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Mardi 29 juillet 2008
Désolé mais je suis en vacances, avec piscine et cigales, sans Internet.

On se retrouve vite !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 25 juillet 2008
Vendredi 25 juillet 2008
Putain, quand t’arrives à la bretelle du Zénith, t’as un bouchon de deux kilomètres ! Tout ça pour ces cons qui vont au spectacle. On est dans une république bananière, on laisse faire n’importe quoi. L’homme qui s’exprime ainsi est buraliste.

Pfff, encore les jeudis nîmois avec leur musique partout. J’en peux plus. Quand ça commence, leur truc, j’ai envie de pleurer ! C’est la dame de la papeterie journaux qui s’exprime.

N’empêche qu’hier soir, j’ai vu un spectacle de flamenco… j’avais envie de pleurer, tellement c’était beau.

Ce matin, j’ai revu le buraliste qui trônait devant la terrasse de son voisin glacier. Tu veux une glace ? Non. Je suis en contemplation. Plus je regarde tes glaces et plus ça me fait penser à des falaises. Tu vois, des falaises bouffées par la mer, en bas.

Un artiste qui s’ignore ! À moins qu’il s’agisse d’une envie de suicide…

Bon, je file à Beaucaire où les organisateurs du festival m’offrent une visite de la vieille ville. Il faut faire vite avant la sortie annuelle des 100 toros (sauf Fabrice…).
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 24 juillet 2008
Jeudi 24 juillet 2008
La journée d’hier a commencé tranquillement et sans doute un peu trop tôt. Petite balade dans Nîmes. Je me suis ensuite posé à la terrasse d’un café pour écrire un texte sur le trac que m’avait commandé un copain bordelais qui veut rassembler textes et photos sur le sujet. C’est très plaisant de faire l’écrivain. J’ai raconté l’épisode « grand moment de solitude » sur le tournage de Bernard Stora, cette histoire de réplique qui s’emmêle les pinceaux, un peu comme celle que j’ai racontée hier.

Le midi, j’avais rendez-vous avec une personne du coin pour la préparation de mon documentaire. Une dame rencontrée sur un forum spécialisé. Au programme, déjeuner puis visite de la crypte de Saint-Gilles pour repérage des veines d’eaux souterraines et points d’énergie. Je voulais surtout voir le type de travail que font certains, au-delà de la simple recherche d’eau. Comprendre comment et pourquoi ils le font. Je sais, difficile de ne pas imaginer que ça sent le plan drague à deux balles. Désolé de vous décevoir, pas besoin d'alibi pour draguer.

Comme parfois, le hasard s’en est mêlé pour compléter mon emploi du temps. Nous étions au restau quand entre Mathieu Simonet (Caporal Leroux dans Indigènes). Il était avec le staff du tout nouveau festival de cinéma de Beaucaire. Il avait été invité pour y présenter justement Indigènes. Qu’est-ce que tu fais ce soir ? ça serait super que tu viennes ! Hé bé d’accord.

Excellente soirée beaucairoise. Repas avec Mathieu, sa Simonette et l’équipe du festival (des gars qui ne se la pètent pas), présentation du film au casino devant un public dont un bon tiers avait déjà vu le film et dernier verre sur la vieille place. J’y retourne vendredi matin pour une visite guidée de la ville par des amoureux de celle-ci.

Dans le courant de la journée, j’avais reçu un coup de fil. Et si on tourne demain la séquence de samedi, ça te va ? Super, oui ! On te confirme ce soir. Ok ! Quand le téléphone a sonné à Beaucaire, c’était pour m’annoncer que finalement, ils n’avaient pas réussi à faire ce changement. Pas grave, je ne m’ennuie pas !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 22 juillet 2008
Mardi 22 juillet 2008
« Vous aurez du temps, cet après-midi ? Ça nous avancera que vous alliez choisir le carrelage et le plancher ». Je savais que j’aurai du mal à la dire, cette réplique !

Non, parce que le cerveau il apprend mais il imprime qu’il y a une faute. Alors, au moment de sortir la phrase il y a le clignotant qui se met en marche et vous empêche de sortir les mots au bon moment. Ça se bouscule au portillon. Il aurait fallu écrire ça nous avancerait que vous alliez… ou encore, ça nous avancera si vous allez… mais pas ça nous avancera que vous alliez.

Vous me direz, mais c’est pas compliqué de corriger une bonne fois pour toutes, de faire le choix de la bonne formulation, en informer la réalisatrice et puis voilà ! Je sais. Mais je ne l’ai pas vue avant de tourner. Alors je lui ai juste dit, au dernier moment que j’allais dire ça nous avancerait. Mais c’était trop tard. Le cerveau n’avait pas eu le temps de gommer les incertitudes. Et plusieurs fois, j’ai buté. Pffff…

Bon mais j’avais mes 9 heures de décalage dans les pattes, dans la tête…

Pour m’aider, je m’étais engueulé juste avant avec une assistante (non, je sais, je ne gueule jamais d’habitude). En arrivant sur le plateau, on m’avait remis un plan de travail (agenda des journées à venir). Je profitais d’un moment d’attente (de cinéma) pour y jeter un œil, histoire de voir l’ordre des séquences d’après-demain. Et là, stupeur ! Je devais tourner aujourd’hui, jeudi et vendredi or, le plan de travail m’informe que je tourne samedi (jour de l’arrivée de mon fils et de ma copine pour notre début de vacances) et le 31 juillet (en plein dans les vacances). Sans déconner ! C’est quoi ce truc ? On ne me prévient pas, ne m’appelle pas, ne me demande pas mon avis. Je suis quoi ? Un numéro sur un plan de travail que l’on déplace au gré de je ne sais quoi ? Colère. Coup de fil à mon agent. Explications avec le directeur de production, le premier assistant. C’est un oubli. On est confus.

