Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 12:19
Mardi 10 juin 2008
J’ai fait deux musiques, hier. Dont une. Ce qui est drôle, c’est que je croyais m’inspirer de la musique de western à connotation irlandaise et qu’en fait, ça fait musique chinoise. C’est dingue !

Bon mais, avec pareil temps, comment voulez-vous vous concentrer ?!

Changement de dates de tournage à tous les étages. Ça me stresse. Pas moyen de caser des vacances. Impossible d’envisager une location ou un billet de train (ou d’avion). Pfff, lui et son boulot ! On a vite fait de se sentir en second plan quand on partage la vie d’un acteur bringuebalé par les aléas.

Tiens, hier, je me suis fait harceler téléphoniquement par un pauvre mec qui m’appelait Marat, tout en déversant un flot de grossièretés qu’il devait trouver érotiques. Dès que j’ai un peu d’actualité, les amis se manifestent (et les autres aussi, hélas !). J’ai reçu pas mal d’appels et de textos de gens qui m’avaient vu sur l’affiche des Insoumis.

A propos. Le film sort demain et je n’ai aucune nouvelle d’avant-premières, ni de rien, d’ailleurs. Il va encore falloir que je dégaine le portable.

Je ne peux pas vous parler vraiment du film. Je ne l’ai vu qu’une fois en projection réduite. Ce sont les pires projections où l’on passe son temps à se regarder jouer ou à se souvenir du tournage des scènes. Difficile de se laisser embarquer comme un spectateur. C’est beaucoup plus facile quand vous êtes d’entrée de jeu hyper emballé par le tournage (ce qui fût le cas du Maupassant, Indigènes (quoi que, je ne savais pas trop) ou encore Le retour de la Veuve (les tranchées du Nord)). Les Insoumis, c’est un point d’interrogation sans a priori. Et pas question ici, ni de cracher dans la soupe, ni de faire le commercial.

Je vous laisse juges.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 10:47
Lundi 9 juin 2008
Agréable parenthèse que ce festival du Touquet. L’occasion de constater à quel point, d’une personne, à l’autre la perception d’un film est radicalement différente. Pour ma part, je fais partie de ceux pour qui une « bonne idée » ne suffit pas. Le prix du public, par exemple, a été attribué à un court qui tirait, sur-tirait une même idée, à l’excès. C’est souvent le défaut du genre. Et celui du spectateur de se satisfaire d’une trouvaille ou d’un message trop lisible mais bien pensant.

En plus (je parle là pour d’autres courts), je suis vite agacé par les musiques pop rock à la mode. C’est-à-dire que j’aime cette musique, comme tout le monde, mais pas la façon dont les réalisateurs peuvent en abuser pour nous embarquer et palier les manques de l’image.

Comme vous le voyez, en tant que spectateur, je suis un vrai chieur, pas facile à embarquer. Into the wild, c’est pas pour moi !

Néanmoins, ce moment fût très agréable. La mer, les projections, les rencontres, un peu de casino, quelques trémoussements de danse.

En prime, j’ai rencontré un sourcier. Il était membre du jury. Scénariste et dessinateur de BD. Son discours sur le sujet est fascinant. Il me semble avoir trouvé un nouveau personnage pour mon documentaire !

Aujourd’hui, c’est retour au bercail et musique !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 15:18
Samedi 7 juin 2008
Étant donné l'emploi du temps et les difficultés à se connecter sur Internet, le petit compte-rendu, ça sera demain soir ou lundi.

Bon WE aux fidèles !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 13:02
Jeudi 5 juin 2008
22h48. Allo, bonjour Monsieur, on m’a dit que vous pouviez retrouver des personnes disparues ! Heu, vous savez, déjà, les sources, les souterrains… Il faut que je fasse gaffe à ne pas me laisser embarquer, moi !

Le dossier de mon docu est enfin bouclé (à quelques coups de ciseaux près). On va l’envoyer dans les régions, CNC et compagnie. Ça prend forme et ça fait du bien ! Tout ça a l’air plus solide que « les boules ».

La semaine prochaine, je m’attaque à la musique du docu de Mathilde, de façon sérieuse. Celle-ci, va très vite se terminer puisque dès demain, je pars au Touquet.

