Rémunération de l'auteur

Mercredi 31 mai 2006
Mercredi 31 mai 2006
Petit café Libé matinal. Survol du canard. Page rebonds, la quotidienne de Machin Truc : « Je hais les acteurs ! ». Il parle de nous ! Avec la posture hautaine, marque de fabrique de ce quotidien bourgeois, l’auteur balance sur Cassel et sur les acteurs d’Indigènes. Il termine en disant qu’avec son quota de bons beurs, le festival cannois avait dû faire plaisir à Sarkozy. J’ai hésité à laisser le torchon sur la table. Je lui ai préféré la poubelle.

Cela fait des années que je me promets de ne plus acheter ce machin. Mais que voulez-vous, on n’est pas grand-chose ! On s’affuble facilement des attributs qui marquent une appartenance sociale. Pauvres pantins que nous sommes !

Dans ma petite filmographie, c’est systématique. Les films qui comptent pour moi, dans lesquels j’ai un rôle important, se font descendre dans Libé. Ce fût le cas, de façon haineuse pour le remarquable « Peau d’Homme, Cœur de Bête » d’Hélène Angel, de « Cache-cahe » de mon frère Yves Caumon et d’ « Indigènes » du cousin Rachid.

 Allez, maintenant, je me ferai Le Parisien !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 30 mai 2006
Mardi 30 mai 2006
Amis qui avez envoyé des messages dès la première heure, des mails, des commentaires, ne m’en veuillez pas ! Je fais ce que je peux pour répondre mais je n’y arrive pas. Et c’est injuste : les derniers sont les premiers à qui j’arrive à répondre ! Je me retrouve avec plein d’amis, sans compter les copains de la 6ème 5 !

Cet après-midi, j’avais rendez-vous avec un jeune réalisateur pour un rôle dans un court métrage. Il se trouve que c’était à l’ANPE spectacle et que je me suis aperçu qu’il voulait que je fasse des essais filmés. Deux scènes avec une actrice et une scène tout seul. Je n’ai pas pu m’empêcher de dire au jeune homme que Rachid Bouchareb m’avait pris pour un des rôles principaux et quatre mois de tournage sur un simple entretien. Il m’a dit qu’il voulait voir comment fonctionnait le couple d’acteurs. Je lui ai dit « ok, mais on ne fait pas la scène où je suis seul ! ». On a bien joué mais très vite une dame de l’ANPE est entré dans le bureau en demandant que ça aille plus vite. Il y avait, semble-t-il, beaucoup de candidats.


Je vous l’avais dit que j’allais finir par me la péter. Non ? Je ne vous l’avais pas dit ?

Après quelques réponses à quelques mails, je suis allé remettre mon smoking chez Agnès B. La dame m’a souri gentiment. Vous n’avez pas vu Agnès, à Cannes ? Elle y va toujours. Elle adore!

Dans la foulée, j’ai porté le champagne chez mon agent. J’en suis ressorti un peu ivre.

Je recommence à écouter ma bibliothèque musicale, à avoir faim et sommeil. 
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 29 mai 2006
Lundi 29 mai 2006
Par quoi je commence ? Par le début !

Dimanche matin, levé tôt. Lessive. Petit café journal près de Secrétan. Je traîne. Ordi. Téléphone silencieux. Trop silencieux. Midi et demie : je mange ? Pas faim. Je capte bien, au moins ? J’ai le pressentiment que je ne vais pas finir ma journée à Paris. Ça serait tellement triste de ne pas être de la fête après ces trois jours. Je n’arrive même pas à m’imaginer devant mon poste de télé. Et puis dring. « Oui, Bernard… heu, attends, je te rappelle ! ». C’est le distributeur du film. J’attends.

Trente minutes, c’est long ! Je vais quand même manger un peu. Re Dring ! Cette fois-ci, c’est le super attaché de presse ; « Ecoute Bernard, on ne sais pas trop mais il semblerait qu’il y ait un prix pour les quatre acteurs (les autres, sans moi !) mais on tient à ce que tu descendes. Je préfère ne pas te faire de fausse joie. Tu prends un taxi, une voiture viendra te chercher à Nice !». Pas le temps d’être déçu. Mon seul désir est de redescendre illico. Je devine qu’ils vont m’inviter à les rejoindre sur scène.

