Rémunération de l'auteur

Mercredi 28 février 2007
Mercredi 28 février 2007
Coup de fatigue. Dernier jour au fond d’une carrière de pierre des Baux. Le site est magnifique mais le soleil n’y rentre que très peu. La pierre garde le froid et l’humidité. Quand les cris d’un vol de corneilles nous font lever la tête, on rêve de profiter du ciel bleu. Mais ne nous plaignons pas. Ça n’aura pas été la mine !

J’ai passé pas mal de temps avec la figu. Comme à chaque fois, l’envie d’un documentaire sur la figuration me reprend.

Indéniablement, je passe beaucoup de temps entouré de filles. C’est remarqué, d’ailleurs. On ne se refait pas. Rétrospectivement je comprends certaines de mes frustrations sur le tournage d’Indigènes. Surtout les deux mois à Ouarzazate. Presque que des mecs !

Demain, tournage au bord d’un lac. On va essayer de me rajeunir pour un flash-back. Il y a du boulot ! En 2006, j’ai l’impression d’avoir pris quatre ans. Obligé de s’y faire. Il est des batailles qu’il ne sert à rien de mener.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 27 février 2007
Mardi 27 février 2007
Journée ensoleillée. Petit mistral en matinée. Bonne humeur l'après-midi.

Ce soir, pot de l'image, du son, des électros et machinos dans un petit restau sympa de Saint-Rémy. Les abus sont déconseillés car le réveil sonnera tôt demain matin.

Ce matin, il a refusé la fonction répétition, ce qui m'a valu de gagner une heure de sommeil bien malgré moi. Pour être à l'heure, la douche a été rapide. Raté le petit dèj !

Sinon, que dire. Super ambiance dans l'équipe. Il me tarde les scènes de jeu plus conséquentes de la semaine prochaine, celles qui donneront la couleur de mon personnage. Il me plaît bien, ce Castanéda qui ne comprend pas tout ce qui lui arrive.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 26 février 2007
Lundi 26 février 2007
Ce matin à 6h15, avant de partir en tournage, j’ai allumé Canal. Je vois les copains avec un Oscar sur la table. C’est pas vrai ! Avant de faire commander du champagne à la régie pour fêter ça à la cantine, j’appelle Rachid. Et il m’annonce ce que vous savez. L’Oscar sur la table est en plastique et fait partie de la déco. Ils ont l’air fatigué. On s’y attendait.

Je me suis rendu sur le tournage, entre deux eaux. Gueule de bois. Pas à cause d’un abus d’alcool. La journée a été longue car encore assez compliquée. Mystère, c’est beaucoup de plans et d’effets spéciaux (en tout cas ce qu’on tourne en ce moment). On est sur la fin de l’histoire. La plus difficile à tourner et peut-être la moins excitante en terme de jeu d’acteur. Mais je me régale à voir se fabriquer la bête au milieu d’une équipe toujours aussi sympa.

On passe à partir d’aujourd’hui dans l’après Indigènes. Il y aura bien sûr une petite séance de rattrapage pour les retardataires avec une nouvelle sortie la semaine prochaine, la sortie du DVD début avril puis la diffusion télé. En tout cas, pour nous, c’en est fini des pressions et autres enjeux. Une sacrée expérience qui a déjà changé ma vie et celle de beaucoup.

Merci Rachid ! Bravo !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Dimanche 25 février 2007

Dimanche 25 février 2007

En fait, c’était une soirée très agréable. Presque familiale. Un peu comme tous les ans mais en mieux. Le petit chapitre sur les intermittents, le récompensé qui aurait mérité de l’être depuis longtemps (Cluzet), les sincèrement surpris, les heureux, les maladroits, les hommages. Valérie Lemercier a été une maîtresse de cérémonie de très haute tenue avec beaucoup de générosité.

Quant aux goûts, c’est le jeu des César. Quand tu vas au restau en groupe, s’il faut commander un plat unique, quelle que soit la carte, t’as toutes les chances de te retrouver avec une entrecôte-frites. C’est pas une raison pour te barrer du restau.

