Mode d'emploi : J'écris au jour-le-jour, à la première personne, depuis 2004, pour témoigner d'une vie d'acteur sur le long terme, m'obliger à ne pas oublier, le parcours, l'écriture, tisser un
lien avec des lecteurs grâce aux commentaires. C'est imparfait, parfois inutile, souvent à côté. On verra bien.
Voilà justement le type d'écrit je veux éviter. C'est genre "je me prends au sérieux" un peu niais. Quand je fais un truc comme ça dans un article, je le laisse car c'est le jeu du journal.
Si la lucidité éveille l'orgueil, j'efface. Bonne lecture!
Heu... si vous cherchez de l'intimité, de la vie privée, vous serez déçu.
Dimanche 31 août 2008
Quand on rentre à la maison après une semaine, le facteur est toujours passé. Les impôts qui déboîtent et le contrat où tu vois bien que tu seras mal payé mais avec La Fameuse Participation (dont
tu sais que tu ne toucheras jamais un seul centime). On peut dire que c’est vraiment la rentrée !
Alors, merci Pascale de nous avoir mis le lien sur le Trio Joubran. C’est super, non ?
Voilà, c’est vraiment Adieu Gary Cooper, cette fois. J’aurai poncé mon volet et exprimé différents états de déprime, colère, nostalgie, rien qu’avec les yeux. Le 8, je pars jouer le kéké dans No
Pasaran. Un autre registre, plus bavard.
Jeudi 28 août 2008
Un coucou de Grenoble où je suis venu rencontrer un sourcier. Au retour, je m'arrête au palais du facteur Cheval. Hé oui, je suis en repos aujourd'hui. Un vrai touriste !
Demain, je raconte davantage avec le wi-fi du tournage.
Mercredi 27 août 2008
Hier, c’était vacances. Je me suis fait les gorges de l’Ardèche et divers petits villages. Très surfait les gorges de l’Ardèche ! A moins d’emprunter l’autoroute des canoës oranges en dehors des
heures de pointe.
Un copain réalisateur m’a proposé de venir faire un jour ou deux dans son film. Et voilà…
Allez, aujourd’hui, mon personnage va être plus sympa.
Lundi 25 août 2008
Qui nous transporte ? Géraldine ou Éva ? C’est Éva ! Merde, elle conduit super mal. Elle est speed comme c’est pas permis.
Je prends le commentaire comme une vision de macho et embarque dans la voiture d’Éva, en prenant soin, néanmoins de monter à l’arrière, côté chauffeur. Dès la première manœuvre, je comprends de
quoi il voulait parler en disant qu’elle était speed.
La route qui conduit au décors et une petite route de montagne, pleine de lacets. De ma place, je peux voir le compteur. Ce qu’il affiche ne me rassure pas mais la jeune femme semble sûre d’elle.
Après tout, elle a le droit d’avoir une conduite nerveuse ! Mais mon amusement laisse place à une réelle inquiétude quand un virage en épingle à cheveux voit notre voiture froler le bord dans
un désordre évident. Visiblement, elle ne maîtrise pas vraiment. Pourquoi ne pas ralentir si elle n’est pas sûre d’elle ? Je n’en sais rien. Un peu plus loin, dans la traversée d’un village qui
interdit tout croisement, elle s’engage fermement et rapidement alors qu’un véhicule nous fait face en montée. Heu… dans le code de la route il est précisé que ceux qui montent ont la priorité…
Bien obligée de s’arrêter devant la voiture qui ne lâchera rien de son bon droit, voilà notre Éva lancée dans une marche arrière. Et là, force est de constater qu’elle n’est pas foutue de retrouver
la droite de la route. Heureusement, la conductrice d’en face est une habituée du coin et nous parvenons à nous extirper de cette difficulté.
Ouf, nous regagnions une départementale, bien droite ! Mais tout danger ne semble pas être définitivement écarté car Éva se lance dans un dépassement. Allez Titine ! La voiture a du mal a être plus
rapide que celle que nous tentons de dépasse. Face à nous, une voiture et un camion qui se rapprochent inexorablement. Au point limite, Éva n’a d’autre choix que de faire une queue-de-poisson à la
golf qu’elle dépassait avec peine.
