le réalisateur s’étonne qu’on m’ait convoqué à 14 heures. D’après lui, j’ai au moins une attente d’une heure et demie. Qu’à cela ne tienne, je vais visiter Vanves !

Bon, alors, déjà, Vanves, c’est comme la province : tout est fermé entre midi et… au moins trois. Comment rentabiliser ce temps mort ? Le Champion local me permet de me fournir en carnet et stylo. Je comptais y prendre des notes pour Scopitone mais, finalement, j’y note les choses qu’il me reste à faire pour l’appart et les courses.

Devant les limites de mon état mental, j’opte finalement pour un coiffeur sauvage qui, en l’occurrence, est une coiffeuse. Une bonne coupe vous remet souvent les idées en place.

Les premiers mots que j’entends dans le salon sont ceux de cette conversation entre la coiffeuse qui m’arrachait la tête pendant la shampoing et sa collège :
- il est revenu avec un gros cocard.
- Qui lui a fait ça ?
- C’est au rugby…
- Ah bon, je croyais que c’était des jeunes qui l'avaient agressé, des voyous, quoi…

Encore une sarkosienne !

La coupe a été à la hauteur de ce début de conversation à laquelle je n’ai pas pris part.

A un moment, sur les notes mécaniquement joyeuses d’une bubble gum-music diffusée dans la radio de la boutique, ma coiffeuse (sans doute la patronne) s’est mise à esquisser une danse déhanchée inconsciente (un peu comme on fredonne sans s’en rendre compte). Pendant ce temps, mon jeune voisin racontait qu’il touchait 600 euros d’Assedic et que c’était juste pour le loyer, les charges et tout le reste. Tu m’étonnes !

C’est les cheveux courts et définitivement figés par une tonne de gel que je rejoins le studio. Et là, c’est de nouveau le drame ! Ils sont loin d’avoir terminé.

A quatre heures et demie, j’envoie un texto à l’assistant pour ne pas le remercier de m’avoir fait venir à deux heures. Il se défausse sur le réalisateur.

Vers cinq heure moins le quart, c’est enfin à moi. A peine plus d’une heure de voix off. Me voilà reparti à 18 heures. Je passe un coup de fil à l’assistant pour lui dire de vive voix que c’est pas si grave. Il est désolé mais le gamin n’avait que trois respirations à caser dans le film, selon lui… Bref, je n’irai pas à la projection du film d’un pote. Trop galère. Plus d’envie.
Par blancan - Publié dans : blancan
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