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Mercredi 31 janvier 2007
Je livre à vos commentaires ce brouillon de vidéo. Je compte sur vous!

Vous pouvez voter pour l'une ou l'autre version. Bref, je vous écoute.


Bolas6
Vidéo envoyée par lartigue2



Bolas sud
Vidéo envoyée par lartigue2
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 31 janvier 2007
Mercredi 31 janvier 2007
Bonne nouvelle : le spectacle est complet ! On va rajouter des places et, s’il le faut, un jour. Il est indéniable que le nouveau coup de projecteur sur Indigènes pour les César et les Oscars y est pour quelque chose. Je vais commencer à avoir la trouille, moi!

Direct 8 hier soir, j’ai pas réussi à caser la pub. Plus très utile. Mais c’était très agréable.

Aujourd’hui, j’essaie de sortir un DVD d’un montage de notre tournage de la semaine dernière pour alimenter le dossier de court-métrage. Et dans la soirée, réunion gastronomique autour de notre projet de série policière. On ne sait pas ce que ça va donner mais on passe du bon temps !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 30 janvier 2007
Mardi 30 janvier 2007
J’étais pas fier, en entrant en prison (comme dirait Serge). L’accueil y est très différent de l’hôtel. Première cour : « vous voyez, c’est ici qu’il y avait la guillotine ! ». Oui. D’accord. La surprise du premier couloir, c’est l’odeur de pressing. Le reste, c’est une entrée dans les images que l’on connaît. Prison vétuste. Grilles. Alignements de cellules. Des gens qui circulent. Beaucoup de matons. Des détenus qui communiquent en criant par la fenêtre.

Ça c’est le décor. Celui qu’on a vu dans les films. Celui qui fait peur. Qui me fait peur. Je fais partie de ceux qui pensent que la prison est une bien pauvre solution. Évidemment que, quand on est enfermé, on trouve ses repaires, on survit, on vit. Mais quand même.

L’atelier vidéo avait réalisé un court-métrage très fort à partir d’une séquence d’Indigènes et de la parole de détenus. Très émouvant.

Pardon pour le lieu commun mais j’ai été frappé par la force des regards des prisonniers. Un mélange entre la surprise de voir des gens que l’on aurait pu croiser n’importe où et présentant en même temps un charisme incroyable. Une détermination. Une fragilité visible aussi. Une mine à personnages, pour un acteur. Mais on n’est pas au zoo !

Bref, très touché par cette expérience. La discussion avec les gens de l’atelier, pendant la projection était très intéressante. Le débat qui a suivi le film laissait transpirer quelques relents de haine pour une société raciste et discriminatrice. Face à nous, des prisonniers politiques corses, basques et beaucoup de gens de couleur. Mais le débat a réellement eu lieu et on est passé de « pour s’en sortir, il faudra en passer par notre sang » à « mieux vaut toucher les consciences et sortir des réactions de violence ».

Dommage que les politiques ne participent pas aux débats d’Indigènes. C’est très instructif et passionnant.

Tout à l’heure, changement de décor : Direct 8.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 30 janvier 2007

Mardi 30 janvier 2007

 

Toujours pas d’Internet ! Obligé d’aller en cybertruc. Deux mots juste.

 

Hier, grosse journée avec une télé sympa pour TPS, une réunion chez un producteur pour le projet de conneries courtes pour la télé avec Stéphane et Renaud (pas Cojo).

 

Et le soir, j’ai travaillé au montage de la partie de pétanque qu’on avait tournée la semaine dernière. Et bien sûr… galère d’image qui me fait des rayures. C’est pénible, l’informatique, à la fin !

 

 

Cet après-midi, on va présenter Indigènes à la prison de la Santé (non, Samy n’est pas là !). Et ce soir, je serai sur Direct8 à 22 heures.

 

Allez, à vite, avec plus de détails !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 29 janvier 2007
Désolé. A demain!
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 29 janvier 2007
Désolé. A demain!
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 28 janvier 2007
Dimanche 28 janvier 2007
L’intervention à la Sorbonne fût un joli clin d’œil. Merci Danièle ! Merci Bernard (pas moi) ! Amphi Richelieu, s’il vous plait ! Il flotte comme un parfum d’église. Les voix résonnent. 68... Parfait pour une mythologie estudiantine romantique. Un temple dédié au savoir et à la liberté.