Pendant que je fais mon sac en quatrième vitesse, y engouffrant la chemise que j’avais oubliée, je repense à ce fameux festival de Locarno où j’avais un rôle égal à celui de Serge Riaboukine (Peau d’Homme, Cœur de Bête) et qu’il s’était vu remettre le prix d’interprétation. J’avais trouvé ça extrêmement injuste. Serge avait eu le geste beau et m’avait fait monter sur scène avec lui pour le partager. Il est tellement sympa, Serge, qu’il m’avait donné un trophée (que j’ai toujours d’ailleurs) qu’il avait reçu dans un autre festival. Histoire que j’ai un truc chez moi. Ce mec est exceptionnel ! Bref, la perspective de revivre cette expérience…

Arrivé à l’aéroport, je retrouve Sami et Roschdy. On est tous très heureux. Eux, sans doute encore plus que moi.

Dans l’avion… la perspective de revivre cette expérience… revivre cette expérience… ça devient obsessionnel. Qu’est-ce que je vais dire quand ils vont m’inviter avec eux ? Je cherche la formule la moins amère, la plus détachée, la plus humoristique possible. Mais je sais bien que, quelle que soit la pirouette géniale que je pourrai trouver, il ne restera rien dans l’heure qui suit. Une pirouette ne remplacera jamais un prix qui est inscrit, qui est matériel, qu’on apprend dans la presse, qui se glisse dans un CV, dont on parle dans le métier. C’est tellement rare un truc pareil ! Je me réjouis pour mes copains, vraiment, mais tout de même. J’en viens même à culpabiliser, à craindre de gâcher un peu cette belle fête en étant moins rempli de bonheur que Jamel, Sami, Roschy et Samy (qui finalement ne pourra pas venir…).

Avant d’atterrir, je choisis la formule pirouettée la mieux appropriée : « Les tomates, c’est pour tout le monde ! » (une réplique du film que vous ne manquerez pas de voir en septembre !). Allez, j’abrège : 17h10, arrivée au Martinez. Le super attaché de presse est là et se précipite sur moi : « T’en fais partie ! ».

Et là, là… que de la joie. Que du bonheur. Je ne touche plus terre. J’ai encore perdu 15 kilos ! Je voudrais embrasser tout le monde. On me conduit dans ma chambre. Superbe ! Même pas le temps de m’habiller que la maquilleuse frappe à ma porte. Puis le coiffeur.

Juste le temps de m’habiller et pffuit, me voilà dans le hall, tombant dans les bras de l’un, de l’autre. Je n’ai jamais de ma vie laissé autant s’exprimer mon bonheur (je suis du genre coincé de ce côté là). Roschy à la bonne idée de la soirée : qu’on chante « C’est nous les Africains… ! ». On part nous faire des photocopies du texte.

Et puis tout s’enchaîne. La fête des marches. L’entrée dans la salle. On est installés dans les premiers rangs. Toujours aussi léger. Zut, il faut que je trouve quelque chose à dire, j’avais pas prévu ça ! C’est pas grave. Ça sortira comme ça sortira. Je ne sais plus quels sont les prix avant nous. Si, le prix d’interprétation féminine pour les comédiennes d’Almo !

Petit pincement quand ça va être à nous mais, je vous jure, on se sent tellement forts d’être dans ce film, avec ces acteurs, après cet accueil du 25, après ces larmes de tirailleurs, que plus rien ne nous fait peur. De vrais soldats ! Applaudissements dès les premiers pas sur scène. Les gens se lèvent. Roschdy commence. Il parle bien. Il est sérieux. Le hasard m’a mis derrière lui. J’enchaîne, presque tranquille. Ça vient tout seul. J’arrive même à regarder la salle. Je ne sais plus ce que j’ai dit. Enfin, si, à peu près mais vous avez vu !

Et puis c’est l’enchaînement des télés, radios, photos, repas, fête sur un bateau. La messagerie sature. Les textos se bousculent. Bip bip bip bip bip bip bip…

Non mais vous réalisez ? Je commence à peine, moi. C’est compliqué, confus mais c’est le bonheur qui l’emporte. On peut prendre ça pour du fayotage mais je vouerai une reconnaissance éternelle à Rachid, Jean (le producteur), Jamel, Sami, Roschdy, Samy, Hassan pour ce conte de fée. Cendrillon à Cannes ! Et tout ça avec l’impression d’accomplir une mission de la plus haute importance.

Vous comprenez maintenant pourquoi j’avais cet air de gamin devant le sapin de Noël ?
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 27 mai 2006
Mercredi 24 mai 2006

Ding dong. J’ouvre. Un monsieur en costard et pochette m’annonce que ma voiture est arrivée. Le pauvre est tout essoufflé : il n’avait pas mon téléphone et a dû monter les cinq étages. Je suis un peu gêné par rapport à mes voisins commerçants de m’engouffrer à l’arrière de cette grosse voiture. Ils ne doivent pas comprendre.