Hé bien, on va se démerder avec ça. On se démerde toujours avec tout.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 21 juillet 2008

Lundi 21 juillet 2008
Comme une lettre à la poste ! Une lessive vite fait, trois factures et deux contrats, deux mots à la concierge, d’autres à la copine et c’est parti pour Gare de Lyon. Demain, je suis Rémi. Et remis du voyage, j’espère…

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 19 juillet 2008

Samedi 19 juillet 2008
Hé bien, ça y est ! Rochefort est gravé sur la pellicule. Ce sera un personnage quelque peu étrange. Mais j’aime bien, je crois.

Les premiers retours sur Louise Michel de la production et de la chaîne sont bons. Il est vrai que chaque journée, chaque plan, semblent apporter leur dose de réussite. C’est magnifique, dit souvent Solveig. Et elle n’est pas du genre à se contenter du moyen.

Très frustré de rentrer si vite, le travail fait. 22.000 kms parcourus et ne pas prendre le temps de visiter, ne serait-ce que l’Ïle des Pins…

Demain matin (ce sera ce soir pour vous), je reprends l’avion pour Tokyo et lundi matin, ce sera Paris. Pas le même paysage.

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Mercredi 16 juillet 2008

Mercredi 16 juillet 2008
Encore une bonne journée de tournage avec sans doute mes plus grosses scènes de jeu. J’en viendrais presque à regretter que Rochefort s’évade si vite.

En même temps, il vaut mieux car le tournage de Catherine Corsini avance ma prochaine date. Ce qui veut dire concrètement que j’atterris à Paris lundi matin à 4h30 (après vingt et quelques heures de vol et mon décalage horaire de neuf heures) pour reprendre un train l’après-midi même pour Nïmes. Je vous raconte pas comment je vais être décalqué pour jouer mon Rémi ! Quand j’ai expliqué que d’avancer d’un jour n’était pas forcément la meilleure idée qui soit, je n’ai pas été entendu. Le seul problème que se posait l’assistant était la possibilité de retard de l’avion. L’aspect humain, il n’en avait rien à foutre.

Bon, enfin, c’est comme ça. De toute façon, je m’en sortirai et tout le monde sera content (sauf moi, peut-être).

L’autre jour, Guy demandait quel serait mon été. Hé bien, la réponse est simple. Donc, retour, départ pour Nîmes, une petite semaine en tournage. Puis je prends une semaine de vacances, après quoi j’enchaîne sur un autre film (Adieu Garry Cooper) puis autre semaine de vacances, puis fin Garry Cooper. Premier septembre, No Pasaran pour une vingtaine de jours de tournage. Le 7 octobre, départ pour deux mois de tournage avec Suerte. Ça nous conduit donc à décembre. Février, quatre mois de tournage avec rachid B.

Je me fais à l’idée que, pour quelques mois, je n’habite plus chez moi. Je suis un saltimbanque. Une nouvelle organisation de vie s’impose. Premier effet, je commence à m'approprier les chambres d'hôtel.

Heureusement qu’il y a Internet et le téléphone, sans quoi on aurait tôt fait de disparaître.


Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 15 juillet 2008
Mardi 15 juillet 2008
Peu de temps pour écrire sur le blog. Levé à 4h30 pour partir au tournage, retour à 18h30. Courses faites, repas préparé, réponses mails, il reste très peu de temps avant un coucher aux alentours de 21 heures. Le tournage, en tout cas, se passe de façon fort agréable.

La première journée fût celle de notre arrivée puis débarquement en chaloupes dans la belle baie de Païta. Aujourd’hui, c’était la suite. L’appel, le règlement et les premiers actes de rébellion de Louise Michel. Mon personnage s’installe peu à peu, avec son regard distant, un brin cynique. Très intéressant à jouer !

Je profite également de ces instants pour interroger les figurants présents sur leur motivations d’être venu s’installer en Nouvelle Calédonie. En tout cas, aucun de ceux que j’ai rencontré n’a envie de repartir ou éprouve une quelconque nostalgie de la France. J’ai même rencontré un sourcier radiesthésiste magnétiseur. Comme moi. Des enseignants, entrepreneurs, ingénieurs, projectionnistes de cinébrousse, patron de bar, comédiens… Des gens très attachés au caillou.

Tiens, il pleut. Bon, allez, j’arrête là, il faut que je mange avant de me coucher (et revoir mon texte pour demain).
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 13 juillet 2008

Dimanche 13 juillet 2008
Demain, il y en a qui vont se la couler douce (sauf ceux qui vont au défilé). Hé bé, moi, demain, enfin je bosse !

Ça commençait à bien faire ces vacances à Nouméa avec interdiction de bronzer !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 12 juillet 2008
Samedi 12 juillet 2008
Il y avait bien longtemps que je n’avais glandé de la sorte. Hé bien, ça fait du bien !

Un peu de musique quand même, un œil, de temps en temps sur le texte, et puis des promenades. Mais de retraité. Quand je suis en tournage, même si je ne tourne pas, je ne peux pas faire comme si j’étais en vacances. En général, je reste dans un périmètre proche du lieu de travail. Si on avait besoin de moi… S’il m’arrivait quelque chose… Papi, quoi.

Hier soir, à l’occasion d’un pot de production, j’ai pu croiser une bonne partie de l’équipe. Ma foi, une équipe de tournage avec ses typologies mais d’abord fort sympathique. La chef opératrice s’étant fait une entorse à la cheville, j’ai essayé de lui imposer un peu de magnétisme. Ça n’a pas été miraculeux dans la minute mais j’en saurai davantage ce soir.

Voilà, pas grand-chose à raconter. Un peu de pluie dans la journée mais une grande douceur.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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