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Vendredi 28 septembre 2007
Vendredi 28 septembre 2007
Allez, pour ceux qui ne vont pas dans les commentaires ou ne cliquent pas sur les liens, je mets le petit passage me concernant dans le bel article d’Alain Riou, consacré à Indigènes et au documentaire de Rémi Lainé (Canal+ samedi 29).
« Enfin, ne l’oublions pas, le sergent Martinez, le petit blanc de l’escouade, Bernard Blancan, bordelais, une filmographie courte, mais une personnalité forte, et un joli blog régulièrement tenu, ou on découvre, entre autres que cet homme-mystère est aussi un sourcier. »
Hé bien, je suis hyper fier. Ça me va impec !

Cet après-midi, on a fait une lecture du court-métrage de Camille Bialestowski. Moment très agréable qui laisse présager un tournage comme je les aime. En plus, elle m’a demandé de faire la musique. Je vais donc descendre avec mes instruments et commencer la musique pendant le tournage. Elle est pas belle, la vie ?

Je suis allé chercher hier soir un gros scénario, des scènes à apprendre pour un long-métrage dans lequel, si je suis pris (c’est pas gagné, loin de là), je jouerais un Président de la République. Non mais ! Je préfère rester discret sur l’histoire. J’en parlerai un peu... si je suis pris.

Si vous habitez entre Paris et Pau, je vous survolerai demain matin, pour me rendre aux rencontres du cinéma français de Pau, aux côtés de Philippe Ramos et son Capitaine Achab.

Par Bernard Blancan
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Jeudi 27 septembre 2007
Jeudi 27 septembre 2007
Casting passé. Bien passé ? Je n’en sais rien. J’ai fait un essai, pas très convaincant, je crois. On verra bien. En tout cas, je connaissais le réalisateur (copain de copains) et les casting étaient vraiment gentilles. Un petit café ? Non merci, je viens de le boire ! Tu parles, j’arrive toujours avec une demi-heure d’avance. J’ai largement le temps d’aller en boire un pour laisser aux aiguilles de la montre le temps normal pour arriver à l’heure du rendez-vous.

Donc, là, je vais faire un petit compte-rendu à mon agent et attendre (sans rien attendre, en n’y pensant pas, en faisant autres chose, comme si ça n’avait jamais existé).

En ce moment, je suis en ébullition. Cela ne veut pas dire que je m’active, non. C’est intérieur. Je sais que j’ai un tour de chant le 7 et que je devrais répéter mais je ne le fais pas. Je trouve mille prétextes pour me distraire. Au fond, je sais que j’ai besoin de cette dose d’adrénaline qui va me faire déployer toute mon énergie. Je ne suis pas de ceux qui préparent patiemment. Il faut qu’il y ait urgence pour espérer sortir quelque chose. C’était pareil à l’école mais il ne sortait pas grand chose pour autant.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 26 septembre 2007
Mercredi 26 septembre 2007
Toujours bossant à mon doc. Toujours lisant. Préparant mon casting de demain. Toujours sourcier.

Deux jours de calme relatif. Vendredi, je bosse avec Camille B pour le court qu’on tourne à partir du 15.

Pendant ce temps, on tire sur les bonzes et on affûte les bombes pour l’Iran, si l’on en croît Sarro.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 25 septembre 2007
Mardi 25 septembre 2007
Suite à un problème technique sur over-blog, je n’ai pas eu accès à l’administration. D’où, mon silence.

Journée de la veille :
Déjeuner avec le copain éditeur qui me prend pour un fou (genre Artaud).

Après-midi studieuse à lire pour alimenter mon projet de documentaire.

Reçu un texte pour casting jeudi. Un flic.