Pas de petites choses à vous raconter. Mais demain...
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 00:06
Mercredi 4 juin 2008
Dans la salle d’attente du Docteur Zuccarelli, on se croirait dans un film. Mais dans un genre particulier qui mélangerait plus belle la vie et le cinéma d’auteur. Hier, j’y ai croisé Jean-Pierre Daroussin, une jolie blonde façon M6, une brune façon France Télévision, un acteur façon suspect de série policière, un autre genre unitaire France 3, deux autres, vêtus de noir pour faire acteurs et un jeune, coiffé en vrac étudié et qui mettait toute la belle énergie de sa jeunesse à paraître fatigué, traînant des pieds comme s’il avait oublié de déchausser des patins à glace plombés. Bref, un casting pas très cohérent.

Dans le métro du retour, sur le quai, une fille ressemblait à une copine qui était venue me dire, à la fin d’enfin disponible, qu’elle avait adoré mais qu’elle devait rentrer pour la baby-sitter. Image figée de quelqu’un de pressé avec qui je n’aurai pas le temps d’échanger deux mots. De la fenêtre du train, des visages amis qui vous font un signe depuis le quai. Je pense à ces mails, courriels, testos et M&M’s auxquels je n’ai pas répondu…

Ce matin, je vais essayer mes costumes pour Catherine Corsini. Partir, c’est le titre du film. Rester un peu en place, c’est mon désir. Et pourtant…

À partir de vendredi, je suis au Touquet, invité par un festival.

Ça doit être laçant le blog, en ce moment ! Des choses différentes, par monts et par vaux et pas assez de détails pour que ce soit intéressant. C’est que je suis victime du succès relatif de cet amoncellement de lieux et de vadrouilles égocentrés. Ça commence à se savoir sérieusement que j’ai un blog, dans le boulot. Alors forcément, j’en dis moins. Pour ne pas paraître celui qui fait le malin.

Mais rassurez-vous, la fréquentation est en baisse relative, ces derniers temps. Un petit sursaut au moment de Cannes et hop, ça redescend. Je vais pouvoir m’y remettre ! Je veux dire, à raconter un peu plus par le détail ! Retrouver un peu de liberté d’écriture (elle est inversement proportionnelle à la popularité).

Encore un article que Pascale va avoir du mal à lire (à comprendre). D’autant qu’il n’y a pas d’image…

Tiens, pour les curieux des sources, j’ai mon site de sourcier, maintenant :

http://www.le-sourcier.com !



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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 10:15
Mardi 3 juin 2008
Hé bé, c’était pas sorcier !

Je vous ai laissé vous dépatouiller un peu avec le terrain de foot de Samuel. Je voyais les commentaires mais faisais celui qui n’était pas là. Hé hé hé. Ce fût bien drôle !

Bon, j’ai testé une journée de sourcier professionnel. C’est assez curieux en fait. On part, avec sa petite voiture, une adresse entrée dans le GPS. On débarque dans des maisons de gens qu’on ne connaît pas, on promène ses baguettes, plante des petits piquets, fait un rond à la bombe de chantier à l’endroit où il faudra forer, après avoir étrangement défini la profondeur et le débit. Et puis on repart.

Un autre département, un couple de retraités, une maison où l’eau semble vouloir sortir de partout. Comme j’ai le pendule, la conversation voudrait m’entraîner vers d’autres demandes que celle du drainage du jardin. Et si la maison était « habitée »… Comme pour confirmer la question, la pendule du salon qui était silencieuse depuis bien longtemps se met à sonner l’heure.

On vous offre un verre ? Oui, d’eau, avec plaisir !

Le plus dérangeant dans l’affaire, c’est le regard des gens. On sent qu’en prime, ils se payent le spectacle du sourcier. Il faut jouer un rôle, se donner des airs, faire le mystérieux. Le sourcier est un peu sorcier, médecin, confidant.

Étonnante expérience qu’il était intéressant de vivre de l’intérieur. Je recommencerais mais, que Guy se rassure, je n’envisage pas la reconversion !

En revanche, il me tarde d’aller voir et filmer le forage du puits dont j’ai défini l’emplacement !

Pour ce qui est de la comédie, je vais encore aller faire un tour chez le médecin des assurances pour le Louise Michel. Encore une heure de métro. Je n’ai qu’à prendre un bon bouquin !

Prise de choux en vue pour des questions de dates.
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 10:51
Dimanche 1er juin 2008
J’espère qu’il ne va pas trop pleuvoir, demain ! Je dis ça par rapport à mes clients. Enfin, mes clients… Allez, je lâche le truc ! Demain, je vais dans les Yvelines le matin pour explorer un grand jardin avec mes baguettes. Je dois définir le point de forage d’un puits.

