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Vendredi 31 mars 2006
Vendredi 31 mars 2006
Le papi oublie qu’il a été élu avec des voix de gauche comme la mienne, pauvre con que je suis qui avait voté Jospin au premier tour. Bientôt 4 ans qu’il nous sert la droite la plus conne.

Il y a eu d’abord Raffarin, le représentant du MEDEF chargé de faire de gros cadeaux aux entreprises. Après on a eu droit aux cyniques chargés de vendre les entreprises d’Etat et de liquider les droits sociaux.

Et avec tout ça, ils ne sont même pas foutus de faire marcher l’économie. Tout juste bons à se tirer dans les pattes sur notre dos.

Si cet … de Chirac a promulgué le CPE, c’est juste pour foutre le bordel, provoquer des législatives (ou présidentielles) anticipées dans le seul espoir de niquer Sarko. Eh bé mardi, j’irai à la manif, comme j’espère tous les cons qui étaient allés voter pour le facteur en 2002.

Non mais !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 31 mars 2006
Vendredi 31 mars 2006
Visite chez Zuccarelli hier après-midi : 12/8.

Composé une musique : 2’44.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 29 mars 2006
Mercredi 29 mars 2006
Lecture de Louis Page ce matin. On a bien ri bien que le sujet ne porte pas vraiment à la comédie. C’est déjà le signe d’un tournage agréable.

A l’instant, coup de fil de Betty Berr pour monter Scopitone à Contis (village balnéaire des Landes) au mois de juin. Je trouve que ça m’irait bien.

J’ai le projet de me faire un nouveau site avec vidéos et tout le tointoin. Il faudra juste que je trouve le temps. Tiens, d’ailleurs, j’ai mis en ligne une chanson du spectacle que j’avais écrite en dix minutes (comme dirait Cabrel). J’ai juste refait la musique qui ressemblait trop à du Marc Lavoine. Elle s’intitule cacochyme (vieillard faible, déficient). Dans Scopitone, je l’introduisais en disant que dans le monde des arts, vieux monsieur rime souvent avec jeune fille…

Je ne sais pas s’il y a des émeutes mais la police pimponne sans arrêt.
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Mardi 28 mars 2006
Mardi 28 mars 2006
Comme vous aurez pu le constater, il y a eu une panne de blog. Il semblerait que ce soit résolu.

Aujourd’hui, essayage costumes pour Louis Page. Ça fait de bien de passer des habits qui me plairaient. Hé oui, le personnage que je vais jouer n’est pas soldat, pas paysan, pas clochard, pas propriétaire d’une salle de sport, pas prolo en survêt, pas jardinier, pas… il est informaticien et c’est sans doute le personnage qui a le plus les pieds sur terre et la tête pleine (avec le héros) dans cette histoire. Comme quoi, tout arrive. Même le plus ordinaire.

Après l’essayage, j’ai voulu aller faire un tour à la manif mais arrivé à République, il régnait une telle atmosphère d’avant casse que je suis retourné à la maison faire les choses (courses, musique, scénario à surligner…) que je n’avais pas terminées.
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Lundi 27 mars 2006
Lundi 27 mars 2006
Tournage de deux séquences de PJ. Pas facile. Plus difficile e, tout cas que la première fois. Pour jouer des petits rôles dans PJ, il faut être à la fois virtuose et détendu. Je ne suis pas certain d’y être parvenu.

Bon, alors, Indigènes ? Eh bien, autant dire que pour moi comme pour d’autres il y aura un avant et un après Indigènes… Plus concrètement, c’est un beau film. Je dis ces banalités en préambule parce qu’évidemment Indigènes joue sur plein de niveaux différents.

Il y a d’abord le film comme parole attendue dans une société en crise. La matérialisation d’une mémoire occultée. Devoir historique. Mais le film peut jouer un rôle dans l’Histoire au présent. Je rappelle pour ceux qui n’ont pas suivi qu’Indigènes raconte l’épopée d’une section de l’armée française pendant la deuxième guerre mondiale. Avec néanmoins la particularité qu’elle s’est formée en Algérie et vient, après une bataille en Italie, concourir à la libération de la France en débarquant à Marseille puis en remontant jusqu’en Alsace.