Le soir, théâtre à l’Atelier pour un remarquable Van Gogh à Londres mis en scène par Hélène Vincent.
Comme dans ces soirées on rencontre toujours des gens, on m’a invité à montrer au plus vite un DVD d’Enfin Disponible pour amener le spectacle dans le théâtre parisien qui me semble le plus approprié. Le théâtre vous rattrape toujours…

Aujourd’hui.
Ce matin, à la radio, j’ai entendu que Kouchner faisait son footing avec Sarko et l’acteur Dom Quichotte à deux doigts de répondre positivement à une demande d’intégrer le gouvernement comme chargé de mission.

Collaborer ? Rester dans l’opposition ? L’avenir nous dira qui a raison, qui est courageux. Pour l’instant, je trouve que les ralliés ont des allures d’opportunistes inconscients ou de préretraités partant dans un dernier voyage dans les arcanes du pouvoir . Mais j’ai mauvais esprit.

Vive celui qui sait ce qui est bon pour nous! Avé le petit gesticulateur pourfendeur de régimes spéciaux, distributeur de cadeaux fiscaux aux riches, de tests ADN aux sans papiers, de franchises aux malades! Vive l’ordre juste ! Vive le libéralisme salvateur !

En même temps, si l’on espère le pouvoir… pour l’instant, ce n’est pas du côté du PS qu’il faut mettre ses billes. Mais j’ai mauvais esprit.

Vive Jeanne d’Arc ! Vive François Grosland !

Sans dec, on est malbarr…
Par Bernard Blancan
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Lundi 24 septembre 2007
Lundi 24 septembre 2007
Quand j’étais petit, c’est Michel Roux dans Au Théâtre ce Soir et Jean-Claude Drouot dans Thierry La Fronde qui m’ont donné envie de devenir acteur. A ces âges, on n’a pas les goûts les plus sûrs.

Plus tard, quelques spectacles vous nourrissent en profondeur. Un acteur sur scène peut vous inspirer à  jamais. Vous captez quelque chose d’essentiel qui résonne en vous, que vous vous appropriez. Ainsi, dans la construction de mes personnages, je me suis nourri de quelques rencontres de cet ordre : Marcel Marceau, Laurent Terzieff, Carlota Ikéda (théâtre No), Jacques Tati, Buster Keaton…

Quand j’ai reçu le prix du public à Contis pour mon premier court-métrage, j’ai rencontré Maria, une des femmes du fameux mime. La vieille dame était séduite. Je lui racontais mon admiration pour Marceau, le spectacle que j’avais vu, les Enfants du Paradis…

Qu’à cela ne tienne, lors d’un passage du mime à Bordeaux, la dame a tenu à ce que je l’y accompagne et que j’aille le saluer dans les loges à la fin du spectacle. Je n’aime pas trop ça. Je n’avais rien à dire à ce monsieur et je ne pense pas que l’admiration apporte quoi que ce soit à l’admiré. L’admiration est souvent un rapport de soi à soi. Néanmoins, ce fût fait.

Pour m’assurer encore davantage de son amitié, alors que je suis revenu jouer un spectacle à Contis, Maria m’a offert le jonc (canne) de Stan Laurel. Il l’avait offerte à Marcel Marceau lors de sa carrière américaine.

Depuis, je garde cet objet précieusement, comme un talisman, un objet magique, un cadeau sans prix.
laurel.jpg
Par Bernard Blancan
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Samedi 22 septembre 2007
Ce 22 septembre, comme disait Brassens
Hier, un copain m’appelle pour le remplacer pour 4 dates en Suisse sur un spectacle qui est en train de se monter. C’était juste le rôle principal avec une tartine de texte et ça tombe pendant un tournage que je ne peux déplacer.

C’était pourtant la configuration théâtre/cinéma presque idéale : tu joues sans avoir été bloqué pendant le mois de répétition. Mais voilà, même comme ça, ça coince !

Ce matin, je vais bosser sur le projet de doc. Et cet aprem, promenade sourcière en famille et amis. L’automne commence mieux que l’été.


PROGRAMME SEPTEMBRE/NOVEMBRE

29/09 INDIGENES sur Canal

30/09 CAPITAINE ACHAB de Philippe Ramos. Rencontres du cinéma français de Pau (j’y serai).

