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Vendredi 30 juin 2006

Vendredi 30 juin 2006

Il est des jours vides. Un rendez-vous qui n’en finit pas dans ma future nouvelle banque. La composition d’une musique new age, un café avec une copine, un dîner avec une autre au cours duquel je vais rencontrer la productrice d’un film dans lequel je vais peut-être jouer. Je n’en ai pas parlé mais j’attends toujours que la réalisatrice me rappelle. Il s’agirait d’un super rôle… C’est tout ce que je peux dire. Et forcément, quand on attend, on a l’impression de ne rien faire. Même si en fait on est très occupé.

J’avais aussi un projet de réalisation de court métrage (sans vrais acteurs) et cette fois-ci, ça avance sérieux. Je suis en passe d’avoir un producteur (voire deux) et de sérieuses pistes de financement. Tant qu’il n’est pas déposé, je n’en dis pas davantage. Sauf que ce projet m’excite beaucoup et que ça va faire un malheur. Si, si, un malheur !

Tiens, pourquoi on dit malheur alors qu’on pense bonheur ? La langue est parfois étrange.

A propos de langue, avez-vous remarqué le dernier tic de langage branchouille ? Mais si, vous l’utilisez peut-être déjà. C’est l’emploi du mot « juste » devant un superlatif. Du genre, « c’est juste extraordinaire ! ». Hé oui, l’emploi abusif de superlatif ne suffisait plus, il fallait lui adjoindre une particule contrastante. Comme une pointe de rouge dans une masse verte. Juste, ça veut dire « un peu », « à peine », non ?

« C’est juste énorme » Traduction littérale : c’est à peine plus gros que gros. Alors qu’il faut comprendre : c’est exceptionnel. Mouais… Il semblerait qu’on aime bousculer les sens. D’ailleurs, à la place de « juste », vous pouvez dire « tout simplement ». Vous êtes juste des lecteurs géniaux !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 29 juin 2006

Jeudi 29 juin 2006

Pot des chiffres de « Un An ». C’est le rituel de la sortie d’un film. Producteurs, distributeurs, attachés de presse, une partie de l’équipe, se retrouvent autour d’un verre pour commenter les chiffres des premières séances. Ce sont eux qui conditionnent la vie d’un film. Dans le cas d’Un An, s’agissant d’une minuscule sortie (deux petites salles à Paris et quelques-unes en province), c’était le prétexte pour se croiser une dernière fois avant de laisser le soin au hasard et aux envies de guider les poursuites éventuelles.

 

Vie sociale très dense ces derniers temps, en même temps qu’un certain goût de vacances. Etonnant cet été qui a déboulé sans prévenir et qui se la joue comme s’il était là depuis trois mois !

 

Proverbe : Réveil tardif, article poussif.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 28 juin 2006

Mercredi 28 juin 2006

« Salut, je te présente Johanna. C’est elle qui organise la soirée. Ça te plait les soirées VIP ? T’as une carte ? ». J’aime croire que j’étais face en un duo de comédiens en plein happening. Mais ce n’est pas certain. En tout cas, à une heure avancée de la fête du cinéma, à la cinémathèque, j’ai cru que c’était de vrais gens, de vrais cons, et je leur ai répondu en étant aussi con qu’eux, sans recul, poli, presque affable. J’ai touché le fond !

Vous vous souvenez de l’article « je hais mon acteur » ? Hier soir, c’était pire. Nous étions des centaines à traîner, réalisateurs cherchant producteurs, acteurs cherchant réalisateurs, producteurs cherchant politiques, politiques cherchant des voix, photographes cherchant vainement des stars, célibataires en quête de compagnie d’une nuit, serveurs irascibles, épuisés de dégoût.

C’était la première fois que je participais à  ce genre de soirée pour rien. Je ne dirai pas que c’est la dernière sauf que pour la prochaine, j’irai en bande, pour rire, ou je n’irai pas. Au secours !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 27 juin 2006

Mardi 27 juin 2006

Ce matin, casting pour un petit rôle dans un film qui se remarque. J’ai assuré mais on est quatre dessus. Si le réalisateur préfère un gros, je suis mort…

J’en avais oublié un rendez-vous pour un essayage costume de « Capitaine Achab ». Mon personnage qui passe de chercheur d’or à artiste peintre prend de l’allure.

Ce soir, je cède à la tentation du pince-fesses de la fête du cinéma. Je dois y rencontrer une réalisatrice qui veut me proposer un projet.

Un comédien bordelais qui se lance dans la réalisation d’un court a pensé à moi en me voyant en photo dans Première. Comme quoi…

Sans les effets cannois, je réalise que je suis blindé de boulot pour presque deux ans. Mais 2004 présentait la même configuration quand trois projets ont été annulés. Bon, sauf que là, il y aura vraisemblablement un effet Indigènes. L’heure des choix va vite sonner !

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Lundi 26 juin 2006

Lundi 26 juin 2006

Juste une petite pause en cyber avant rendez-vous bordelais et retour à la capitale.

Le mot que j'ai le plus entendu hier soir à l'issue de la projection exceptionnelle d'Indigènes : impressionnant ! Les applaudissements ne trompaient pas. Les larmes du fils de tirailleur non plus. Il me tardait de voir le résultat sur un vrai public et je n'ai pas été déçu. Septembre s'annonce beau.

Concernant Scopitone, une tournée Aquitaine semble d'ores et déjà envisageable. Etrangement, tout devient possible...