L’après-midi, direction Champigny. Problème de résurgence d’eau dans un jardin. Il va falloir trouver la veine pour en déduire le futur trajet d’un drain. Il faudra aussi passer par la cave pour étudier un problème d’infiltration.

Musette remplie de baguettes, petits piquets, décamètre, pendule, boussole, GPS, le sourcier s’en va chemin des Fontaines !

En fait, c’est le sourcier que je suis allé filmer en Provence qui m’envoie en sous-traitant.

Hier, dans l’euphorie, je m’imaginais montant ma boîte. Je l’appellerais « le sourcier » et j’y ferais le sourcier, le musicien, le producteur… bref, toutes mes activités annexes. Au cas où. Pour le jour où plus personne ne voudrait me faire tourner. Certes, pour l’année qui vient, ça n’est pas du tout d’actualité. Mais en 2010 ? 2011 ?

Vendredi soir, pot de début de tournage pour le film de Catherine Corsini. La barbichette est vendue ! J’ai appris pour l’occasion que mon personnage était devenu plus con que dans le scénario initial. C’est sans doute parce qu’elle m’a vu…
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 11:58
Vendredi 30 mai 2008
Cabourg. Sa promenade Marcel Proust. Son Casino. Quand nous avions fait l’avant-première d’Indigènes à Caen, nous avions dormi au Grand Hôtel de Cabourg. Le Grand Hôtel…  rococo feutré, terrasse sur mer, lumière bleutée et infiniment douce d’un jour naissant, des mouettes dorment, un banc, le ciel glisse dans l’eau et l’horizon s’efface… Hum, pardon ! Bon, laissons la nostalgie et les histoires d’anciens combattants aux vieux retraités !

Hé bien, Doom-doom, ça valait le déplacement ! Très content du film. La forme est branchée, vive et efficace. L’écriture maligne, pleine d’autodérision, aussi noire pour l’humour que pour le genre, déclenche un rire complice. Beaucoup de morts, jamais de gore. Les acteurs sont bons et s’amusent autant que les réalisateurs.

Pour ma part, j’y traîne une dégaine de mafieux juif, cheveux rasés, col roulé noir, expressions figées. Pas mal, le Blancan, là. Et je ne le pense pas souvent… En lisant le rôle, il me paraissait évident qu’il fallait que je le joue à l’américaine. Et je ne savais pas si j’en étais vraiment capable. Ça demandait une tenue, de l’assurance, une économie d’expressions. À peu près le contraire de ce que je dégage dans la vie. Hé bien, ce fût un sacré exercice. À renouveler !

Voilà, c’est Doom-doom, c’est trois épisodes de 30 minutes et ça commence ce soir à 22h30 sur Canal. Je crois qu’il y a plusieurs diffusions.
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 10:36
Jeudi 29 mai 2008
C’est fait, j’ai filmé mon magnétiseur ! C’était à Lille. Et comme le hasard est ludique, il m’a fait rencontrer fortuitement Monsieur Maillot à la gare de… Lille. C’est un signe ! On a papoté et il a dû me trouver plus jeune que mon âge.

Le autres tournages s’imbriquent parfaitement. Seul souci, d’ordre esthétique, mes histoires de moustache : Je commence le tournage de Catherine Corsini avant celui de Solveig Anspach et le termine après. Je dois donc avoir une pilosité inchangée de l’un à l’autre et qui s’accorde aux deux époques. Une histoire à démêler.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, Caussé et Martin c’est pour le film No Pasaran, une comédie béarnaise.

Cet après-midi, je pars à Cabourg pour une projection en soirée de Doom-doom..
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 09:38
Mercredi 28 mai 2008
Ça a failli mal tomber. En fin de semaine dernière, mon agent m’appelle pour me dire que Monsieur Maillot voulait de moi dans le personnage principal de son prochain film. La mauvaise nouvelle, c’est que ça tombait en même temps que Suerte.

Dans ces cas-là, je laisse faire, je panique pas. Tout finit toujours par s’arranger. Hé bien c’est arrangé ! En fait, ce n’était pas Monsieur Maillot qui me voulait mais sa directrice de casting. Lui, il veut un acteur de 35 ans. Je veux bien faire plus jeune que mon âge mais quand même…

En revanche, le film de Martin et Caussé, c’est reparti. Ça s’enchaîne, ça s’enchaîne !

Allez, aujourd’hui, j’ai tout à jour. Factures, impôts, coups de fil. Bureau vide. Des jours comme ça, on a envie de les marquer !

Là, je pars voir un magnétiseur. Pas pour le transformer en clémentine, non ! Pour le filmer.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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