Vendredi 30 juin 2006
Il est des jours vides. Un rendez-vous qui n’en finit pas dans ma future nouvelle banque. La composition d’une musique new age, un café avec une copine, un dîner avec une autre au cours duquel je vais rencontrer la productrice d’un film dans lequel je vais peut-être jouer. Je n’en ai pas parlé mais j’attends toujours que la réalisatrice me rappelle. Il s’agirait d’un super rôle… C’est tout ce que je peux dire. Et forcément, quand on attend, on a l’impression de ne rien faire. Même si en fait on est très occupé.
J’avais aussi un projet de réalisation de court métrage (sans vrais acteurs) et cette fois-ci, ça avance sérieux. Je suis en passe d’avoir un producteur (voire deux) et de sérieuses pistes de financement. Tant qu’il n’est pas déposé, je n’en dis pas davantage. Sauf que ce projet m’excite beaucoup et que ça va faire un malheur. Si, si, un malheur !
Tiens, pourquoi on dit malheur alors qu’on pense bonheur ? La langue est parfois étrange.
A propos de langue, avez-vous remarqué le dernier tic de langage branchouille ? Mais si, vous l’utilisez peut-être déjà. C’est l’emploi du mot « juste » devant un superlatif. Du genre, « c’est juste extraordinaire ! ». Hé oui, l’emploi abusif de superlatif ne suffisait plus, il fallait lui adjoindre une particule contrastante. Comme une pointe de rouge dans une masse verte. Juste, ça veut dire « un peu », « à peine », non ?
« C’est juste énorme » Traduction littérale : c’est à peine plus gros que gros. Alors qu’il faut comprendre : c’est exceptionnel. Mouais… Il semblerait qu’on aime bousculer les sens. D’ailleurs, à la place de « juste », vous pouvez dire « tout simplement ». Vous êtes juste des lecteurs géniaux !
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