Sur le chemin de l’aéroport, on récupère Sami Bouajila. Il est habillé super class. Oh putain, pas moi ! Retrouvailles excitées. Vol avec mes Indigènes. Il est bien clair que je suis le moins bien fringué. J’ai fait le choix de réserver mes efforts vestimentaires pour la montée des marches et les éventuelles fêtes.

A peine atterris, nous sommes pris en charge par notre super attaché de presse et son staff (assistantes et maquilleuses). Même pas le temps de passer poser nos bagages au Martinez ! Première séance de photos. Pas mal de séries des quatre (sans moi) et un portrait de ma pomme. Je trouve ça normal car ce film, c’est d’abord leur histoire!

Seconde séance photo au Martinez. Je m’en tire avec un ou deux portraits. Pendant que mes partenaires achèvent une série plus longue, j’en profite pour prendre possession de ma chambre. Ils ne se sont pas foutus de moi!

A vingt heures trente, petite réunion de l’équipe, comme nous le faisions pendant le tournage (les cinq et Rachid). Cette fois, c’est un historien qui vient mettre les pendules à l’heure. Il s’agit de ne pas dire n’importe quoi d’un point de vue historique. C’est vrai qu’à un moment, je n’étais pas loin d’imaginer que la France avait été libérée par les Arabes ! Evidemment qu’il ne s’agit pas de cela mais il est utile de préciser l’importance de leur implication sans en faire, ni des victimes, ni des héros ! Tout juste convient-il, comme le fait le film, de rappeler qu’ils ont été nombreux et un jouer un rôle très important dans cette libération. L’Histoire les avait juste oubliés. Etrangement… Cette séance de travail a été très émouvante et aurait mérité d’être filmée. Premier moment très fort.

La soirée se termine par un repas d’équipe très tardif. Pas de fête. Demain, on enchaîne les conférences de presse avant la montée du soir ! Dois-je préciser que le sommeil n’a pas été de la meilleure qualité ? D’autant que j’ai constaté que j’avais oublié chemise et nœud pap à Paris!

Jeudi 25 mai, jour de l’Ascension…

A la première heure, direction de Palais pour le photo call. Je ne savais pas de quoi il s’agissait. Quand je me suis retrouvé face au véritable mur d’une centaine de photographes, avec dans le dos une bonne cinquantaine de leurs confrères, j’ai compris. Je participe à toute une série de photos, tourné un coup vers le mur, un coup vers la murette. Ça hurle. On se croirait à la bourse. Par là ! Par là ! Jamel ! Samy ! Roschdy! Je vois bien que les gros objectifs me visent peu. Normal. En tout cas, moi qui est horreur des photos, en quelques secondes, je n’ai plus peur du tout. Un sacré dépucelage!

« Alors, la projo de presse, ça a donné quoi ? » Il semblerait que ce soit très bon ! Premiers textos plus qu’encourageants à notre super attaché de presse.

Dans la foulée, on nous conduit dans la grande salle de conférence de presse. On est, à cet instant, tous gonflés de premières rumeurs. Je pense que je ne serai pas à la table. Mais si, j’y suis, il y a mon nom à une place ! Même pas le temps d’avoir peur. Les premières questions concernent évidemment Rachid, puis Jamel. Je ne sais plus si l’une d’entres elles m’était adressée mais je n’ai pas hésité à intervenir quand je le jugeais utile. Ma dernière intervention un brin démago a été grosso modo « En tant que minorité ethnique et seul acteur inconnu, j’avoue que j’ai été traité sur un pied d’égalité, bénéficiant des même avantages. En plus, ils ne m’ont rien volé. Ils m’ont tout donné ! » Applaudissements. Second dépucelage réussi.

Je pense que c’est à l’issue de cet exercice que nous avons tous quitté nos angoisses pour trouver un état étrange, une sorte de sérénité, l’impression d’une force protectrice. Nous sommes encore plus soudés que pendant le tournage. Convaincus de la justesse de notre propos et de sa nécessité. Après l’égalité, la fraternité!

Nous passerons l’après-midi sur une de ces plages privées de la croisette, passant d’une table à l’autre, répondant aux questions des journalistes de la presse écrite, radio et télé. Même si je ne suis pas de toutes, je suis beaucoup plus associé que je ne l’imaginais. Souvent se sont Rachid ou le super attaché de presse (Hassan ou François, selon) qui me jettent dans le groupe. J’ai toujours tendance à rester en retrait. Je trouve tellement forte et évidente la démarche de ce film avec ce casting beur ! Mais bon, on m’y associe et j’en suis très fier.

