Mode d'emploi : J'écris au jour-le-jour, à la première personne, depuis 2004, pour témoigner d'une vie d'acteur sur le long terme, m'obliger à ne pas oublier, le parcours, l'écriture, tisser un
lien avec des lecteurs grâce aux commentaires. C'est imparfait, parfois inutile, souvent à côté. On verra bien.
Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal.
Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Lundi 8 octobre 2007 (soir)
Bref passage à la maison. En même temps, j’étais super bien logé dans le petit village de Raulhac ! Une chance de se retrouver dans le Cantal par beau temps, pour une fête de village très
originale. Pas de fête foraine. Juste des stands tenus pas des artisans du coin, des artistes éparpillés, musiciens, conteurs, comédiens, des spectacles chez l’habitant et du monde.
C’était la fête de la tarte à la tome ! Je jouais pour ma part chez Yvette, dans le salon d’une belle maison bourgeoise. A chaque fois, après le tour de chant d’une ½ heure (3 fois dans
l’après-midi), les spectateurs étaient invités à boire un verre et déguster un peu de tarte. Accueil exemplaire. L’occasion d’échanger des impressions avec les spectateurs.
Comme vous l’imaginez, c’était une expérience bon enfant. Ça ne m’a pas empêché d’avoir une trouille bleue (Pas trop second degré? Vais-je me souvenir des accords? Pas trop ridicule?) pour la
première prestation. Ensuite, ça allait tout seul.
C’était la première fois que je me risquais au blancan chanteur. Bien sûr, il m’était arrivé de chanter dans mes spectacles ou de faire une fois un mini tour de chant à Bordeaux (au Glob) mais dans
le cadre d’un divertissement après spectacle, pour un public acquis d’avance.
Là, Joël et Nathalie de Sirventes avaient eu la bonne idée de m’annoncer comme chanteur, sans faire aucune allusion à Indigènes et compagnie. Du coup, j’étais face à un vrai public, dans la peau
d’un mec qui va chanter. Personne ne me connaissait et je ne connaissais personne. Plus de palme, plus d’amis complaisants.
Le verdict a été très encourageant et va m’inciter à persévérer. Si, si !