Mardi 27 mai 2008
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Mardi 27 mai 2008
En avant pour Boulogne ! Je devais aller rencontrer un réalisateur pour un rôle dans une saga France 3. Trois quart d’heure de métro. En un petit quart d’heure, l’affaire était pliée : revenir la
semaine prochaine pour faire des essais. J’ai rien contre. Sauf qu’on aurait pu éviter un trajet !
Pour la musique dont je vous parlais hier, vous pouvez en écouter la maquette sur http://www.balncan.com !
Heu... si vous n'écoutez pas au casque ou sur un sysyème de sonorisation équipé, vous n'entendrez pas les basses. Et c'est dommage...
Par Bernard Blancan
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Lundi 26 mai 2008
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Lundi 26 mai 2008
Qu’on ne s’y méprenne pas. Quand je raconte une soirée comme celle de vendredi, je rends juste compte, je laisse à deviner mais je ne me plains pas, ne pleurniche pas, n’attends aucune compassion.
Je suis seul responsable de ce qui m’arrive et mon humeur du moment teinte le réel qui est tout autre pour mon voisin. C’est dit.
Pas d’amertume, surtout ! Tout cela m’amuse, au fond. Sinon, j’avais qu’à pas venir ! Personne ne m’y oblige.
Je rentre d’un essayage costume (un de plus) pour London River, le téléfilm de Rachid Bouchareb dans lequel je vais faire une apparition, tout comme quelques co-palmés. Un clin d’œil en attendant
le gros morceau. Mon record d’essayage a été battu. 40 secondes ! Le temps de passer une combi verte.
Pour le reste, je viens de composer la première musique pour le docu de Mathilde. Banjo ! Je mettrai ça en ligne dès que j’aurai finalisé.
Deux castings cet aprem. Qui a dit que je m’ennuyais ?
Par Bernard Blancan
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Samedi 24 mai 2008
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18:14
Samedi 24 mai 2008
Je m’étais finalement résolu à passer la dernière nuit dans un hôtel cannois. La moindre chambrette proche de la gare est à 120, 170 €. Comme je suis ratcho, je me suis trouvé un petit deux étoiles
pour la modique somme de 100€.
Bon, pour le prix, j’ai eu un lit et un bloc sanitaire. Les carrés de polystyrène du faux plafond sont mal coupés, mal collés et jointent mal. Les cloisons sont revêtues de ces grandes plaques de
plactoc encastrables, imitation marbre rose. Quand vous retirez le chargeur du portable de la prise, c’est la cloison entière qui branle. Le budget de rénovation n’a pas autorisé la pose de la
fameuse baguette quart de rond qui vient cacher l’irrégularité des raccords au plafond.
Et tout est du même acabit, avec en plus une impression de pas net du tout. Celle-ci est accentuée par l’odeur de chiotte qui flotte, épaisse, dans la chambre. L’explication de cette odeur m’a été
donnée quand je suis allé pisser : lorsque j’ai tiré la chasse, un geyser d’eau trouble a jailli de la bonde du bac à douche. Comme une source jaune. Mes baguettes ne m’avaient rien dit ! Cette
observation m’a tout de même permis de remédier au problème. Faire couler de l’eau dans la douche et le lavabo pour reboucher tout hermétiquement. Et surtout, ouvrir grandes les fenêtres. Pardon,
la fenêtre.
Lors de mon départ, la dame de la réception m’a retenu une bonne dizaine de minutes, le temps qu’elle joigne la femme de ménage qui doit vérifier si je n’ai pas volé le lavabo ou la serviette gris
jaune, ex-blanche. Oui, Graziella, la télécommande est bien dans la chambre ? C’est bon, Monsieur, vous pouvez y aller !
Si vous êtes intéressés, vous demandez la chambre 229 de l’hôtel Atlantis, rue du 24 août. Mais je ne suis pas là pour faire un guide touristique !
Pour ce qui est du professionnel, j’aurais dû me contenter de la projection de Léger Tremblement de Paysage. Bon, hier, j’avais aussi la justification de la remise d’un prix UniFrance.
En sortant de cette cérémonie bon enfant, je suis passé à la Quinzaine pour avoir une invit pour le film des Larrieu. Par la même occasion, j’ai reçu un carton pour la fête de clôture de la
Quinzaine qui a lieu le soir même.
En attendant 22h (heure du début de la fête), je suis le troupeau fête UniFrance dans une fiesta pour un film que personne n’a vu, sur le toit du 314. Cooool, la piscine rococo en faux rochers !