On a un petit créneau entre la presse et la montée. Juste le temps pour moi de rectifier mon oubli. Comme la boutique la plus proche du Martinez est Hugo Boss, tant pis pour le portefeuille, je m’équipe d’une belle chemise et d’un magnifique nœud pap ! Un jour comme ça mérite qu’on s’y donne à fond!

Une fois empingouinné, petit cocktail au Majestic puis on prend place dans le cortège des voitures. L’ambiance est fiévreuse mais elle ne parvient pas à atteindre notre sérénité. Enfin, sérénité… on voit bien que les larmes sont prêtes à jaillir à chaque instant, et les mots sont prompts à faire naître la chair de poule. Plutôt que de sérénité, il vaudrait mieux parler de bonheur.

Montée très émouvante en compagnie des vétérans, goumiers et tirailleurs survivants. Même pas peur! On n’est pas là pour rien et on en est très fiers. Tous.

Le film déroule ses images. Mon voisin tirailleur chante « c’est nous les africains » en même temps que les personnages et je peux entendre les prières qu’il dit en même temps que Saïd ou Abdelkader. Tout ça sonne juste. Je suis totalement pris par le film. J’ai peur pour les personnages quand ils sont en danger. Je pleure quand c’est triste.

A peine le long générique débute-t-il que les applaudissements commencent, durent et ne s’arrêtent pas. La lumière se rallume et ça continue. On pourrait croire que ça ne s’arrêtera jamais. On n’en finit pas de saluer, devant, derrière, en haut. Je vois bien que le caméraman de Canal de me filmera pas mais pas question pour moi d’aller chercher le créneau. Goûter ce plaisir immédiat, ce retour direct des spectateurs avec qui on se sent en communion!

Mon vétéran a les yeux encore mouillés pour la descente.

La fête débute. L’équipe soudée depuis deux jours se retrouve atomisée. Je commence par passer des coups de fils à mes copains acteurs absents (Chappey, Giros et Simonet), à mes enfants, mon agent, mon ex… Chacun retrouve des amis, des connaissances et engrange les compliments qui se font de plus en plus nombreux. Je comprends que mon Martinez est crédible, honorable, réussi, dans un film qui a beaucoup ému et qui devrait compter dans l'évolution des mentalités. Que pouvais-je espérer de mieux ?

Vendredi 26 mai 2006

Le reste, la presse, les unes, les autres interviews du jour pour la presse étrangère, tout roule dans une espèce de ouate. Je suis épuisé quand il faut terminer avec le Grand Journal de Canal+. J’en fait partie.
Précisons néanmoins que j’ai eu un trac fou avant d’entrer sur le plateau. Un trac semblable à celui des grandes premières au théâtre. Encore un dépucelage!

Nous voilà dispersés après tant de moments partagés. Chacun en a besoin. Pour ma part, je vais errer une bonne heure sur la croisette, ayant prétexté que j’attendais un coup de fil d’une copine. Cette promenade sans but me fait un bien fou. Je digère doucement cet afflux d’émotions. Je fais le vide, comme dirait le sportif. Je goûte mon bonheur. Je me sens transformé par la force de cette expérience. D’un calme ! Mon ultime envie : aller me coucher. Eloignés ces rêves de folles fêtes cannoises! Du calme. Du repos.

Quoi que… si je croise quelque connaissance, je me laisserai embarquer dans je ne sais quelle fiesta. Sur la croisette, la foule est moins dense, les chemises ouvertes sur quelques smokings de la projo du soir, les jolies filles parlent souvent le russe, les cris des fans se font encore entendre au passage de telle ou telle vedette. Ils sont encore peut-être des centaines devant le Martinez, armés de leurs appareils photos. Je n’ai croisé personne.

C’est au moment de prendre l’ascenseur que je tombe sur Jamel. Il va à une fête sur les hauteurs. « Viens avec nous ! ». Il est bien sur avec sa famille. Je pars avec. Fin de soirée tranquille dans le vaste jardin d’une villa de luxe. J’évite les célébrités qui profitent d’un moment de répit bien mérité. Papillonnage tranquille entre le clan Jamel et des copains journalistes. Soirée douce, loin du tumulte.  Mais les soirées qui commencent tôt ne finissent jamais tard, histoire de laisser aux invités le loisir des afters.

Partagé entre la fatigue et l’envie de me laisser aller, je vais passer une petite heure au Jimmy’s, dansant et buvant des coups. Sans parler. Seul dans ce vacarme. Je danse et je regarde comme si tout m’était étranger. Je suis vidé. Il est l’heure d’aller se coucher.

Samedi 27 mai 2006

Je me précipite bien sur pour acheter Le Monde. On n’est pas tous les jours à la une ! En plus, l’article a des mots gentils pour moi!