Ce film aurait toutes les bonnes raisons d’attiser les polémiques ou encore de nourrir de futures vengeances. Un peu comme semble le faire le « Caïman » de Nani Moretti dans la campagne législative italienne. Pourtant, et c’est là toute la force d’Indigènes, il n’en est rien. Le regard de Rachid Bouchareb se pose simplement sur des hommes qui quittent le bled pour devenir des soldats français. Chacun part avec ses propres motivations et va trouver sa place en donnant son destin à la violence de la guerre, à la bêtise de celle-ci, au sein de l’armée coloniale française.

En imprimant sur sa pellicule les images d’arabes combattant pour le drapeau français, Rachid Bouchareb vient poser les photos manquantes à l’album du siècle passé, dans lequel trônaient les ouvriers, videurs d’ordures, population de cités.

Il ne fait pas pour autant de ses personnages des héros. Simplement des hommes, mon Capitaine ! Avec la trouille au ventre, l’envie de s’enrichir, la soif de pouvoir, le cœur prompt à s’emballer pour les doux yeux d’une belle, la rage contre toutes les injustices. C’est dans cette autre dimension que le film est fort aussi. Il ne va pas où on l’attend. Il fait le choix des laisser les canons assourdissants à la bataille d’Italie (super réussie) pour se mettre à hauteur de voix. Bravo Rachid !

Les acteurs ? Vous allez redécouvrir Jamel et Nacéri ! Roschdy Zem va encore faire craquer les filles. Bouajila, c’est la toile entière qu’il explose ! Quant à mon Mazrtinez, je vous laisse juge… hi hi hi. Sortie en septembre !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 24 mars 2006
Vendredi 24 mars 2006
Ça y est, de retour ! Encore un film qui sera une expérience forte. Ça ne m’étonnerais pas que vous entendiez parler de « Résistance aux tremblements ». Quand on a la chance de jouer avec une actrice comme Esther Gorintin, on n’a plus qu’à assurer. Le jeu de cinéma, c’est comme pour le tennis : il y a des joueurs qui vous tirent vers le haut. Bon, c’est vrai que le tennis est un mauvais exemple pour ce qui me concerne…

Dans le train, j’ai commencé à bosser mes dialogues de PJ pour lundi.

Reçu un mail de Laurent Boulanger : pour cause d’embouteillages de films, la sortie de « Un an » est repoussée à fin mai ou début juin.

Grosse trouille pour « Indigènes ». Il va de soi que ce que j’écrirai dans ces colonnes dimanche soir ou lundi ne traduira pas avec exactitude mon intime sentiment (limites du journal). J’ai droit au sur-moi ! Mais je suis certain que vous aurez la perspicacité nécessaire pour traduire paroles et silences…

Heu, au fait, les gamins, gare d’Angoulême, ils n’allaient pas à Poitiers. Ils ont bloqué un TGV !
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Vendredi 24 mars 2006
Jeudi 23 mars 2006
Matinée angoumoisine. Agréable de se balader dans cette ville bourgeoise aux pierres blanches. Des gamins manifestent contre le CPE, suivis de près par les RG qui aimeraient bien faire une pause déjeuner. Par bonheur, les manifestants s’engouffrent dans la gare pour rejoindre sans doute Poitiers à grand bruit.

Pour l’instant, impossible de mettre le site à jour dans le cyber local.

Résistance aux Tremblements n’est pas si terrible à vivre. Il manque simplement 2 jours au réalisateur pour éviter les dépassements. A Limoges, c’était levé tôt le matin, tournage toute la journée, retour tard au château à 20 minutes de la ville. Vous me direz que c’est sympa, un château. C’est vrai mais quand on n’y est que de 22 heures à 7 heures du matin, entre le repas, le sommeil et le petit dèj, pour le reste, on aurait été dans n’importe quel autre lieu, c’aurait été la même chose. Evidemment, pour le claustro-groupophobe que je suis, c’est pas idéal.