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Samedi 24 juin 2006

Samedi 24 juin 2006

Il y a deux jours, je suis allé présenter "Un An" de Laurent Boulanger à Mont de Marsan (sortie nationale le 28/06). Au passage, Monsieur le Conseiler Général m'a remercié de prêter ma notoriété au festival de Contis. Notoriété... j'avais oublié. J'occupe chaque jour les colonnes de Sud-Ouest. Ma grang-mère va exploser sa collection.

Le film a visiblement quelque peu bousculé les spectateurs montois. Certains venaient y retrouver leurs Landes et les ont vues sous le regard d'un personnage égaré. C'était plus Leurs Landes...

Le lendemain, même exercice à Bordeaux. Accueil très chaleureux et familial à l'Utopia. Fatigants mais agréables, ces deux jours en compagnie de la petite équipe!

Ce matin, retour pour Contis. J'y faisais une lecture d'Occident de Rémy De Vos avec Véronique Beylaucq. Quel beau texte. Quel succès!

Après une sieste bien méritée, je vais me faire une soirée de festivalier qui n'a rien d'autre à foutre que voir des films, des spectacles et boire des verres.

Demain soir : avant-première incroyable d'Indigènes! Vous n'imaginez pas à quel point il me tarde de voir quel accueil le film va recevoir ici...

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Vendredi 23 juin 2006

Vendredi de juin

Absolument débordé. Juste un coucou d'un cyber de Bordeaux et demain des nouvelles de Contis. Promis!

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Jeudi 22 juin 2006

Jeudi 22 juin 2006

Contis et son charme familial. Cannes oblige, je suis un peu mis en avant et j'assume à moitié.

Drôle d'ambiance pour Scopitone. Manque de rythme. Un brin en force. Il va falloir que je me décide à vraiment bosser les chansons. Ce sont elles qui me donnent un trac fou. Je crois que je vais me monter un petit tour de chant, juste histoire de dépasser cette trouille qui handicape Scopitone.

La création que l'on va faire en février 2007, à partir de Scopitone, s'appellera "Enfin disponible". Renaud Cojo qui viendra poser son oeil espiègle sur la chose a déjà plein de bonnes idées...

Départ tout à l'heure pour Mont de Marsan et l'avant première de "Un an".

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Mardi 20 juin 2006

Mardi 20 juin 2006

Dimanche, fête à bb tranquille au Glob à Bordeaux. les copains étaient là. Ils ont projeté des images du millénaire passé. La difficulté réside, dans ce type situation, à trouver un temps à chacun... Merci Guy, Jean-Marie, Bruno, Monique, Jean-luc et tous ceux qui étaient de la fête!

Lundi, j'ai dû faire un aller/retour à Paris pour postsynchroniser trois séquences de Louis Page. Le soir même, hier soir, j'étais à Contis.

A peine eu le temps de mettre en place le matériel, faire quelques réglages et il a fallu redonner la salle à sa fonction premère : le cinéma. Scopitone c'est demain soir mais je viens d'apprendre que je n'aurai pas la salle pour répéter demain. Comme l'impression que ça va être encore à l'arrach'!

Je vous raconte demain soir ou jeudi matin.

Heu... Bip! J'ai la salle toute la journée de demain. On va assurer!

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 18 juin 2006

Samedi 17 juin 2006

Hier soir, il y eut une fête à Montreuil. Parti dans les derniers. Pris le train pour Bordeaux. Départ à la première heure. Peu dormi. Trop peu. Demain, il y aura une fête à Bordeaux. Aujourd’hui, repos.

Premier changement depuis Cannes : je me sens à ma place (il était temps !). Heu… je ne parle pas de mon entrée au panthéon des palmés. C’est plus général.

Me sentir à ma place ne veut pas dire que je me prends pour un acteur exceptionnel. Non, non, simplement que je suis acteur. Un acteur qui n’a plus à devoir le prouver socialement, ou passer pour un mythomane (chez le banquier par exemple mais également en des tas de circonstances : famille, voisins…).

Jusqu’alors, dans le regard des autres, de ceux qui ne me connaissaient pas, il y avait souvent un brin de curiosité, une touche de compassion, une pincée de « c’est cela, oui… » et une bonne poignée de « dans quel film connu vous avez tourné ? ». Comment voulez-vous rester serein si vous n’êtes pas un sage ?!

Pour certains, j’étais un figurant qui aimerait devenir acteur, pour d’autres un de ces nombreux artistes qui auraient aimé « percer ». Bref, systématiquement situé à la marge ou ailleurs. Et souvent imaginé dans une vaine quête de reconnaissance. Dans le pire des cas, je me lançais dans des explications, «  je ne fais pas ça pour être connu », voyant bien que les effets de celles-ci étaient rarement positifs. J’espérais qu’on admette qu’on puisse être acteur sans passer forcément chez Ardison ni faire la une de Paris Match…

Désormais, c’est clair : j’ai le diplôme ! Débancalisé, le Blancan ! C’est pas rien…

Après, l’histoire de ce prix, ça reste tout bonnement incroyable. Il y a bien sûr quelques jaloux dans le métier, quelques fâcheux qui rechignent à lâcher la moindre félicitation. C’est normal. Amusant, même. Mais à chaque fois qu’on me témoigne un bonheur partagé, ça m’en donne encore. Et puis, rassurez-vous, après la sortie du film, l’heure sera à la poursuite du travail, loin de ces considérations. Ne serais-je pas un goujat, si je boudais ces honneurs, ce bonheur éphémère ?

Quant à ceux qui, en lisant ces lignes, pensent « ça y est, il prend le melon ! », relisez vingt fois la fin du deuxième paragraphe et le début du troisième !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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