Cabourg. Sa promenade Marcel Proust. Son Casino. Quand nous avions fait l’avant-première d’Indigènes à Caen, nous avions dormi au Grand Hôtel de Cabourg. Le Grand Hôtel… rococo feutré, terrasse sur mer, lumière bleutée et infiniment douce d’un jour naissant, des mouettes dorment, un banc, le ciel glisse dans l’eau et l’horizon s’efface… Hum, pardon ! Bon, laissons la nostalgie et les histoires d’anciens combattants aux vieux retraités !
Hé bien, Doom-doom, ça valait le déplacement ! Très content du film. La forme est branchée, vive et efficace. L’écriture maligne, pleine d’autodérision, aussi noire pour l’humour que pour le genre, déclenche un rire complice. Beaucoup de morts, jamais de gore. Les acteurs sont bons et s’amusent autant que les réalisateurs.
Pour ma part, j’y traîne une dégaine de mafieux juif, cheveux rasés, col roulé noir, expressions figées. Pas mal, le Blancan, là. Et je ne le pense pas souvent… En lisant le rôle, il me paraissait évident qu’il fallait que je le joue à l’américaine. Et je ne savais pas si j’en étais vraiment capable. Ça demandait une tenue, de l’assurance, une économie d’expressions. À peu près le contraire de ce que je dégage dans la vie. Hé bien, ce fût un sacré exercice. À renouveler !
Voilà, c’est Doom-doom, c’est trois épisodes de 30 minutes et ça commence ce soir à 22h30 sur Canal. Je crois qu’il y a plusieurs diffusions.
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