Vendredi 14 octobre 2005 5 14 /10 /Oct /2005 00:00
Vendredi 14 octobre 2005
Tiens on sonne ! A vingt heures, un vendredi soir, au 5ème étage, avec deux codes d’accès, ce ne peut être qu’un voisin. Bonne déduction ! C’est celui du dessous.

Il vient me signaler qu’il doit y avoir une fuite à la salle de bain et me convie à venir en constater les effets sur la sienne. Pas de doute, il doit bien y en avoir une fuite, à en juger par les infiltrations dont son plafond est victime. Quant à sa fenêtre, elle ruisselle ! Je vais aller voir chez moi de plus près !

Premier jeu : enlever la plaque de la baignoire. Une fois celle-ci ouverte, le faisceau timide de ma lampe de poche pointe en effet des gouttes qui se suivent en plongeant dans une espèce de bourbier chaotique (il faut voir ce qui se cache sous nos baignoires !).

Seulement voilà, pour accéder au boulons avec ma grosse clé à molette, il va falloir que je démonte d'abord le vieux meuble fixé au lavabo. C'est exigü, une salle de bain parisienne. Et cette histoire ne commence pas trop bien. Mais il faut agir!

Me voilà démonteur de petit meuble en aggloméré sur lequel les couches de peintures se sont ajoutées au gré et selon le goût des divers occupants de ce charmant trois pièces. Je me disais bien qu’il faudrait le changer un jour. Voilà une bonne occasion !

Ça y est. Adieu le meuble, bonjour les moutons, les objets perdus, la crasse et l’accès aux boulons de mes robinets de baignoire ! A en juger par la rouille et le système d’évacuation, le dernier qui a mis le nez dans ce foutoir doit être à la retraite ou même mort depuis belle lurette. Bon. Avant d’aller plus loin dans mon entreprise dont j’ai du mal à envisager qu’elle se couronne de succès dans un délai raisonnable, il convient que j’aille fermer l’arrivée d’eau de l’appart (dans la cuisine).

Mais pourquoi ces choses là sont-elles toujours dans les endroits les moins accessibles ? Comme si en soit, la plomberie n’était pas déjà la chose la plus chiante… Me voici donc à quatre pattes, parmi les confits et les vieux pots de peinture (qu’il faudra que je descende à la cave). Et ce putain de robinet est tellement difficile à fermer que je suis obligé d’utiliser une clé anglaise en levier. Le robinet de l'évier que j’ai laissé ouvert (malin !) pour m’assurer que j’arrive à couper l’eau, témoigne qu’il faut que je force encore et ...CRAC AÏE !! Le robinet s’est cassé à l’intérieur et je me suis râpé l’avant-bras. Ne me demandez pas d’explications, je n’y connais rien en intérieur de robinet ! Il est où, l’Arnican ?

Résultat, je n’ai plus qu’un filet d’eau, toujours la fuite, l’appart sans dessus dessous et c’est le week-end qui commence.

Lecteur, tu es plombier et tu t’ennuies le samedi et surtout le dimanche. Viens chez moi ! Vite…
Par blancan - Publié dans : blancan
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