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Mercredi 29 novembre 2006

Mercredi 29 novembre 2006

Certes, en lisant le dernier article, on peut se dire que j’ai le moral dans les chaussettes. Que nenni ! C’était juste un coup de ras le bol. Je mets toute mon énergie (et il m’en reste) à, très concrètement, construire de nouvelles bases. Ça passe par le bricolage, le rangement et la déco. Je m’active (me sur active) à vite terminer pour commencer à bosser et à renouer avec ma vie sociale parisienne que j’avais délaissée depuis plusieurs mois. Ça sent la crémaillère ! … même si je ne sais pas comment je vais faire rentrer toutes les personnes que je veux inviter !

Bon, vivement Internet à la maison ! Encore une à deux semaines paraît-il. Pour patienter, demain, Le Caire !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 28 novembre 2006

Mardi 28 novembre 2006

Puisqu’il s’agit d’un témoignage, allons-y à fond ! J’en ai ras la casquette des débats après Indigènes. Oui, je sais, c’est violent mais j’ai atteint la limite. C’était pourtant sympa, hier soir, avec Madame le Maire du 12ème, Madame Hidalgo, Benjamin Stora, Pascal Blanchard… Le décalage entre mon discours passionnel, pauvre, émotif et celui, construit et élaboré des universitaires constituait déjà une épreuve. Mais le petit cocktail avec le public après était en trop. Le moment où l’on répète et entend les mêmes choses est atteint depuis longtemps. Envie de passer à autre chose. Fatigué.

Cette lassitude, je l’ai ressentie aussi ce matin en ouvrant le « direct soir » que j’avais pris la veille en allant au Franprix. Je le feuillette au petit dèj et… je tombe sur ma gueule ! Pffff !

J’avais répondu aux questions d’une journaliste pendant que je me faisais maquiller pour l’émission de « Direct 8 », la semaine dernière. Un questionnaire sur mes habitudes sociales nocturnes (bars, restau, théâtre, boîte…). Je venais à peine de me payer le déménagement le matin même. J’avais juste eu le temps de prendre une douche et d’acheter une chemise repassée sur le marché de Marcadet. Je n’ai dit que des banalités, de surcroît complètement en décalage avec mes véritables habitudes. Habitudes, il est vrai, très limitées pour ce qui est de la vie nocturne. Comme si le fait d’être acteur impliquait forcément de passer sa vie dans les lieux publics ! Cela dit, j’avais la possibilité de jouer le jeu. J’aurais pu donner quelques endroits qui me sont sympathiques. Mais je n’avais pas la disponibilité d’esprit pour le faire. Et voilà, ce matin, je vois ma tête dans le journal et une série affligeante de réponses creuses.

Hier aussi, coup de fil de l’ami d’un ami. Il me demande de venir jouer gratuitement dans un petit clip citoyen destiné à inciter aux inscriptions sur les listes électorales. J’avais envie de dire : « ça suffit, les trucs gratos ! Je passe mon temps à ça. Pour la bonne cause… Et elle paie quand, la cause ? » Je vais réfléchir. Et aller m’inscrire, d’ailleurs, sur les listes de ma nouvelle mairie.

Un étudiant journaliste, à Pessac, me demandait ce que ça m’apportait d’accompagner le film. Rien, banane ! Rien ! Après la sortie, je l’ai fait pour remercier à ma façon les lieux qui m’avaient accueilli pour « Cache-cache », par exemple, refusant même pour y arriver les voyages au Maroc, Sénégal, Suède… J’ai dépassé le stade où mon ego avait besoin des félicitations des spectateurs. Elles font toujours plaisir mais je ne les recherche pas. Accompagner le film, c’est aussi et encore du militantisme. Pour la bonne cause, pour ce que porte le film mais aussi pour soutenir les salles qui font un sacré boulot. Mais maintenant, c’est stop.

Jeudi, je vais au Caire mais là, c’est pour le fun. Et si en début d’année il y a des Césars pour le film, je prends ! Des Oscars, je prends ! Des tournages, je prends, je prends, je prends. Merci.

Sur ce, je vais me lancer dans la recherche d’un petit meuble de cuisine…

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 27 novembre 2006

Lundi 27 novembre 2006

Pessac... Des poignées de mains, des bises, des copains, des coordonnées échangées sur des morceaux de papier, du bon vin... Mais pour Indigènes, ça n'était pas vraiment primordial (juste une présentation avant la projection).

De retour à Paris, c'est l'installation qui reprend. Ce soir, je vais présenter encore le film dans le 12ème avec notre historien.

Toujours pas Internet. C'est donc le cyber-café qui fait le relais. Pas le temps de s'étendre...

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 24 novembre 2006
Vendredi 24 novembre 2006
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Si l’on se cantonne à des considérations strictement météorologiques, il y a pourtant, entre hier et aujourd’hui, des similitudes certaines. Pourtant, ma femme m’a parlé et l’ambiance était très chaleureuse sur le plateau. Les hauts murs, c’est fini (pour moi).

Pour en revenir à l’origine de ce tournage dont vous vous souvenez les débuts chaotiques pour ma participation, il convient de faire une petite mise au point. En fait, la véritable victime aurait été l’acteur qui a joué le rôle que je devais avoir. Il était viré du tournage à deux semaines du début. C’est donc justice qu’il ait été réintégré. Mon cas n’arrivait qu’en seconde couche et je dois me féliciter de l’insistance du réalisateur et des producteurs pour me maintenir sur le film.

