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Mercredi 30 janvier 2008
Mercredi 30 janvier 2008
Il fallait s’en douter ! Le tournage 14/18 se passe pendant que je joue Enfin Disponible. Et comme je devais tourner quasiment tous les jours… Je hais le théâtre et ses calendriers !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 29 janvier 2008
Mardi 29 janvier 2008
« Sur la tête de ma mère, ce keum, c’est un acteur ! Hé, t’as joué avec Jamel ! » On est à Bordeaux, dans un café. J’ai dû descendre pour une réunion profs/parents. Hé oui, les enfants à Bordeaux… Le matin, en prenant le métro pour rejoindre la gare, j’avais croisé un acteur qui était persuadé que je vivais dans le Sud-Ouest. Plus de huit ans que je vis à Paris et les gens ne s’y font pas. Mais revenons à notre bar ! «ouais, tu joues souvent les enculés ! » conclue Saïd, fier de m’avoir reconnu, me comparant à Jack Palance.

Hé oui, je joue souvent les enculés ! Peut-être à cause de ça, je viens de refuser un rôle dans un long-métrage. On me proposait de jouer le voisin du héros. J’avais une scène de jeu dans laquelle je faisais preuve de racisme et de lâcheté. Dans les suivantes, je ne parlais plus mais mon personnage s’enrichissait du profil d’un délateur détesté de tous, y compris des flics.

Je veux bien gagner ma vie, jouer les méchants (j’adore) mais encore faut-il qu’il y ait de vraies scènes de jeu, que j’ai quelque chose à défendre. Là, j’étais identifié comme l’enculé fuyant, je promenais ma plus belle tête de con et basta. Non merci!

Pour être tout à fait honnête (une fois n’est pas coutume), j’avais déjà passé des essais avec le même réalisateur il y a quatre ou cinq ans. On avait travaillé deux heures. Apparemment, ça n’avait pas été moi. Pas un coup de fil et le souvenir d’avoir passé les essais les plus poussés dont ne me reste que la vaine impression de n’avoir pas été accompagné ni compris.

Du souvenir de cette séance un brin humiliante, s'ajoute le fait que ma gueule soit identifiée par le réalisateur comme celle d'une caricature de pauvre mec. Je joue pas.

Tiens, à propos d'autres rôles qui ne font pas forcément vivre mais qui ne vous obligent pas à faire des démonstrations de gentillesse à la sortie des projections (je ne suis pas comme le personnage), dans le court de Camille Bialestowski, on me voit sourire, danser, avoir des sentiments. Mais rassurez-vous, je fais un peu la gueule aussi.

Sinon, pour le Jaurésien du film 14/18, ça marche et ça me plaît !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 28 janvier 2008
Nouvelle tentative pour caser les photos :
La première a été prise au premier jour de l'expérience (le 08/01/2008). J'ai travaillé, depuis, sur celle de gauche.
La deuxième, des mêmes clémentines, a été prise hier, 27/01/2008.
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Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 27 janvier 2008
Dimanche 27 janvier 2008
J’ai lu les scénario du réalisateur qui m’a contacté par Facebook et je dois dire que c’est pas mal du tout. Une histoire de harcèlement moral au sein d’une entreprise. Je ne serai ni le harceleur,  ni la victime.

Je suis invité à la soirée d’ouverture du 30ème festival de Clermont-Ferrand ! J’en suis très fier. J’irai témoigner du rôle des courts-métrages. Résistance aux tremblements et Tel père, tel fille y sont en compétition.

Pour ce qui est des clémentines, je voulais mettre deux photos mais, pour l'instant, ça ne marche pas.

Pfff

Heu, sur http://www.blancan.com, j'ai ajouté une version longue de DozadoTrist et une autre musique : DozadoWaltz
.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 26 janvier 2008
Samedi 26 janvier 2007
La journée d’hier a été pour le moins bien remplie. D’abord le rendez-vous pour le film 14-18. J’ai été très impressionné par le réalisateur et en phase avec son approche artistique. Situations absurdes, personnages quittant très vite la caricature dans laquelle on pourrait les placer au premier abord. À la fois un regard tendre et sans illusion sur le monde et sur les individus. Impossible de savoir si je serai pris pour un rôle mais la rencontre a été un moment agréable.

En sortant, du rendez-vous, j’ai été appréhendé par un fils de Lord né au Vatican et propriétaire du Lido et de l’Australie. Apparemment, il était l’auteur-réalisateur-interprête d’un vie qu’il aurait aimé être la sienne, pleine d’argent et de pouvoir.

Ensuite, je suis allé livrer mes dernières musiques à Camille. Très heureux de voir sa satisfaction. Par la même occasion, elle m’a montré un état de montage qui laisse présager un super film. Très gratifiant, tout ça ! On a parlé contrat et pourcentage avec le producteur. Ça fait sérieux. Me voilà musicien pour de vrai. C’est écrit.

Et, la super nouvelle, c’est que la réunion que j’espérais depuis longtemps avec les producteurs de mon documentaire a eu lieu. C’est parti ! On a commencé à parler Région, CNC, calendrier, sens d’écriture… Champagne !

Comment dire… tout va bien !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 24 janvier 2008
Jeudi 24 janvier 2008
Passé une grande partie de la journée à faire de la musique pour le film de Camille. Je dois aller demain au montage pour voir les premiers essais sur image.

Demain aussi, je dois rencontrer un réalisateur pour un film qui se passe en 14-18.

En revanche, l’essai pour le rôle de taulard (pas celui de Suerte) n’a pas abouti. La réalisatrice en a choisi un autre. Mais elle m’a appelé pour me le dire. Ce qui n’est pas si fréquent. Et l’exercice n’est pas facile.