Raconter mon parcours scolaire sinueux et chaotique à un parterre de conseillers d’orientation, entre Cannes et Hollywood, c’est comme montrer Indigènes à l’adjudant de mon service militaire. Une petite traversée temporelle réjouissante et valorisante. Le départ n’est pas glorieux, le personnage se bat, fait des choix parfois malheureux et finit victorieux. De ces histoires héroïques qu’on aime entendre puisqu’elles nous donnent l’espoir de notre propre rédemption.

On sait bien, au fond, qu’une grande part de ces « réussites » revient au hasard des rencontres et à la chance. Comme ils nous échappent, il est plus rassurant de prêter toutes les vertus à nos « héros ».

Vous venez de lire un grand moment d’humilité.

Le fameux parcours (à la demande de Claire).
Scolarité primaire laborieuse jusqu’à ce que je tombe sur un instit Freinet. Une révélation : la pédagogie concrète et intuitive qui rend autonome !

Le collège, c’est la cata. Je passe mon temps à faire rire mes camarades, je joue « il était une fois dans l’ouest » en cours de math, je passe en conseil de discipline. Mais pas dans la catégorie héros rebelle. Non, juste le médiocre. Résultat, au moment de l’orientation, le directeur dit à ma mère : ce n’est ni un intellectuel, ni un manuel. Autant dire un bon à rien.

Le verdict est sans appel : BEP comptabilité. Pour moi qui joue de la guitare, porte des santiags, fais du théâtre avec les copines des jeunesses communistes, ça ressemble à rien, la comptabilité. C’est juste chiant.

Après le BEP, je fais des remplacements comme facteur (F-acteur). J’ai 18 ans. Mon avenir ne me plait pas tel qu’il m’a été dessiné. Je devance l’appel du service militaire et demande à partir outre-mer (acceptant même de faire six mois de rabe) avec l’idée de vivre ailleurs, loin, dans des lieux où je ne serai jamais aide-comptable.

Évidemment, au bout de trois jours, je constate que mon antimilitarisme vicéral sera un handicap. Il l’est. Je fais l’andouille et j’écope d’une mutation disciplinaire à Djibouti, au moment de l’indépendance. Impossible de savoir à l’époque que je fais un stage pour Indigènes !

Au retour de cette épreuve, je réussis à bosser dans une mutuelle. C’est pas mal payé, pas trop chiant, mes collègues sont des femmes. Ça pourrait aller. D’autant que je fais du théâtre amateur. Mais voilà, étant donné mon niveau d’études, je ne peux espérer de promotions qui me permettraient un épanouissement dans mon boulot. Le théâtre m’occupe de plus en plus.

Je fais le conservatoire en initiation (cours du soir), sans quitter le boulot.

Le théâtre me permet d’accéder à des textes, des auteurs, de la pensée, aux côtés de gens qui, eux, font ou ont fait des études. Je complexe, avec mon BEP. Il faut faire quelque chose !

A 24 ans, j’essaie de trouver un moyen de passer le BAC. Après une bonne cinquantaine d’auto-pieds-au-cul, je parviens à pousser les portes d’un C.I.O. On me dit que ça n’est pas possible. Heureusement, j’apprends par d’autres biais l’existence du CNED (enseignement à distance). Je m’y inscris.

Mais, miracle, j’apprends aussi qu’un IUT carrières sociales est ouvert aux non bacheliers et qu’un de mes metteurs en scène préférés y est prof de théâtre. Voilà ma voie ! Je réussis le concours et bénéficie même d’un des premiers congés-formation puisque j’ai travaillé plus de quatre ans (payé pendant les études).

Deux ans de bonheur ! C’est fou ce que l’on apprend quand on le décide. C’est là que je vais rencontrer Yves Caumon (ça me fait penser qu'il faut que j'arrête de... non, rien.) qui sera au départ de toute ma carrière cinématographique.

Après l’IUT, je joue dans mes premiers spectacles professionnels et je poursuis des études en Licence de l’ISIC (communication sociale) parce qu’il y a de l’audiovisuel. J’ai repris mon travail mutualiste à mi-temps. A cette époque, je réalise des films super 8 et je joue dans ceux de Caumon.

Je me retrouve dans un spectacle qu’un metteur en scène parisien vient monter à Bordeaux (Christian Colin) (ça me fait penser que je dois aller voir son spectacle à Chaillot (avec Isild Le Besco et Grégoire Colin), avant de repartir à Bordeaux!). Il me conseille de « monter » à Paris.

