Rémunération de l'auteur

Dimanche 30 octobre 2005

Dimanche 30 octobre 2005
Voilà que « Chiche » mon second court-métrage en tant que réalisateur a été sélectionné au festival d’Atibaia au Brésil. Bon, d’accord, c’est le film que j’avais réalisé pour le festival de Contis en conséquence du prix que j’y avais remporté l’année précédente et que, c’est le festival de contis qui m’a proposé dans le cadre d’un jumelage de leurs deux festival. J’irais bien au Brésil en janvier, moi !

Vu hier « Les amants réguliers » de Garrel, encensé par la critique. Je ne suis pas poujadiste, populiste, UMP, totalement idiot, allergique aux plans-séquences en noir et blanc mais je me suis vraiment beaucoup ennuyé. Deux raisons à cela : la première est que je suis de la génération qui a été profondément déçue par ses aînés qui n’ont pas été foutus de réussir une révolution à portée de leur main et qui sont aujourd’hui les fabricants d’opinions molles. Par conséquent, la nostalgie de 68, je la laisse aux critiques. La deuxième est cinématographique. Les plans-séquences fixes qui durent des plombes sur trois figurants qui vont jeter une barre de fer sur une bagnole en feu avec en premier plan deux rigolos casqués, ça ne provoque strictement rien chez moi et je mets au défi quiconque de me dire quelle émotion il en retire. Et puis il y a les anachronismes à gogo, la fausse beauté superficielle et démonstrative des images contrastées, cette histoire qui se devine… Quelques bons moments émergent. C’est la moindre des choses. Bref, trois heures, c’est long. Heureusement que le passage à l’heure d’hiver nous en a rendu une !
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Samedi 29 octobre 2005

Samedi 29 octobre 2005
Ça y est ! déjà de retour d’Angoulème.

Olivier Volcovici était tellement enthousiaste à la répétition que j’en avais peur de tourner. Vous devez vous dire, celui-là, il a toujours peur. Bon, d’accord, ça lasse.

Arrivé hier à Angoulème. Direction le gîte. Promenade dans les 40 hectares de la propriété. Châtaignes, champignons, étangs, éperviers, feuilles mortes, air doux aux arômes de souvenirs. Et puis c’est la raclette avec l’équipe, quelques pages d’Harlan Coben, des rêves bizarres, un réveil avec un temps pour localiser la chambre, le petit dèje chez les hôtes. On part tourner.

A peine le temps de m’amuser d’un perchman très présent, d’une script gentiment outrepasseuse, celui d’asseoir une complicité avec mon partenaire de jeu et hop hop, deux prises du général, une dans chaque axe et c’est plié ! Petit coup de fil au 3635, Nathalie me conduit à la gare pour le train de 13h11.

Repos !
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Vendredi 28 octobre 2005

Jeudi 27 octobre 2005
Journée heureuse. Des scènes de jeu du matin au soir. On s’est amusé comme des gamins. Notre bande de flics pouvait faire penser aux Brigades du Tigre. Il a fallu qu’on tourne le dernier plan pour que je sois enfin rassuré. Bien sûr qu’il existe, le Bauer !

Ç’aura été un tournage très agréable (en dehors de mes petites paranos habituelles). J’ai rarement rencontré une équipe aussi sympa et douée. Mais je ne vais pas distribuer des bons points ! Je suis simplement content.
Au vu des scènes auxquelles j’ai assisté, je suis certain que vous entendrez parler de « La désobéissance » à sa diffusion (je ne sais pas si c’est janvier ou avril mais je vous le dirai).
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Mercredi 26 octobre 2005

Mercredi 26 octobre 2005

Convoqué à 12h30, j’ai préféré profiter du transport d’un des comédiens pour me rapprocher du centre ville dès la première heure. Promenade urbaine faite d’enseignes familières, de librairies et de café en terrasse.

A midi trente, je revêts mon costume de Bauer dans lequel je vais rejoindre la cantine. Carlos m’apprend que la 33 est reportée à la fin d’après-midi.

Petite ballade digestive en attendant 16h. Il fait doux aux pieds de la cathédrale ensoleillée. Des grappes de touristes multilingues marchent au tempo des lourdes cloches. Désespérément, deux guitaristes  jazzent manouche. Nouveau café en terrasse. Le Monde a remplacé Libé. Dring. Encore Carlos ! La 33 a été raccourcie, tu n’y es plus. Désolé.

 

La parano se met en route. Décidément, mon Bauer ne plaît pas ! Retour immédiat sur le plateau. La situation met mal à l’aise. Heureusement, Patrick Volson trouve les mots justes et simples pour justifier la décision. Le sous texte raconte que la fin de tournage approche. On ne peut pas prendre le risque d’un retard sur le plan de travail. Mais au-delà de ces questions de temps, pour des raisons artistiques aussi, on ramasse les séquences, les épurant des scories et des redites. Il faut bien avouer que la phrase que j’avais à dire n’avait pas grand intérêt et n’apportait pas grand-chose. Pas plus à l’histoire qu’au personnage. Demain, en revanche, grosse journée en perspective avec de belles scènes.

 

Fin d’après-midi à flâner dans le parc de l’Orangerie. J’en profite pour aller me faire filmer par les centaines de caméras qui veillent sur les abords du Parlement Européen et du Conseil de l’Europe. Petit arrêt devant la cage des macaques. Pendant que Gaétan et Cyndie se livrent à d’invraisemblables acrobaties, Josiane épouille Roger qui s’emmerde ferme.

 

Vendredi, casting avec Françoise pour jouer un des hommes de main de Mesrine (qui sera interprété par mon ami Serge R.).