Café avec Rachid et le super attaché de presse. Depuis trois jours on ne parle que de ça. On entretient le joie de notre réussite. On n’en revient pas. Enfin, je n’en reviens pas. Rachid, lui, était sûr de lui. Pour arriver à faire ce film, il fallait bien qu’il le soit !

Pour tuer le temps avant mon avion du retour, je vais au cocktail de France Culture. Des gens importants continuent de me féliciter. Un monsieur de France Télévision m’apprend qu’on vient de nous décerner le prix François Challet. « Vous serez là pour le dîner, ce soir ? » Non, je prends l’avion dans l’après-midi.  

Et je suis là à terminer mon journal. Il est 23h40 Avenue de Flandre.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 27 mai 2006
Ma gueule avec celles de quelques copains à la une du Monde de ce week-end!
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 26 mai 2006
Incroyable !
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Mardi 23 mai 2006
Mardi 23 mai 2006
Je donnais la réplique à une nouvelle actrice pour le film de Philippe Ramos. Très agréable séance de travail. Elle a changé les orientations du (des) personnage (s) par ce qu’elle amenait. Intéressant ! Elle ne sera pas obligatoirement l’heureuse élue mais elle a déjà surpris le réalisateur. C’est beaucoup.

Bon, les gars et les filles, demain, 10h30, on vient me chercher pour un voyage dans la septième dimension ! Merci pour vos messages de sympathie. Je tâcherai de ne pas vous décevoir. S’il y a des lecteurs du blog dans la salle, je les encourage à hurler mon nom pendant les applaudissements !

Je laisse l’ordi à la maison. Je ne vais pas là-bas pour faire mon journal ! J’aurai quand même un petit carnet… Promis, je trouverai bien un cyber pour dire deux mots (au moins vendredi matin) avant mon long compte-rendu de samedi soir. Fini le stress de l’attente. C’est l’euphorie du départ qui le remplace.

Mais, au fait, il faut que je fasse mon sac!
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Lundi 22 mai 2006
Encore lundi 22 mai 2006, mais plus tard.
Je sors de voir le Caïman. Non, à Paris ! Très heureusement surpris par le film. J’allais voir un réquisitoire contre Berlusconi et j’ai vu un film. Sur le couple. Sur le cinéma. Sur la famille. Et un peu sur le caïman. Bravo Moretti ! Bon, ça ne sera pas très facile pour la palme puisqu’il y a Indigènes en face mais quand même !

Oui, alors, le costume ! Arrivé chez Agnès B., une dame me dit que ça n’est pas aujourd’hui. Il y a pourtant bien écrit le 22 mai sur mon bon. Je serais donc allé à Iéna pour rien ? Un vendeur vient à moi. Alors, c’est demain que vous partez ? A sa façon de me parler et de me serrer la main, on dirait qu’il a lu mon Blog ! Pendant que la dame va fouiller dans la réserve, le vendeur me propose de laisser mes coordonnées pour que je bénéficie du prochain cocktail avec les promos de la maison. Ça y est, je deviens VIP !

La dame a fini par retrouver le pantalon retouché. On met tout ça sous housse et je peux partir. Dring fait le portique. On a oublié d’enlever un détecteur dans le costume. Faux départ.

Vous ne trouvez pas que je progresse ? Ça se passe presque normalement ! Presque…
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 22 mai 2006
Lundi 22 mai 2006
A Contis, pour le festival CinéFête, non seulement je joue Scopitone en ouverture le 21 juin mais j'y fais aussi la lecture d’Occident de Rémi De Vos avec Véronique Baylaucq. Un sommet de noirceur et d’humour, cette pièce ! Le programme détaillé du festival sera sur le site en temps voulu !

Ce matin, j’ai entrepris de m’occuper de mes impôts. Finalement, j’ai renoncé puisqu’on a jusqu’à fin mai. Entre l’idée de m’y mettre et celle du renoncement, il a bien fallu plusieurs heures.

Pour ceux qui m’accompagnent à Cannes par la pensée (pas mal de messages), je vais chercher mon costume retouché chez Agnès à 18h.

Le temps ressemble à l’intérieur de ma tête (éclaircies, rafales et grosses averses). A moins que ce soit l’inverse...
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 21 mai 2006
Dimanche 21 mai 2006
Voilà. C’est dimanche. Restau. Promenades. Cafés. Parapluie. Amis. Le prix de l’immobilier. Un film à voir. Tirage des cartes par une copine : Indigènes, pas de problème ! Vacances ? Potins amoureux. C’est quoi, ce disque ? Passe Studio ! Allez, je rentre…
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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