Super bienne, la zique ! David me raconte comment il adore la teuf. Il les fait toutes à Cannes mais aussi celles de Paris pour la semaine de la mode. Ce soir, il nous conseille Abel Ferrara. Pas
son film. La soirée !
Je lâche le troupeau pour regagner un autre toit, celui de la Quinzaine. On y mange, il y a plus de monde, c’est plus grand. La musique est moins bonne. J’y croise pas mal de gens que je connais.
Souvent avec plaisir (je dis ça pour laisser paranoïer ceux que j’ai croisés).
Vers minuit et demie, je commence à en avoir raz le bol de tous ces bobos du cinoche qui n’ont pas vu Indigènes. Sans doute le vin. En rentrant vers mon luxueux hôtel, je fais un tour par le
village international où je devais rejoindre le premier troupeau à la fête de la semaine de la critique. Et là, je me fais rembarrer par un vigile. Pas de carton ? Pas d’accréditation ? Merde, mais
c’est vrai que je n’ai même pas d’accréditation, moi ! Qu’est-ce que je fous là ? (encore le vin). Je ne m’énerve pas et, curieusement, au lieu de renoncer, j’attends que passe quelqu’un que je
connaisse. Au bout d’un bon quart d’heure, un monsieur de France Télévision me donne gentiment un carton que je brandis fièrement au vigile.
Je m’engouffre sous le chapiteau. C’est bondé. La musique est trop forte. Le premier mouton du troupeau que j’aperçois est bourré comme un coin. Je fais quelques pas, les oreilles bouchées mais
n’ai pas le courage de dépasser la douzaine. Demi-tour, droite !
En repassant devant le vigile je lui lâche un « c’est nul, cette fête ! ». Allez, je vais aller lire un peu en aérant ma chambre, moi !
Dans ces conditions, je me suis couché tôt. Et par voie de conséquence, levé tôt. La perspective d’une nouvelle errance cannoise en attendant la projection de midi et le train de seize heures ne me
dit rien qui vaille.
Hop, je vais à la gare et je prends le direct de dix heures zéro sept !
Par Bernard Blancan
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Samedi 24 mai 2008
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09:15
Samedi 24 mai 2008
C'est fini, je n'irai plus à Cannes ! C'est ainsi que je ponctuais mes différents passages cannois dans Enfin Disponible (sauf pour 2006 !).
Hé bien, je pourrais en dire autant pour 2008. Mais je raconterai tout-à-l'heure. J'ai avancé mon billet retour...
Par Bernard Blancan
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Vendredi 23 mai 2008
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15:02
Vendredi 23 mai 2008
Tiens, c'est l'anniversaire de mon frère ! Il faut que je l'appelle...
Dans moins de deux heures je vais remettre un prix UniFrance à un court métrage. Je mettrai ma veste noire.
Ce matin, au moment d'aller retrouver mon sourcier varois, voilà que mon GPS ma lâche. Rien. Ecran noir. Quand on a pris l'habitude de ces engins, on n'a plus de carte. On est pommé à la moindre
embrouille. Résulat, je suis arrivé avec presque une heure de retard au RDV. Et vous savez combien je n'aime pas ça, les retards!
Du coup, je n'ai pas fait ce que j'avais prévu et à quoi j'avais mis toute mon énergie en préparation.
Allez, on va un peu traîner sur la Croisette, histoire de se changer les idées.
Heu, je n'ai pas lu les commentaires après la diffusion de Chartlotte. Je vais avoir la surprise...
Par Bernard Blancan
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Jeudi 22 mai 2008
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Jeudi 22 mais 2008
La salle était pleine, le film impec, les questions intelligentes, les avis enthousiastes ou fatigués. Ça valait le coup de faire le voyage. Un léger tremblement de paysage !
Juste avant, il y avait un pot dans le village international (stand des régions). J’en suis revenu avec les cartes de visites de
régions vers lesquelles je souhaite aller avec le docu. J’ai fait des RP et, comme je connaissais les gens à qui je parlais, tout
cela se passait très agréablement. Et puis je sais bien qu’il y a une différence majeure entre une conversation sur le port autour
d’un verre et la réalité d’un dossier et de commissions.
Pour le reste, quelques errances groupales classiques à Cannes. Trois plombes à bouger le troupeau, plusieurs changements de destination puis, quand on se décide enfin sur le choix une fête, elle
a déménagé. Ça se termine forcément par un Perrier tranche au bar tabac.
