Mercredi 12 septembre 2007
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Mardi 11 septembre 2007 (soir)
Comme la matinée n’était pas des plus douce, j’ai renoncé à la terrasse du bar le moins branché de la rue Ordener où j’ai pris mes habitudes. Je sacrifie rarement au rituel du café/journal matinal.
J’ai dû trouver ma place à l’intérieur. Sans mal, il est vrai, étant donné la faible fréquentation du lieu.
Au comptoir, un grand enfant d’une bonne quarantaine d’année explique au patron qui prête une oreille discrète, tout occupé qu’il est à faire semblant de s’affairer, qu’il avait une carie et que,
maintenant, elle va mieux. C’est toute la force qui revient en moi, conclue-t-il, en portant à la bouche sa cueillere à café pleine de viande hachée crue, posée en monticule sur le papier sulfurisé
à l’enseigne d’un boucher, déplié sur le zinc. L’arrivée d’un nouveau client oblige le patron à se désintéresser définitivement du glouton. Celui-ci enfourne son reste, non sans une certaine
déception. Sans doute aurait-il aimé poursuivre son monologue en le faisant glisser sur les bienfaits régénérateurs de la viande matinale.
Le bœuf achevé, notre homme froisse l’emballage en boule puis chausse son nez de loupes avec application et un étonnement qui ne le quitte plus quand il fait ce geste simple, tant il ne s’était
jamais imaginé porter un jour des lunettes. Peut-être a-t-il une pensée pour la mobylette bleue de son adolescence mais il n’en laisse rien paraître, si ce n’est le temps un peu trop long qu’il met
à plonger dans Le Parisien. Ses pieds font les importants, dessinant une chorégraphie bien chiche, destinée à nous faire croire qu’ils s’appliquent à trouver la meilleure position de lecture à leur
propriétaire. La journée commence bien.
A midi, j’ai écouté avec attention les remarques qu’on me faisait sur le texte que j’ai écrit pour mon projet de documentaire.
J’ai promené ensuite mes baguettes dans le bois de Vincennes. Il faut que je m’entraîne car jeudi, je vais passer la journée à Lyon pour faire le sourcier qui étudie le sol d’un chantier
archéologique, en compagnie d’un vrai archéologue. Ceci évidemment de façon toute non officielle.
Enchaîné avec une intervention de sauvetage chez une amie dinosaure fraîchement équipée en informatique et Internet.
Il m’a fallu ensuite envoyer un long mail à ma banquière et me rendre chez un pote d’enfance pour un dîner vapeur. Épuisante, cette journée !
Par Bernard Blancan
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biz
Moi je file chez le pneumo !! J'ai les jetons !! J'veux pas mouriiiirrrr !!!!!!!! Croise les doigts pour moi ... ou appelle un ... prêtre !! ;-)
Bonne journée !!
( Antes que ... c'est trop boooo !!! ) .
Gros bisous .
Concernant le reste, il semble que les portes ne soient pas définitivement fermées. Un long échange, hier soir, laisse augurer d'une suite, peut-être avec une approche différente, en tout cas moins "dramatique". La vie réserverait-elle des surprises positives, tout à coup ??? J'en ai la douce impression...
Très chouette ton historiette de viande crue. J'ai tant aperçu tes scènes que j'y étais presque, à regarder la choré chiche des pieds.
Allez, je continue d'écouter Monk (enregistrement de 1954 à Paris : Piano solo, un vrai régal) tout en rédigeant mes études ornitho. J'ai davantage de légèreté, malgré tout. Le soleil de septembre sans doute... puis le piano de Monk. Décidément, septembre ne ressemble pas à septembre. Et rien ne vaut le piano de ce barge de Monk pour que les jours se suivent sans se ressembler! Les montagnes russes des fêtes de villages... up and down... and up !
mais j'espère que le beau temps sera au RDV pour ma semaine de repos à partir de vendredi. Moi aussi je vis flaner.
A+
Dr B