Cet après-midi, c’est un autre réalisateur qui m’a contacté par le biais de Facebook. Je n’ai pas eu le temps de lire le scénario.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 23 janvier 2008
Mercredi 23 janvier 2008
C’est fait ! Suerte, ça s’est bien passé !

Pour être plus précis, j’ai lu devant 250 personnes, pendant 2 heures. Super écoute. Le public très nombreux de ce festival d’Angers est remarquable. Très respectueux et attentif, malin, mixte. Un régal.

Jacques, le réalisateur était content, le public a applaudi chaleureusement, les organisateurs étaient satisfaits. Le réalisateur de France Culture, moins. Et il ne s’est pas privé de me le dire, d’ailleurs. Moi non plus, je n’étais pas content de ma lecture.

L’exercice est difficile et, dans mon métier d’acteur, j’avoue largement préférer le jeu à la lecture. Je n’ai pas cette énergie pausée des grands lecteurs. Il y a toujours des moments où ça se bouscule, se chevauche, fait du contresens, du lapsus. C’est pas joli. Ça fait pas pro.

Bon mais le scénario est passé, il a été entendu et nous y allions pour ça (pas pour qu’on dise « mais qu’il lit bien, ce Blancan ! »).

En tout cas, ce festival est à la fois exigent, de haute tenue et très fréquenté par le public. Je le conseille à tous les amoureux du cinéma, de tous les côtés de la caméra. Et, en passant, Angers est une des villes les plus agréables que je connaisse. Bon, la prison...
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 22 janvier 2008
Mardi 22 janvier 2008
J’ai appris à lire avec Poucet, ce grand livre illustré des écoles primaires du millénaire dernier. Cette méthode n’était pas du meilleur effet sur moi. Je voyais arriver toujours avec une grande angoisse les moments de lecture à voix haute devant la classe. Systématiquement, j’étais écarlate, bégayant, ne comprenant que beaucoup plus tard ce que je venais de lire, au ryhtme du déchiffreur hiéroglyfique.

Il m’a fallu des années pour guérir de ce complexe. Pour me donner les coups de pied au cul, je m’étais spécialisé dans la lecture de contes et pièces radiophoniques dans les radios libres bordelaises des années 80.

N’empêche qu’à en juger par la mauvaise nuit que j’ai passée, il demeure encore quelques traces de cette angoisse. Non mais vous vous rendez compte que je vais lire un scénario, tout seul, pendant deux heures, devant des gens et des micros !? Maîtresse, j'ai mal à la tête!
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 21 janvier 2008
Lundi 21 janvier 2008
Bon, et les baguettes, alors ? Il y en a qui s’imaginaient que j’avais laissé tomber ? Non, non, je continue ces conneries. Je dirais même que je développe l’activité, la pousse toujours plus loin, en prenant soin de garder les pieds sur terre.

Voilà maintenant que je développe mes facultés de magnétiseur (j’en vois d’ici qui commencent à s’arracher les cheveux ou s’interrogent sur ma santé mentale !).

Pas de plan sur la comète. Je procède de la façon la plus concrète qui soit. Je me suis amusé par exemple à magnétiser une clémentine (Guy, arrête de rire, s’il te plait !).

C’est très simple : Je prends deux clémentines non traitées, de taille et d’aspect à peu près équivalents et je choisi celle qui semble la plus faible, la moins fraîche des deux pour travailler dessus. Cinq minutes tous les jours.

Que se passe-t-il ? Au bout de 10 jours, la non magnétisée a la peau qui sèche, se ratatine. Celle que je magnétise a gradé son aspect initial. Je vais continuer jusqu’à ce que la seconde soit moribonde.

Évidemment, je prends des photos qui témoignent de l’évolution de la chose.

Cette expérience a eu pour effet de me conforter dans les découvertes personnelles qui datent de mon « don » de sourcellerie. En plus, elle permet d’offrir une preuve matérielle de phénomènes dits paranormaux, catalogués dans le rayon des croyances.

C’est le fait qu’un magnétiseur me soigne mon genou qui m’a conduit à creuser le phénomène. Depuis, j’ai appris à « couper le feu » (j’ai pu le pratiquer) et compte bien me rendre utile dans ce domaine.

La seconde chose qui m’intéresse là-dedans, c’est la vision démocratique que j’en ai et que j’ai envie de répandre. Je ne suis pas fils ni petit-fils de magnétiseur. Je n’ai pas vu la Vierge. Personne ne m’a dit « tu as le don ». Je choisis de l’avoir parce que je pense que c’est accessible à tous. Je me situe en dehors de l’imagerie traditionnelle de l’élu et du regard cartésien un peu étriqué de notre société qui fait de nous des petits consommateurs bien sages dont le seul pouvoir qu’on accorde se situe dans un bulletin à glisser dans l’urne.

Ni gourou, ni juge ! Qu’ils aillent se faire voir ! Je suis juste comme un gamin qui apprend à marcher. Et c’est très plaisant.

Quel rapport avec l’acteur ? Il y en a plein…

Bon mais, trêve de digressions ! Je vais préparer ma lecture de Suerte. C’est pour demain à Angers. Ça, ça se fait avec un scénario, un crayon et des lunettes. Rien de sorcier !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 20 janvier 2008
Dimanche 20 janvier 2008
Hé bien, c’est dimanche. J’ai été dans le pâté tout samedi après cette semaine de nuit. Tout est rentré dans l’ordre.

On ne peut pas dire que j’ai des nouvelles professionnelles à consigner mais la semaine qui vient devrait être chargée (Angers, musique du film, docu et les reste…). Pour l’heure, c’est repos !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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