Demain, festival du film d’histoire de Pessac.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 23 novembre 2006
Jeudi 23 novembre 2006
Avant-dernier jour de tournage à Rochefort. L’ambiance est très studieuse et le plateau très silencieux. A tel point que, quand j’ai mes premières répliques à dire, je n’ai prononcé que quelques paroles depuis mon réveil. Je suis tout surpris d’entendre ma voix essayer de sortir.

Ma femme dans le film est parfaitement muette avec moi en dehors des prises.

Mon rôle n’est pas facile. Le film est tiré d’un roman autobiographique sur des enfants en orphelinat dans les années 30. Tous les personnages d’adultes sont vus par un gamin victime de ce monde cruel. Aucune place à l’humanité.

Cela dit, le réalisateur sait ce qu’il veut, le scénario est bon, les acteurs le sont aussi, et l’image de père Larrieu est top…

Deux heures de marche en fin d’après-midi sous un parapluie. Sympa, Rochefort mais pas très animé. Un café, un bouquin, un passage en cybernet et retour à l’hôtel. Restau en solo. Quand j’ai peu de jours de tournage, il m’est difficile de nouer des relations avec une équipe qui a largement eu le temps de prendre ses marques. Je vais faire un effort en descendant à la 202, chambre prêtée par l’hôtel pour un pot d’équipe.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 22 novembre 2006

Mercredi 22 novembre

Super bien dormi chez moi. Mais cette nuit, c'est à l'hôtel que je vais passer la nuit. Et puis les deux suivantes.

J'irai au Caire avec Indigènes du 30 au 2 décembre! Enfin un voyage que je peux faire... Tout va pour le mieux.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 20 novembre 2006

Lundi 20 novembre 2006

Allez, avant d’emballer l’ordi dans le carton, un petit mot!

Comme j’allais être peinard demain, après le déménagement, un attaché de presse m’a branché sur une télé de la TNT l’après-midi. La seule question que je me pose : comment vais-je m’habiller ? Vu l’état de rangement du linge et mon ignorance du carton dans lequel se cache le fer à repasser. On trouvera bien !

Quoi qu’il arrive, demain je passerai ma première nuit dans mon nouveau « chez moi ». Il me tarde de voir quelle impression me réservera le réveil.

Pour Internet, il faudra une bonne dizaine de jours.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 20 novembre 2006

Lundi 20 novembre 2006

Les travaux sont terminés ! Aujourd’hui c’est les cartons, Poste, France Télécom, Internet, EDF… Je n’aurai pas vraiment le temps de m’installer puisque je pars mercredi soir pour Rochefort pour y terminer « Les hauts murs », après quoi j’enchaîne directement avec Indigènes au festival du film d’histoire de Pessac le samedi.

 

Il est possible que je n’aie ni le temps ni la possibilité de mettre à jour le blog dans les jours qui viennent. Mais c’est sans compter sur les cybercafés ! Disons que toute mise à jour sera dictée par une nécessité, une information importante à glisser…

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 17 novembre 2006

Vendredi 17 novembre 2006

Coup de fil en sortant du chantier : le festival de Saragosse me demande de venir pour récupérer le prix du public qu’a reçu Indigènes. Comment je vais faire ? Et ma peinture, et mon chantier ? Je ne serai jamais prêt ! Heureusement, en quelques coups de fil, c’est Olivier le co-scénariste qui va y aller. Content de voir qu’Indigènes plait aussi à l’étranger.

Petite précision afin d'éviter de passer pour un triste sire : j'aurais eu un vol samedi 12h30 avec escale Madrid arrivée 16h45, retour le dimanche à 9h00. Un jour et demi pour quelques heures passées sur place. Je déménage mardi sans avoir fini les travaux ni fait les cartons... ça va? ça fait moins rabat-joie?

 

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 16 novembre 2006

Jeudi 16 novembre 2006

Pour ce qui est du professionnel, rien aujourd’hui. Si ce n’est un passage à l’ASSEDIC en matinée (un courrier m’informait que mes droits étaient épuisés). Je n’ai pas appris grand-chose de plus, si ce n’est qu’il y avait des anomalies qui ont été corrigées et que je dois attendre le traitement de mon dossier dans une dizaine de jours. A priori, il ne devrait pas y avoir de problème mais comme je n’avais pas eu le temps de compter et de vérifier, une certaine inquiétude commençait à s’installer…

L’absence de boulot, en tout cas, me permet d’avancer dans mon appart. Je vais y être bien. J’ai quand même failli tout faire péter en entrant : énorme fuite de gaz au chauffe-eau!!! Le plombier avait mal serré un boulon. J’ai eu chaud.

Une clé à molette, un briquet et c’est réparé ! Moralité : Méfiez-vous d'un plombier qui arrive avant l’heure. Il est trop pressé de partir !

Je viens de voir Scoop. Woody Allen a beau rater sa fin, son film a beau tenir d'un pauvre prétexte pour faire tourner Scarlett Johanson, je me suis bien fendu la poire ! C'est déjà énorme.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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