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Mardi 31 octobre 2006

Mardi 31 octobre 2006

Finies les vacances ! J’ai remis les pieds dans mon « chantier ». Devant les problèmes de plomberie, je fais finalement appel à un plombier (il y a des histoires de gaz et de soudures…). Ça vous fait une belle jambe ? Tant mieux pour vous!

Sinon, pour revenir sur les effets secondaires d’Indigènes, il y a celui qui fait qu’on me parle dans la rue. Se retrouver dans la peau d’un acteur reconnu, c’est un peu comme vivre la situation de l’instituteur d’un petit village qui va faire ses courses au Super U. Sauf que le village, c’est toute la France. Vous voyez ce que je veux dire ? Ego flatté, sympathie mais un léger manque d’intimité. Je comprends pourquoi les gens connus vivent en troupeau et se reproduisent entre eux. Dans le groupe, les effets se divisent pour chacun.

Bon mais il va falloir que je m’active sérieux sur la peinture car l’acheteur de l’appart que j’occupe en attendant veut signer vers le 20. Ce qui signifie que je dois avoir déménagé à ce moment…Pas le temps de flaner sur les trottoirs, en quête de reconnaissance!

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Lundi 30 octobre 2006

Lundi 30 octobre 2006

R.A.S ! Juste une réunion bordelaise cet après-midi pour le spectacle.

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Jeudi 26 octobre 2006

Le rendez-vous de ce matin s’est bien passé. C’était avec un monsieur dont le nom est celui du petit papier que l’on doit joindre impérativement à une demande de prélèvement automatique et le théâtre a le même nom que ces éléments de voiries en vogue dans les zones périurbaines. Il en est ressorti qu’il viendrait voir le spectacle en février à Bordeaux pour une programmation dans la saison 2007/2008.

Pas mis le nez dans le chantier. Une petite promenade dans les rayons de Casto. Repérage de matériaux.

Demain, je regagne mon Sud-Ouest pour quelques jours de vacances.

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Jeudi 26 octobre 2006

Jeudi 26 octobre 2006

Indigènes continue une avancée soutenue en terme de chiffres. On s’est promis un repas au troisième million.

Concernant la vie des travaux, j’avance doucement mais surement.

Pour ce qui est du théâtre, je suis allé voir, hier soir, une autre pièce que celle que j’avais prévue avec mon agent. C’est une pièce très bien foutue, super bien jouée mais qui n’a connu qu’un tout petit succès, peut-être à cause du titre : « fermeture définitive ». Pas mal de gens pensaient que le théâtre fermait ! C’est un peu comme « cache-cache » que les spectateurs ont pris au mot… En fin de dîner avec l’équipe, un des auteurs nous a fait un malaise. Pompiers et tout le toin-toin.

En fin de matinée, je rencontre un monsieur connu, responsable d’un théâtre connu, pour voir si j’ai une chance de voir mon spectacle joué à Paris dans la saison 2007/2008. Je n’ai peur de rien…

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Mercredi 25 octobre 2006

Mercredi 25 octobre 2006

Ça y est, le voilà le retour à la vie « normale » que j’appelais tant de mes vœux ! Bon… et alors ? Ben la vie pas normale a quand même du bon ! Cela dit, il y a un certain plaisir à résoudre des problèmes de plomberie et d’électricité.

Ce soir, je vais au théâââââtre !

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Mardi 24 octobre 2006

Mardi 24 octobre 2006

Depuis le débat, je suis dix fois plus reconnu dans la rue. Surtout par des gens qui n'ont pas vu le film. C'est dingue, la télé! Je garde la moustache jusqu'au 10 (obligation de tournage) et après, je change encore de loock (c'est ça, l'esprit contradictoire : aimer un peu être reconnu et continuer à tout faire pour ne pas l'être).

J'ai enfin commencé les travaux (pour ceux qui suivent!).

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Lundi 23 octobre 2006

Lundi 23 octobre 2006

Petite absence… Petit point depuis le dernier article.

Il y eut d’abord le débat chez Arlette Chabot. Je ne sais pas ce qu’en ont pensé ceux qui ont suivi mais j’ai bien aimé. Son introduction de l’émission montrait qu’elle était en phase avec ce que j’avais déjà dit sur ce blog. La famille était tout étonnée d’entendre Arlette m’appeler Bernard. Depuis le débat d’Antony, ça m’a donné une idée : et si je m’appelais simplement Bernard ? ça éviterait qu’on m’appelle Campan !