Celle nuit, j’ai eu le privilège d’un logement collectif, du genre de celui
que je raconte dans le spectacle. Sympa. Une nuit.
Aujourd’hui sera off. Direction Toulon vers l’appart que
l’on me prête. Loin de Cannes, la mer, le soleil, promenades et préparation de ma rencontre sourcière de demain.
Par Bernard Blancan
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Mercredi 21 mai 2008
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Mercredi 21 mai 2008
C’est bien la première fois que je vais à Cannes sans rien attendre. Je veux dire, en tant qu’acteur.
Bien sûr, je joue dans Léger Tremblement de Paysage de Philippe Fernandez qui sera projeté ce soir. Oui, il m’a écrit une belle partition. Mais c’est pour lui que je suis heureux d’être là. Pas
pour moi. On se connaît depuis si longtemps que je vais avoir plaisir à partager son émotion d’être là en tant que réalisateur, pour son premier long.
Je vais rejoindre la petite troupe d’Ostinato et on va passer, j’en suis sûr, des moments agréables.
La question inévitable au moment du départ : comment je m’habille ? Tous les ans la même histoire ! Pas trop habillé ni comme tous les jours.
Hier, la petite réunion avec ma productrice a été brève mais très productive. Le dossier est bouclé et part la semaine prochaine pour le CNC. Yiiiesss !
Pour ce qui est de mon petit repérage sourcier, ça y est, les micros marchent, les batteries sont rechargées. Y a plus qu’à.
Allez, on astique les yachts, on prépare la fanfare, j’arrive !
Et mon ordi ? Je l’amène ? Cyber-café ?
Par Bernard Blancan
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Lundi 19 mai 2008
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20:58
Lundi 19 mai 2008
Les papiers s’entassent. La liste des choses à faire s’allonge. Mais ça y est ! Mon séjour provençal s’organise. Je sais quand je pars, où je dors, ce que je vais faire, quand je reviens. Petite
organisation de cocktails et projections pour Cannes avec une large place laissée à l’improvisation et du temps pour ma visite sourcière. La caméra est prête !
En revanche, c’est encore la bousculade. Ce soir, il faut que j’apporte les dernières modifications à mon dossier de documentaire avant la réunion de demain. Si tout va bien, je pars avec le
dossier bouclé !
Je vois que vous le savez mais je rappelle à ceux qui ne lisent pas les commentaires que Charlotte Corday (je joue Marat) passe jeudi soir sur France 3. Peu importe les bonnes et les mauvaises
critiques. Je n’ai pas vu le film.
Par Bernard Blancan
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Dimanche 18 mai 2008
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14:50
Dimanche 18 mai 2008
Ça, c’est fait !
Une petite centaine de spectateurs, hier soir à Biggles à l’Amicale Laïque Foyer Culturel Abert Delteil. Comme de bien entendu, j’ai enchaîné les plantades en début de spectacle. Les spectateurs
ont bien vu qu’il y avait tension. Et puis, ça s’est mis à rouler, grâce à une salle très réactive et à l’énergie du cheval qui sent l’écurie.
En buvant le champagne, on se disait que… ça n’était peut-être pas tout à fait terminé, cette histoire…
Alors, c’est quoi, cette semaine ? Ah oui ! Un casting, un RDV avec ma productrice, Cannes et un repérage de sourcier dans le Var.
Il a suffi que je m’absente pour que les nuages envahissent Paris.
Par Bernard Blancan
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Jeudi 15 mai 2008
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22:42
Jeudi 15 mai 2008
Ça fait quand même drôle de passer une partie de la journée avec trois filles amoureuses de vous. Même si c’est du cinéma. Parce que ça n’est que du cinéma. Nous faisions passer les essais à trois
comédiennes pour un des rôles féminins de Suerte.
Bon mais allez, demain, je pars jouer la dernière d’Enfin disponible à Bègles. Et là, elles seront toutes à mes pieds et ça ne sera pas du cinéma. Juste du théâtre…
Ah oui, au fait, j'imagine que vous avez été nombreux à tomber sur une page commerciale en anglais à la place de ce blog intelligent. C'est parce que j'ai pris trois jours de retard sur le paiement
de mon blancan.org / over-blog. Les statistiques chutaient de jour en jour jusqu'à avoisiner le 0 hier...
Par Bernard Blancan
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