07/10 CHANSONNETTES Tour de chant près d’Aurillac.

11/10 ENFIN DISPONIBLE à Blanquefort (33)
16/11 à Canéjan (33)
17/11 à Rochefort (Claire et Jean-luc seront dans la salle)
27/11 à Toulouse
29 et 30/11 à Loos en Gohelle (dans le Nord).


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Par Bernard Blancan
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Vendredi 21 septembre 2007
Vendredi 21 septembre 2007
Vous vous souvenez, l’émission d’Arlette Chabot. On y parlait banlieue, histoire, Indigènes. Un jeune banlieusard était intervenu avec véhémence. J’avais retrouvé cet intervenant sur mon Myspace. Salut copain, tu te souviens ?!

Il y a deux jours, un mail de lui : tu peux me filer les coordonnées du réalisateur d’Indigènes ? Heu… c’est à dire que… Je lui donne le nom de la boîte de prod, l’arrondissement, le nom de Rachid, les deux petits éléments qu’il peut glisser dans sa lettre. Mais évidemment ni le mail ni le téléphone.

Hé bien, en retour, le gentil garçon me répond que c’est toujours pareil en France, les mecs se la pètent, se donnent de l’importance… Pfff, le racisme n’en a pas fini !

Sinon, le scénario des Larrieu est jubilatoire !
Par Bernard Blancan
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Mercredi 19 septembre 2007
Mercredi 19 septembre 2007
Hier, j’ai reçu un coup de fil de Rachid B. On devrait avoir une version du scénario du prochain d’ici un mois ou deux. Hé hé hé !

Hier soir, j’étais à la projection d’un documentaire réalisé par une comédienne et dans lequel elle est partie prenante filmée. Beau film! Quelque chose à voir avec mon projet.

Aujourd’hui, c’est l’acteur qui était en scène. Super journée dans ce court-métrage pour 13ème rue. Ça n’a pas été facile. Mais un bon moment. Il en restera un petit rôle qui se remarque (ceux auxquels j’ai été habitué). Mon homme en noir fait peur au début puis devient complètement loufoque. Ça devrait être drôle. Diffusion en novembre à l’occasion des dix ans de la chaîne câblée.

Heu, oui, je sais, le titre n'a rien à voir avec l'article mais il est en relation avec un paragraphe que je n'ai pas écrit.
Par Bernard Blancan
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Mardi 18 septembre 2007
Mardi 18 septembre 2007
Demain, je ressors le costard. Pour jouer un Homme en noir. Je ne porte ce type de vêtement que pour jouer.

J’ai reçu une pièce que je dois lire. On m’en avait proposé une autre le mois dernier. Mais voilà, je ne peux pas faire de théâtre. J’ai déjà du mal à gérer mon propre spectacle. Comme je suis encore dans la phase où je laisse la priorité aux tournages, pas possible de me lancer dans des productions théâtrales. Elles nécessitent de s’engager très en avance tandis que les tournages tombent au dernier moment.

Pourquoi ne pas choisir de faire du théâtre pour un temps, vous demandez-vous ? Parce que j’ai la chance de tourner et que je ne sais pas encore combien de temps ça va durer.
Je me balade parfois avec une copine actrice dont vous connaissez tous le visage. On ne fait pas un pas sans que quelqu’un se retourne sur elle ou vienne lui dire qu’il l’a vue dans tel ou tel film. Oui mais voilà, cette même copine est obligée, régulièrement, d’aller bosser comme vendeuse car elle ne tourne pas assez.

On est vite mis au rebus, dans ce métier. Ou encore, utilisé avec parcimonie si l’on ne fait pas partie de la petite cinquantaine de comédiens que l’on voit dans tous les films. A ce niveau, ces acteurs sont des produits considérés à tort comme vendeurs. Les productions se montent sur cette petite cinquantaine de noms. De temps en temps, un nouveau ou une nouvelle surviennent. Et ce sont d’autres qui disparaissent. On est en pleine loi du commerce.