Très bonne entente avec Esther Gorintin. Si je conserve sa vivacité, je veux bien vivre jusqu’à son âge. Il me semble que ce qu’on (tous) fait est bien.

Hier soir, j’ai fait mon petit sketch d’imitation de l’équipe, histoire de chambrer un peu. Ça faisait plaisir de voir Esther se fendre la poire. La régie riait un peu jaune mais tout ça a été pris comme il le fallait : avec une distance amusée…
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Mercredi 22 mars 2006

Mercredi 22 mars 2006

Il y a des courts-métrages colo. Celui-là, c'est régiment, caserne... Premier instant de promenade. Mais je n'ai qu'une perme d'une heure alors j'en dirai davantage à Angoulème (on y part tout à l'heure).

Dimanche, projection d'équipe d'Indigènes!

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Samedi 18 mars 2006
Samedi 18 mars 2006
Parmi les chansons que je chantais dans Scopitone, il en était une que j’avais écrite à toute vitesse et dont je n’aimais pas du tout la musique. J’ai passé une bonne partie de l’après-midi à faire des tentatives logicielles et numériques pour y remédier. En vain. Mais vers 5/6 heures, j’ai retrouvé sur la guitare quelque chose de beaucoup plus convaincant. Ça sonne !

Seulement, voilà, après un dîner avec des amis, de retour chez moi, je n’ai pas retrouvé. J’avais la grille d’accords mais pas la mélodie. Elle avait disparu, ne ressemblait plus à rien. J’aurais dû enregistrer ! (ou apprendre à écrire le solfège…)

Je pars tout à l’heure à Limoges pour une semaine de « résistance aux tremblements ». Je ne fais pas de court-métrage pour l’argent. Personne ne fait ça pour ça. C’est au moins un endroit où la motivation est forcément ailleurs. Néanmoins (comme dirait Chantal), cette situation est désormais en train d’évoluer. Le régime des intermittents subissant la même politique du Medef que celle qui conduit les gouvernants au cynisme d’un CPE, il devient difficile aux techniciens et acteurs de donner du temps gratuit et non comptabilisé à ce pan de la création cinématographique, lieu d’expérimentation ou simplement espace des premières armes.

Devant cette situation nouvelle (précarisation de certains intermittents), le petit monde du cinéma est en train de trouver les moyens d’une professionnalisation du secteur. Des fonds supplémentaires vont être octroyés par le CNC pour que les équipes soient un peu payées. Pour les acteurs, l’ADAMI offre des aides permettant de les rémunérer au tarif syndical. Ainsi, sur ce film, je serai payé dans ces conditions. Néanmoins (comme dirait encore Chantal), le producteur m’a fait une proposition que je tairai ici mais que je mettrai dans ma prochaine version de Scopitone, tellement c’est drôle et inattendu...

Allez, je vais faire mon sac. Peut-être aurai-je le temps d’aller faire quelques pas contre le CPE avant de prendre le train.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 16 mars 2006
Jeudi 16 mars 2006
Déjeuné avec mon agent. Cet après-midi, après quelques tentatives musicales assez vaines, j’ai regardé Bernie.

Je n’avais j’avais vu ce film parce que j’étais jaloux. Je me disais que les rôles d’orphelins zinzin, c’était pour moi. Avec la même détermination idiote, je n’ai jamais vu « C’est arrivé près de chez vous » tout simplement parce que c’était exactement le type de film que je voulais qu’on réalise à l’époque avec Lespinasse. Ce qu’on peut être fier (con) parfois !

Eh bien, j’ai passé un excellent moment avec Bernie. Dupontel est grandiose. Sa copine est super aussi (Claude Perron que je gobe) !

Quoi, j’ai pas le droit de glander, un peu ? Et d'avoir des pensées médiocres ?
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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