Le départ immédiat pour Rochefort, en voiture, n’a pas été si terrible. J’ai pu dormir et on est arrivé à trois heures du mat pour terminer la nuit.

Le tournage s’est bien déroulé. Un peu de temps pour trouver mes marques, comprendre le personnage, le niveau de jeu souhaité par le réalisateur... Mais tout s’est bien passé au final. J’ai même eu le plaisir de croiser l’acteur qui joue le rôle que j’aurais dû interpréter. Un mec bien. Nous avons juste connu les difficultés d’un plan de travail surchargé, ce qui m’a obligé à rester un jour supplémentaire pour terminer la journée de la veille.

De retour à Paris, petite fête de fin de tournage de « tel père, telle fille » (le court-métrage de Martigues). Je n’ai pas dit grand-chose de ce film car l’événement des Hauts murs a éclipsé quelque peu ce tournage qui a été pourtant un grand moment de plaisir d’acteur, au milieu d’une équipe des plus sympa. Il me tarde de voir le film terminé.

Encore pas mal de retours de spectateurs tardifs d’Indigènes. Ça fait plaisir…

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Jeudi 19 octobre 2006

Jeudi 19 octobre 2006

Alors, le petit passage à vide matinal des retours de tournage (ou tournées), c’est simplement que tu t’étais transformé en homme téléguidé, répondant aux ordres des uns, désirs des autres, plannings, horaires et que soudain, tu redeviens le maître de ton temps. Et comme en ton absence le courrier est arrivé, le frigo n’a fait preuve d’occupe bonne volonté pour se remplir lui-même, les mails se sont sagement entassés par ordre chronologique… Juste une histoire de décalage et de déconnexion du pilote automatique.

A Antony, hier soir, pas mal de personnes ont dû rentrer chez elles. C’était complet. Le succès continue ! Le débat après le film était différent de ceux des avant-premières. Beaucoup plus historique et politique. L’espoir que le film puisse changer les choses semble quelque peu émoussé. Quand la décision de Chirac est évoquée, il se trouve des gens pour la trouver insuffisante. On se plaint d’un racisme toujours présent, des limites d’un film qui sera oublié. Hier soir, c’est la salle qui avait un petit coup de blues.

Il est vrai que la réponse des politiques à Indigènes a été pour l’instant assez timide (en dehors du geste fort de Chirac). On n’a pas entendu la gauche. Sarkosi, lui, dans le Parisien d’hier a dit que le film n’était même pas un succès populaire (pour lui, les deux millions qui seront là en fin de semaine, c’est pas un succès). En attendant, ses réponses aux problèmes des banlieues ont la seule couleur bleue de la police. C’est vrai que ça commence à ressembler à une occasion ratée de réconciliation de redémarrage sur d’autres bases. Il est pourtant indéniable que le film est porteur de tous ces espoirs, qu’il rencontre son public, qu’il le touche, sauf les gens qui sont chargés d’agir sur la société (en dehors de Chirac pour qui je n’ai voté qu’une fois par la contrainte).

Je crois que le débat de ce soir chez Arlette Chabot, sur France 2 à 20h50, va être intéressant («Y a-t-il un effet Indigènes ? »). J’y serai et j’ai trois mots à dire.

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Mercredi 18 octobre 2006

Mercredi 18 octobre 2006

J’avais promis un bel article mais je ne sais pas du tout ce que je vais y mettre. Il y a des jours sans. C’en est un. Ça fait ça quand on rentre de longues absences. Le temps de retrouver ses marques. D’hésiter entre les choses à faire. Ce temps où l’hésitation et l’indécision prennent le pas sur l’action ou l’acceptation du rien faire.

Enfin, rien faire… Ce soir, présentation Indigènes à Antony. Rendez-vous pris pour des présentations à Pau et Mourenx puis Bondy.

Allez, et si j’allais mettre le nez dans le chantier de mon futur appart ?!

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Mardi 17 octobre 2006

Mardi 17 octobre 2006

Parti ce matin pour Rochefort. Essayage costume, coiffure puis train retour. Arrivée Montparnasse, 16h45. Ça s’appelle une journée. J’ai choisi de rentrer chez moi à pieds, histoire de faire un peu d’exercice.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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