Dimanche 19 février 2006
Me voilà parti hier en quête d’un écran de projection diapo (pour Scopitone). Impossible de trouver le dépôt-vente dont on m’a parlé. Je croise un couple d’amis qui m’accompagne dans ma recherche m’indiquant un endroit susceptible de disposer d’un tel article devenu rare aujourd’hui. Nous nous cassons le nez sur un rideau de fer. Ça vient juste de fermer. Qu’à cela ne tienne, nous allons déjeuner ensemble à Saint-Michel (celui de Bordeaux).
En cours de repas, Philippe interroge une voisine qu’il connaît et elle se propose immédiatement de me prêter son vieil écran. C’est quand même simple la vie (avec ou sans Ashtar (private !)).
La suite de la journée est rythmée par la présentation de « Cache-cache » à Sainte-Livrade.(Lot-et-Garonne). Et là, comme dirait l’autre, c’est le drame. Tout commence par un filmage dans le train destiné à être utilisé dans le spectacle. Arrivé là-bas, je suis accueilli par l’exploitant. Repas sympa en famille.
Quand nous arrivons au cinéma (10 minutes avant le début de la séance) il n’y a que deux spectateurs dans la salle. Bernard, le projectionniste m’assure que le public a la fâcheuse habitude d’arriver au dernier moment. Mouais… je sors fumer une cigarette et presque immédiatement le public arrive en grappes. Me voilà rassuré.
Enfin... jusqu’à ce que j’entre à nouveau dans le hall. En fait, tous, les fameux spectateurs, les uns après les autres vont voir l’autre film : Good Night and good luck ». D’accord. On va projeter pour trois spectateurs (une mère et son jeune fils et une vieille habituée de la salle. Par bonheur, deux dames qui arrivaient en retard pour voir Good night qui avait commencé ont eu pitié de moi qui était venu exprès et sont venues presque doubler la jauge. Disons qu’elles se mettaient à représenter à elles seules 40% du public. Quel poids!
Toujours prêt au pire, la situation ne me mine pas. Je profite même de la projection pour m’installer à une table du hall et bosser sur Scopitone. L’exploitant, son fils et la caissière étant restés dans la salle gonfler le public.
En fin de projection, j’ai tenu débat. Par bonheur, la salle était unanimement emballée. Nous avons eu un échange chaleureux et fort sympathique. 40% des spectateurs me demandent même de signer des autographes. Mon stylo est content. Moi aussi.
L’exploitant m’accompagne à l’hôtel et m’avertit que les petits-déjeuners ne sont servis qu’à partir de 9 heures puisqu’on est dimanche. Si je me couche à cette heure, je serai réveillé bien avant le petit dèj ! Après avoir posé mon sac dans ma chambre, je redescends pour aller boir un dernier verre en ville. Le seul endroit que je trouve ouvert est « le rétro » qui donne sa grande nuit de l’accordéon. Bien, je n’ai plus qu’à regarder Ardison.
Je vous rappelle que vous pourrez me voir demains soir à 20h30 sur France2 dans « Le temps de la désobéissance » de Patrick Volson. On devrait faire plus d’audience !