Donc j’y étais en vrai pour la première fois (Merci à Hassan de m’avoir obtenu une place !). J’ai beaucoup ri. Je n’aurais pas fait les mêmes choix, certes, j’ai été déçu pour Indigènes (mais je ne suis pas le mieux placé pour être objectif), pour Cécile de France, pour les Fragments d'Antonin (que je n'ai pas vu, c'est dire si je suis bête (de regretter qu'un film que je n'ai pas vu...)) .

J’ai eu grand plaisir à passer un moment d’amitié avec les anciens d’Indigènes, ceux que je n’avais pas vus depuis longtemps, les nominés malheureux mais très dignes (eux).

Voilà. J’ai été un peu merdeux, hier soir. Vive le cinéma ! Bravo Pascale Ferran ! Et pour les Oscar, Inch’Allah !

PS: je rappelle que c'est le jeu du blog d'être le plus réactif possible, avec les erreurs, l'affectif qui prend par endroit le pas sur la raison. Sinon, c'est plus du témoignage. Non au lissage! Les conneries que je peux dire à certains moments, je les constate comme vous le moment d'après mais sauf à de rares exceptions, je ne les enlève pas puisqu'elles sont sincères au moments où je les dis. Voilà. J'ai mes faiblesses. Hier, c'était la déception. Aujourd'hui, je remets les choses à leur place, je refais mon sac et je repars en tournage.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Dimanche 25 février 2007

Allez, du César à chaud !

Dimanche 25 février 2007

J’avais oublié mes godasses avec le décor d’Enfin Disponible. Obligé de m’en acheter dans la boutique en bas de chez moi (vraiment pas cher), quelques minutes avant le départ. Arrivée au Châtelet entièrement non fumeur. Avant la cérémonie, on va s’en griller une près des toilettes, vite imités par d’autres. Un monsieur de la sécurité se montre compréhensif tout en faisant son boulot.

J’avais essayé, à plusieurs reprises, de préparer un mini discours rigolo au cas où Rachid remporterait le César du meilleur film et nous invite à monter sur scène. Je voulais quelque chose de court et de rigolo mais je n’arrivais à rien formuler. Je vous jure que j’ai essayé. Sur papier, même. En fait, si je n’y arrivais pas, c’est que je sais que l’immense majorité de la profession (qui vote pour les César notamment) n’a pas vu le film. Je le vérifie chaque jour. Encore ce soir. Hier, d’ailleurs, on a eu un débat à l’hôtel avec l’équipe du tournage provençal. Un des acteurs m’expliquait qu’il avait eu envie de voir le film mais qu’avec le trop de médiatisation, le consensus politique, le sentiment d’auto flagellation qui pouvait émaner du propos, il se sentait obligé d’y aller. Et donc, il n’avait plus envie.

Très français comme comportement. Très parisien (le film a beaucoup mieux marché en province). Très professionnel de la profession.

Allez expliquer ça avec un bon mot, vous ! Qui plus est pour une fête de la profession. Vous allez forcément paraître amer. Allez expliquer que vous êtes plus qu’heureux d’avoir reçu la récompense suprême pour un acteur (à part un Oscar), décernée par un jury international mais que vous ne voulez ni travailler en Chine ni aux States mais en France et que, pour ce faire, il faudrait que les professionnels français aient vu le film.

Bon mais la situation n’est pas dramatique. En avril, dès que le film sort en DVD, je l’envoie une flopée à tous les réalisateurs, quitte à les payer de ma poche !

Bref. Rien à dire. Pas le lieu en tout cas.

Au moment de me placer dans la salle, je constate que je suis au second rang, comme l’équipe mais tout au bout. A l’écart. D’autant plus que mon nom est écrit au feutre tandis que les autres sont imprimés. Le détail que l’on peut difficilement ignorer.

La cérémonie se déroule, comme vous l’avez vu, avec le résultat que vous connaissez. Normal que je n’aie rien eu à dire puisqu’il n’y avait rien à dire.

Avant la cérémonie, déçu que Bouajila ne soit pas nominé, j'attendais pour les prix d'interprétation. Finalement, ils ont tellement été bons que ça m'a fait oublier mes regrets.

Pour le scénario, on pouvait se féliciter mais pour les autres, sans vouloir tout rafler... Bref, du n'importe quoi, osons le dire!