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Mardi 25 octobre 2005

Mardi 25 octobre 2005

Grosses journées sur « La désobéissance » de Patrick Volson. Le Bauer que je campe est assez fragile et semble dérouter. Comme un enfant, j’attends qu’on me dise « c’est bien ». Et ça ne vient pas.

 

Mais sur ce coup, je ne m’inquiète pas trop. J’ai le sentiment de pratiquer un jeu quelque peu bizarre, décalé, presque faux. Ça passe sur la longueur mais, quand on ne connaît pas, je comprends les interrogations (qui sont aussi miennes). J’ai bien conscience que tout le monde n’aime pas mais il m’est impossible de faire autrement.

 

Encore deux jours à Strasbourg. Mes collègues doivent me trouver bêcheur car je ne les accompagne plus dîner le soir. Il faut me comprendre. Pour la cantine du midi, ce sont des Pyrénéens qui nous mitonnent des plats très copieux, excellents et peu légers. Et comme, le soir, mes amis acteurs ont un goût très affirmé pour les bonnes tables alsaciennes (qui sont nombreuses) et pour le bon vin, je suis contraint de choisir entre kilos conviviaux et solitude linéaire. Bon, demain, je les accompagne quand même! Savoir ménager la chèvre et… le choux.

 

Le doublage d’Indigènes est avancé au 4 novembre. Ça approche, ça approche…

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Dimanche 23 octobre 2005

Dimanche 23 octobre 2005
J’ai une idée. Pour changer, je vais faire mon sac et prendre un train pour Strasbourg !

Des nouvelles du film de Philippe Ramos. On tourne en début d’été, en Suède. Quand j’étais au Maroc, sur Indigènes, je me disais que je me ferais bien un film qui se passe dans un couvent suédois rempli de religieuses. Oui, car dans les films de guerre, il n’y a que des mecs et ça lasse. Quelqu’un a dû entendre ma requête.

Petite précision : les considérations géographiques qui peuvent apparaitre au fil de ce journal ne reflètent en rien mon goût pour les contrées lointaines. On peut être content de voyager (je le suis parfois). Le déplacement peut conférer à celui qui se meut une certaine importance. Pour ma part, même si j'essaie d'en goûter les avantages, de satisfaire ma relative curiosité, rien ne me plaît plus que Paris et la marche en solitaire (à Paris ou à la campagne (où qu'elle soit)).
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Vendredi 21 octobre 2005

Vendredi 21 octobre 2005
Rentré plus tôt que prévu de mon tournage strasbourgeois. Daniel R., l’acteur principal a reçu un coup de fusil (pas une balle !) donné malencontreusement par un figurant déguisé en soldat allemand. Tournage arrêté, quelques points de suture, plus de peur que de mal. La journée d’aujourd’hui sera donc tournée jeudi prochain. Comme au même moment j’apprenais que ma journée de tournage sur le court métrage d’Olivier Volcovici était repoussée d’un jour, tout va bien pour l’agenda.

J’ai eu mes premières scènes avec texte (plus de trois phrases) et le tour que prend le personnage me plaît assez. Mais comme d’habitude, c’est passé par une étape d’angoisse et de doute qui n’a pas manqué d’entraîner chez moi une tension excessive. Tout va bien ! Je sens que je vais bien m’amuser avec ce Bauer qui ne ressemblera pas à celui que j’avais imaginé. Quel beau métier ! Ce qu’on tourne a de la gueule.

Concernant le petit message aux amis, comme me le rappelait une nouvelle vieille amie (allez comprendre !), l’absence d’appels prouve que soit je n’ai pas d’amis ou que si j’en ai, ils ne lisent pas mon blog. Mauvaise langue ! J’ai plein d’amis. Mais ils sont juste très occupés.
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Mercredi 19 octobre 2005
Mercredi 19 octobre 2005
Bon, ben je m'en vais reprendre un train pour Strasbourg, moi!

Depuis que je suis pas monts et par vaux, mon téléphone ne sonne plus que pour des confirmations de billets de trains ou des rendez-vous d'essayages costumes. Où êtes-vous, les amis?
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Mardi 18 octobre 2005
Mardi 18 octobre 2005
Dans les premiers aux ASSEDIC, ce matin. Il faut dire que je m'étais inscrit très tôt sur la liste d'attente (1h du mat et je n'étais pas le premier!). Depuis le mois d'août, j'ai entamé une démarche de révision de mon dossier. Résultat, on me réclame près de 500 euros. Mais je ne désespère pas.

Dans ma courte attente, j'ai croisé une personne qui me connaissait beaucoup plus que je la connaissais moi-même. Elle est monteuse et a travaillé sur plein de films dans lesquels j'ai joué (elle travaille aussi sur le téléfilm de Patrick Volson sur lequel je suis en train de tourner).

Les monteurs ont certainement un regard très aigü sur les comédiens. Ils passent leurs journées en les ayant sous les yeux, les voyant être mauvais dans les prises qui ne sont pas choisies. Ils connaissent toutes nos failles et travaillent à nous rendre meilleurs. Merci, les monteurs!

Je fais la post-synchro d'Indigènes le 8 novembre! Je vais enfin avoir un aperçu du film et faire tout pour rattraper ce qui peut l'être à cette occasion. Si cette étape sert à corriger des problèmes techniques (problèmes à la prise de son), elle permet aussi d'améliorer le jeu. C'est en tout cas comme ça que je perçois la chose. C'est ensuite au monteur son et au mixeur de faire des miracles!
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Dimanche 16 octobre 2005
Dimanche 16 octobre 2005
C'est bien d'être dans un appart sans fuite...
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