Regardez comment on a construit commercialement la coupe de monde de rugby. Ce sport ne concernait que des populations très ciblées régionalement. Les gros annonceurs publicitaires, croyant aux possibilités d’un bon parcours de l’équipe de France, ont vu l’aubaine que représentait une surmédiatisation de l’événement. Le sport fédère et s’appuie sur le sentiment national. Il fait vendre. Même Sarkosy a senti qu’il y avait un truc à jouer. Laporte au Gouvernement !

On a organisé deux matchs contre les anglais un peu avant, on a choisi quelques joueurs pour en faire les héros (qui connaissait Pelous, Chabal ou Elisalde il y a trois mois ?) et on a bombardé des kilomètres le jingles avec force ralentis et musiques de péplum. Imaginez la gueule des annonceurs, le soir de la défaite contre l’Argentine ! Imaginez le champagne contre la Namibie. On devine aisément les stratégies publicitaires de repli. Si les français s’avèrent mauvais, on les ridiculisera, leur préférant les All Blacks, l’équipe en noir, celle des surhommes, celle qui fera rêver le client.

Les acteurs, à leur échelle, c’est la même chose. Pour ma part, après le prix à Cannes, lors de la médiatisation d’Indigènes, j’aurais pu devenir un produit vendeur (un acteur qui croule sous les scénarios). Parfois, il suffit de moins! Mais ça ne s’est pas fait. Noyé dans les 5. Pas une gueule qui accroche la ménagère ou le bobo. Pas l’humour télévisuel (rassurez-vous, ma gueule et mon humour me vont très bien).

Et pourtant, je tourne. Pour d’autres raisons, j’espère. Alors j’en profite. Je ne laisse passer aucune chance. Pas question de bloquer mon agenda. Pas de théâtre pour l’instant. J’aurai tout le loisir de m’y consacrer (avec grand plaisir, d’ailleurs) quand je n’aurai plus d’attente dans le cinéma… ou si, devenu une marque, je pourrai dire sans sourciller « désolé mais pendant un an, je fais du théâtre !».

Ce n’est pas de l’amertume. Juste du réalisme. Connaître sa juste place permet d’avancer.

Par Bernard Blancan
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Dimanche 16 septembre 2007
Dimanche 16 septembre 2007
Premiers mots jetés sans savoir ce que je vais raconter… Alors… Rien de très professionnel en tout cas. Le week-end, il ne se passe pas grand-chose. Bon, je pourrais vous raconter que des copains m’ont fait un anniversaire surprise décalé. C’est vrai. Pour le reste, flânerie d’une journée d’été égarée en septembre.

J’ai essayé, ce matin, d’écouter les conseils de Garlo sur l’arpège de Douce Solitude. Rien à faire, ça chamboulait tout. Tout à refaire. C’est ça la musique. Tu changes un élément et c’est toute la structure qui s’écroule. Surtout quand tu avais tout échafaudé justement à partir de cet élément. On y reviendra. En tout cas, l’approche du fameux mini tour de chant fait que, l’air de rien, je me branche musique tous azimuts. C’est comme ça qu’il se fait, le travail : l’air de rien.

Pour faire mentir mon premier paragraphe, je viens de recevoir un coup de fil me proposant un petit rôle dans le prochain film des frères Larrieu. On est dimanche soir, 21h30. Me voilà tout joyeux. Des années que j’attends qu’ils me proposent un petit truc ! Vingt ans qu’on se connaît. Chaque fois qu’ils font un film je me dis « tiens, j’aurais pu jouer ce rôle ». D’autant qu’un des personnages d’un court métrage de leurs débuts s’appelait Bernard Blancan. Il était joué par… Yves Caumon.

Comme quoi, c’est pas mal de commencer un article sans savoir ce que l’on va y mettre. C’est un peu comme quand des invités n’arrivent pas et que quelqu’un dit « passons à table, ça les fera venir ! ». Ça ne coupe jamais : ils déboulent.
Par Bernard Blancan
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