Je ne fais pas ce choix. Acteur à Bordeaux, ça ne me fait plus rêver. Paris, c’est trop loin. Une carrière dans ma mutuelle, je ne peux plus. Je passe le concours de l’IUFM. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être parce que ma mère est instit. Cette histoire de complexe ou de revanche… Et… je suis reçu. Pffff…

La suite, c’est un peu d’enseignement puis un retour assumé et choisi au théâtre. Des pièces à Bordeaux, des courts-métrages avec Caumon, puis Hélène Angel, puis, puis… des année et des années qui me feront débarquer à Paris en 2000 avec Peau d’homme cœur de bête dans mes actifs. Depuis 2004, vous avez tout !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 27 janvier 2007
Samedi 27 janvier 2007
Pas eu le temps de répondre aux commentaires. Je le ferai ce week-end.

Alors, 9 nominations, rien pour les acteurs (on a eu Cannes, logique !), voilà pour les César. Personnellement, j’aurais bien vu tout de même quelque chose pour Sami Bouajila. Mais bon…

Aujourd’hui, je vais intervenir à la Sorbonne à l’occasion d’un colloque qui rassemble des conseillers d’orientation. C’est mon parcours pour le moins sinueux qui a intéressé un des organisateurs. Si mon directeur de collège me voyait amphi Richelieu…

J’ai aussi mon dossier à terminer… (ça je l’écris pour m’y obliger).
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 26 janvier 2007
Vendredi 26 janvier 2007
Alors, Indigènes nominé dans les catégories meilleur film français et meilleur réalisateur des Césars ! On n'allait pas s'arrêter en chemin...

A part cette catégorie et celles des meilleurs acteurs et actrices, je ne connais pas le résultat des autres mais, comme le téléphone est resté silencieux, il ne devrait pas y avoir de surprises majeures. Il faut quand même en laisser pour les autres !


L’autre bonne nouvelle, c’est qu’Indigènes ressort le 21 février ! L’occasion à ceux qui n’imaginent pas que ça puisse être un bon film (à cause de la sur médiatisation du sujet) de se rattraper. Je dis ça parce que je peste encore de voir que nombre de mes connaissances n’y sont pas allé (on reste humain !), sans leur en vouloir pour autant.

Cet aprem, je replonge dans mon dossier de court-métrage.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 25 janvier 2007
Jeudi 25 janvier 2007 soir
Rue de Clignancourt, ce matin. Un homme, 35 ans, est en train d’applaudir son scooter qui vient de démarrer. Il lui lance des bravos avec un bel accent italien. Il va jusqu’à déposer un baiser sur la selle tant il est heureux. C’est ça, le bonheur.

A midi, j’apprenais que j’étais du voyage à Hollywood. C’est ça, aussi.

Cet après-midi, on est retourné filmer les boulistes avec Muriel. Il soufflait une petite bise qui m’aurait dissuadé de faire 3 points. Mais, il fallait tourner et, heureusement, j’avais prévu le coup. Frileux de nature (que voulez-vous, les gens du sud n’ont pas les gènes qui leur permettraient d’affronter la froidure sans sourciller), j’avais mis un caleçon long (acheté pour Indigènes) sous mon jean. Même pas froid !

A 17h30, un taxi m’attendait pour me conduire à Canal+. J’allais là-bas avec une certaine assurance. Rien à voir avec ma participation à la même émission à Cannes (c’était alors mon premier plateau national). J’y allais d’autant plus à l’aise que je pensais aussi à vous, chers lecteurs. C’est pour vous que j’ai choisi de porter la veste fétiche dont je vous avais déjà parlé ! Petit clin d’œil.

A peine assis en plateau, j’ai entendu rire les spectateurs qui étaient derrière moi. Illico j’ai pensé « merde, mon caleçon ! Il doit se voir… ». Mais j’ai vite oublié le non incident et me suis senti comme à la maison.

Super sympa le patron et ses associés ! Vous avez vu ? J’ai réussi à caser qu’Indigènes est aussi un film ainsi qu’un courte pub pour mon spectacle ! Mais pour ça, je dois remercier celui que j’appelais le super attaché de presse, à Cannes. Si je dois en avoir un un jour, ça sera lui !

Allez, demain, 9h30, conférence de presse des César. On verra ce que va ramasser Indigènes (c’est pas gagné…).
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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