Je ne conduis jamais à Paris. Que sur les tournages. Là, ça faisait huit ans que je n’avais pas pris le volant mais, rassurez-vous, j’ai pris dix heures de cours de conduite avant de partir… Mais
je n’ai jamais eu d’accident, nous dit-elle, toute fière.
Ce n’est pas une légende. Éva conduit comme un pied. Elle est dangereuse, même.
Ce matin, j’ai tourné. Je ponce en gros plan. Je ponce, donc j’essuie.
Vendredi 22 août 2008
Nouvelle demi-journée de répète et Bouzigue a trouvé son costume, ses lunettes. On sait déjà qu’on va bien s’amuser avec le cousin Maxence. C’est Cyril Lecomte qui va jouer le rôle. On l’a vu dans
Travail d’Arabe, par exemple et dans Peau d’Homme Cœur de Bête (de vieux et beaux souvenirs…).
Tout à l’heure, après un petit saut dans le 15ème pour la fameuse visite médicale des assurances du cinéma, visionnage d’une étape de travail du documentaire de Mathilde pour lequel je fais la
musique.
J’ai encore trois rendez-vous de sourcier. Ça n’arrête pas.
Un petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Solveig Anspach (la réalisatrice de Louise Michel mais aussi de Haut les Cœurs…), son dernier film est encore en salle : Back Soon, une comédie
Islandaise complètement déjantée dans laquelle une oie a bouffé un portable. La comédienne principale (qui ne l’est pas dans la vie) est incroyable !
Si j’en juge au trac que j’avais avant la répétition (pendant, super zen…), le film va être bien. Je parle de No Pasaran. L’occasion de croiser la réplique avec un acteur que je ne connaissais pas
encore. Mon personnage s’appelle Bouzigue. C’est un garagiste frimeur et fort en gueule.
Première répet le jour de ma fête, premier jour de tournage le jour de mon anniversaire. Hé bé…
Hier, je suis enfin arrivé à faire une musique (qui plaît beaucoup, en frime… heu, en prime).
Mardi 19 août 2008
Aujourd’hui, j’ai encore fait le sourcier dans le sud de Paris. C’est sympa, comme boulot. Il y a pire. Mais bientôt je vous raconterai la folle histoire d’un puits…
C’est demain que ça commence. Deux jours de répétitions pour No Pasaran, une visite médicale le vendredi et pfuit, dimanche, je retourne sur Adieu Gary Cooper !
Je n’ai pas fait une note de musique alors qu’il y a urgence. Sans doute pas assez urgence pour ma créativité qui se shoote à l’adrénaline.
Lundi 18 août 2008
Hier soir, je suis allé au cinéma. J’ai vu la bande annonce du Bacri/Jaoui. Tiens, il y a Jamel ! ça a l’air bien.
Dans le monde, il y a les envieux et les généreux. Mais on est tous un peu les deux. Et au moment de la BA, je faisais partie des envieux. C’est pas bien ! Bon mais tout ça est chargé pour moi.
D’abord il y avait eu ce moment où on (je dirai pas qui) m’avait dit « tiens, j’ai appris que tu allais tourner dans le prochain Bacri/jaoui ! ». Et puis le temps m’avait appris qu’il y avait eu
changement de programme. Et puis se rendre compte qu’on n’est même pas au jus, qu’on n’a aucune nouvelle des frères de palme. Le cinéma est une grande famille aux liens mouvants et élastiques…
Mais quittons là le monde des envieux et commençons plutôt la journée sur les résolutions de rentrée.
- un petit régime (sans footing)
- monter une boîte de sourcier en janvier 2009 pour remplacer les ASSEDIC que je ne touche de toute façon pas.
- Finir les musiques
- Me remettre au docu
- Écrire des chansonnettes
- Ne plus jouer les petits rôles s’ils ne se remarquent pas sous prétexte de faire plaisir
- Ne plus reculer devant la liste des coups de fil à passer
- Être beau et intelligent (il y a des stages ?)
- Toujours m’amuser à tourner (sinon, c’est pas la peine)
- Bien faire mon travail
- Convaincre Ségolène Royal de laisser la gauche tranquille
- Décrocher un César en 2010 (ça c’est secret)
- Être un bon père
- Faire la vidange
- Écrire des articles intéressants dans le blog
- Rester curieux (dans tous les sens du terme)
- Comme je ne pourrai pas tout faire, faire des choix
- Et tout ce que je ne dis pas…