Dimanche 30 décembre 2007
Dimanche 30 décembre 2007
Quand vouliez-vous que je trouve le temps de faire la musique ? Je parle de la musique du court-métrage de Camille. Les tournages, les cartons dans l’ancien appart, le déménagement, l’aménagement,
les vacances… Pfff. Hé bien, aujourd’hui, j’avais une journée rien qu’à moi et je m’y suis mis.
D’habitude, je fais une espèce de bouillie informe qui ressemble à tout ce qu’il faut éviter. Et quand j’ai composé ma daube, je peux tout jeter et me mettre aux choses sérieuses.
En un jour, forcément, c’était régime. Pas de daube ! Je n’osais pas y croire et pourtant je crois qu’il ressort de ma claustration quelque chose de potable.
Évidemment, ça n’est qu’un début et, pour le reste, il va falloir que je m’accroche sérieusement. Dès mon retour… Hé oui, je pars encore ! Je vais réveillonner chez des potes bordelais et honorer
mes obligations familiales.
Par Bernard Blancan
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Vendredi 28 décembre 2007
Vendredi 28 décembre 2007
Bon, en Bretagne, je pouvais me connecter et déposer des articles. A Paris, c'est plus compliqué. Un technicien passe voir tout ça demain. Je lui demanderai peut-être d'écrire un petit texte.
A bientôt.
Par Bernard Blancan
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Mardi 25 décembre 2007
Je ne pensais pas avoir quelque chose à déposer sur le Blog pendant ces vacances. On est dans la sphère du privé. Et pourtant…
À peine la voiture garée à Morgat, quelques pas me conduisent devant la galerie d’un peintre au nom flamand. Son nom me précipite quarante ans en arrière.
J’ai à peine une dizaine d’années. Déboulent à la maison, le temps d’un été, deux jeunes gars de vingt ans, armés de guitares, chevalets, pinceaux et toiles. Je suis pour le moins intrigué par ces
deux bonshommes en marinières aux allures de globe-trotters. De véritables héros pour le minot que je suis.
Ces deux personnages de BD ont le bon goût se s’intéresser au gamin lunaire que je suis et, sentant mon intérêt pour la guitare, ils m’en achètent une. Et me voilà parti sur la route de «Jeux
interdits», passage obligé de l’époque pour quiconque se retrouve avec une guitare dans les bras.
Et puis la vie sépare les amitiés d’adultes.
Je reste avec ma guitare et des rêves de liberté, de voyage et de peinture. Ces deux-là, l’air de rien, comme un phare sur le long chemin, ont été mes seuls référents m’indiquant la possibilité
d’un choix de vie artistique. En dehors de deux ou trois visites rendues à ma famille, je ne les verrai plus mais garderai leurs noms en souvenir.
Je m’avance donc vers la galerie qui porte le nom de l’un d’eux. Elle est fermée. Je commence à en faire le tour. Un homme en k-way, bottes, bonnet et lunettes, nettoie le trottoir au jet d’eau à
pression. Se sentant observé, il lève le nez vers moi. Bonjour ! C’est lui ! Avec l’âge, le regard ne change pas. Heu… Philippe V ? Oui… Je suis Bernard Blancan, le fils de…
Il me sortira un album photo, témoin de son passage. On se raconte nos vies en résumé. Je lui achète une eau forte de phare symbolisant assez bien cette histoire. Il prendra une bonne place dans
mon nouveau chez moi, pas loin de la canne de Stan Laurel.
Joyeux Noël !
Phare de Noël
Vidéo envoyée par lartigue2
Par Bernard Blancan
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Vendredi 14 décembre 2007
Vendredi 14 décembre 2007
J’ai peint le plancher. Si, si ! Il était trop abîmé pour être rénové. Mais je n’ai aucun regret. La solution nordique est très chaleureuse (décidément !).
Comme je suis de ces fainéants d’acteurs, je suis tout heureux d’avoir des courbatures. Il n’y a que ceux qui ne bossent jamais qui trouvent du plaisir à faire des choses pénibles.
Par Bernard Blancan
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