Après, il y a eu le repas au Fouquet’s. Délicieux et sympathique. Et puis il y a eu la party. Plus tristounet. Enfin le retour à pieds sous la pluie pour une partie  et enfin en taxi.

Demain matin, les copains s’envolent pour les Oscars. Indigènes n’est pas favori dans sa catégorie. Loin de là. Et puis s’il remporte un Oscar, les professionnels de la profession, les parisiens français pourront toujours dire que c’est un coup politique des américains. En attendant, il y a un film. Il aura sa seconde vie en DVD et une troisième à sa diffusion télé. Mais d’ici là, j’en aurai fait d’autres et je sens que le prochain film de Rachid sera plus difficile à avaler. Tant mieux.

Voilà ce que ça donne, les César, à chaud, vus d’un Indigène.

Désolé pour ceux qui ont suivi la cérémonie. J'espère que Valérie Lemercier vous a fait rire. Je l'ai trouvée super.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Samedi 24 février 2007

Samedi 24 février 2007

C'est en arrivant gare de Lyon que j'ai appris que je serai de la fête. Bon mais je dois bien avouer que je n'imaginais pas que ça ne marche pas.

Chemise blanche, costard noir très sobre. La blague sera faite. A ce soir!

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Samedi 24 février 2007
Vendredi 23 février 2007
Je te rappelle dans une demi-heure.
C’est ce qu’on me répète depuis une semaine à propos d’une place aux César. Résultat, je remonte à Paris sans savoir si ça va servir à quelque chose. Si je suis absent, ça ne sera pas de mon fait. Mais je crois savoir que les pressions sont nombreuses, de ceux qui voudraient en être.

Toujours heureux du tournage, même si on est dans des séquences laborieuses (une semaine pour dix minutes de film). Et comme l’équipe est sympa, il m’est difficile de me coucher à une heure raisonnable et dans un état de fraîcheur décente, alors que le réveil va sonner pour aller prendre mon train, soit pour les César, soit pour relever le courrier et faire une lessive.


Dès que je sais, je vous dis…
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007
Vendredi 23 février 2007
Quand tu passes de nuit en mixte (après-midi/nuit), tu n’as pas le temps de faire un article.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Jeudi 22 février 2007
Jeudi 22 février 2007
En terme de jeu d’acteur, les séquences qu’on tourne actuellement ne sont pas les plus passionnantes. Ce sont des séquences lourdes et destinées à être traitées en effets spéciaux. Concrètement, on doit filmer trois fois la même scène, avec des personnages différents, la magie des effets spéciaux les rassemblant ensuite dans un même plan. C’est amusant d’imaginer ce que ce mélange va donner et de suivre le processus de fabrication.

Une fois, m’appliquant à comprendre comment ça fonctionne, je vais signaler à l’assistant que j’ai été sur deux plans alors que je ne devais être que dans un. Et lui de me rassurer : t’inquiète, on l’a vu et tu seras gommé sur le premier !

Comme c’est une équipe pleine de gens sympas, le temps passe très vite malgré la froidure (en dehors des deux premières heures qui semblent s’écouler dix fois moins vite). Je n’ai finalement pas renoncé aux blagues à tonton.

Hé , les gars, je savais qu’en glissant trois phrases sur le terrain politique, j’allais réveiller vos commentaires !

Toujours pas de nouvelles pour les César (après-demain).
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mercredi 21 février 2007
Mercredi 21 février 2007
Que dire, sinon que tout va bien. Le seconde nuit a été encore plus fraîche que la précédente. Je ne quitte quasiment pas le plateau. Je me méfie du chaud/froid. Tournage de séquences avec beaucoup de monde. Presque de la chorégraphie.

Je saurai si je vais aux César dans le journée ou demain. Sinon, je ne bouge pas de la Provence.

Au fait, vous savez pour qui vous allez voter, vous ? Hé bien pour ma part, en l’état des propositions, en dehors de Sarko, Lepen et De Villiers, je suis prêt à tout. Si, si. Même à voter pour la surprise. On m’a pris pour un guignol en 2002, pourquoi pas le devenir en 2007 ?
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus