Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 10:00

Lundi 18 janvier 2010

Jour gris, jour d’enterrement. J’y vais avec Olivier qui était le chef opérateur de Résistance au tremblements, Un an, qui a fait l’image de mes courts-métrages et fera celle de mon docu. Pas de tristesse. 96 ans…

Samedi, je déjeunais avec Jacques Malaterre avec qui je vais tourner dans Carmen (le fameux rôle à cheval). C’est lui qui a réalisé l’Odyssée de l’espèce. S’en est suivi une séance de travail avec écoute des musiques du film, lecture de toutes les scènes avec indications. Je suis rentré chargé de DVD, CD, le rôle dans la tête. Week-end studieux, quoi.

Pour ce qui est de l’écriture, ça rame. J’avance pas à pas en me concentrant sur ce que sera la structure, développant chaque thème avant d’entamer le tissage. Autant il est facile d’écrire quand on part de zéro, autant c’est compliqué de réorganiser une matière qui existe depuis plusieurs années.

J’ai eu aussi une nouvelle déconvenue sourcière. Je suis avec le foreur, on est à onze mètres, qu’est-ce qu’on fait ? me demande le client. J’avais trouvé une veine d’eau à 4 mètres et le foreur m’a dit qu’à cette profondeur, il avait trouvé de l’argile verte. Pour lui, c’est une erreur très fréquente chez les sourciers pour qui l’argile verte produit le même signal que l’eau. Sauf que moi, avant d’être sourcier, je suis moi. Je ne vais pas me satisfaire d’une excuse, d’une explication. Je me suis planté et c’est insupportable. Point. J’ai aussitôt annulé une visite prévue dans la semaine. J’ai proposé au client de le rembourser et de lui payer les services (très chers) d’un sourcier pro qui a 15 ans d’expérience (car le monsieur ne renonce pas à l’idée d’un puits).

La situation est intéressante pour mon film, évidemment. Je ne vais pas manquer de l’exploiter. Mais ça fout un coup au moral du sourcier.

En fin d’après-midi, je vais rencontrer un réalisateur qui voudrait me voir endosser dans son film le costume d’un des personnages des films de Fernandez. Je suis curieux. Et très intrigué par ce monsieur qui a réalisé (entre autre) un film au téléphone portable.

Voici une photo que m’a envoyé Kevin Abosch, le photographe expose en Serbie et trimballe ma trombine à moustaches.

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Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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